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Photovaporisation prostatique par laser Greenlight chez les patients sondés : efficacité et facteurs prédictifs d’échec

Objectifs.– Évaluer l’efficacité de la photovaporisation prostatique (PVP) chez les patients sondés pour rétention d’urine secondaire à une hypertrophie bénigne de prostate (HBP) résistante au traitement médical.

Méthodes.– Entre janvier 2007 et décembre 2012, les patients porteurs d’une sonde vésicale traités par PVP, ont été inclus dans une étude prospective. L’analyse a portée sur les données pré-, per- et postopératoires. Le critère de jugement principal était le taux de patient sevrés de la sonde en postopératoire. L’objectif secondaire était la recherche de facteurs de risques d’échec de sevrage de la sonde à j+7 et à 3 mois. Les facteurs prédictifs d’échec ont été analysés par les tests du Chi2 et de Student en analyse univariée et multivariée.

Résultats.– Cent cinquante-deux patients ont été inclus, d’âge médian de 78,5 ans (71–84) et de volume prostatique moyen de 85,1 mL. Cent trente-neuf patients étaient désondés à 3 mois (91,5 %). À 6, 12, 24 et 36 mois, le taux de malades désondés était respectivement de 92,5 %, 93,5 %, 94,4 % et 94,2 %. En analyse multivariée, 2 facteurs prédictifs d’échec étaient statistiquement significatifs : le volume échographique prostatique (VEP) préopératoire (OR = 0,91 ; p = 0,0078) et le volume du globe vésical lors du sondage (OR = 1,003 ; p = 0,003). Pour les prostates ? 30 mL le taux de resondage était 4 fois plus élevé (37,5 % vs 8,5 %) que dans la cohorte totale, alors qu’il était de 0 % pour les prostates > 80 g. Pour un globe < 700 cm3 le taux de resondage n’était que de 3,4 %, contre 18,2 % pour les globes ? 1400 cm3 et 30 % pour les globes ? 2000 cm3. Quarante-deux malades (27,6 %) ont eu un échec primitif (rétention aiguë d’urine dans les 7 jours postopératoires imposant le resondage). Le seul facteur de risque d’échec primitif statistiquement significatif était le VEP (OR : 0,97 ; p = 0,01).

Conclusion.– La PVP chez les patients sondés est une méthode de choix avec plus de 90 % de patients sevrés en postopératoire. Cette étude est la première à démontrer qu’un volume de globe initial important et un faible VEP en préopératoire sont des facteurs de risque d’échec du traitement.

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