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NECROSE TISSULAIRE VESICOPROSTATIQUE APRES INJECTION INTRAPROSTATIQUE D’ETHANOL

Service d’Urologie, CHU Charles Nicolle



Introduction. L’injection intraprostatique endoscopique d’éthanol (IIPE) est proposée comme traitement mini-invasif de l’adénome prostatique mais l’innocuité de ce traitement n’a pas été établie sur les courtes séries de la littérature, le risque de nécrose est confirmé par les cas rapportés.

Matériel et méthodes. 10 hommes ont été traités par IIPE, avec 2 à 5 ml d’éthanol par injection selon le volume prostatique, avec un recul de 12 à 18 mois. L’amélioration fonctionnelle a été évaluée par débitmétrie, questionnaire IPSS et mesure de résidu à 1, 3, 6 , 12 mois. Une cystoscopie a été réalisée à 1 an pour tous les patients ou avant en cas de persistance du syndrome obstructif à 1 mois.

Résultats Un patient a présenté une nécrose vésicale latérale juxtatrigonale et du lobe prostatique homolatéral traitée par résection endoscopique puis réimplantation urétérovésicale pour fibrose urétérale distale. 2 patients ont eu une nécrose complète d’un seul lobe, avec dysurie pour l’un mais amélioration fonctionnelle post-injection pour l’autre. Ce dernier présentait aussi à 1 an des calculs vésicaux sur débris nécrotiques.

Conclusion. L’IIPE peut entraîner des complications symptomatiques ou asymptomatiques, à type de nécrose vésicale ou prostatique. Celles ci sont non prévisibles et incitent à réévaluer cette procédure avant une utilisation clinique.