Mortalité à 120 jours après prostatectomie radicale en France
Objectifs. Décrire le taux de mortalité à 120 jours après une prostatectomie radicale (PR) dans la période 2007-2011.
Méthodes. Extraction à partir des données de l’ATIH : chiffre des prostatectomies radicales clioscopique et par voie ouverte entre 2007 et 2011 réalisées en France et calcul du taux de mortalité à 120 jours.
Résultats. On constate qu’en 2011 pour la première fois le nombre de chirurgies sous clioscopie a dépassé celui des voies ouvertes (Tableau 1). Au total sur la période 20072011, le taux de mortalité à 120 jours est estimé pour les clioscopies à 0,14 % (72/52 250) vs 0,26 % (174/68 120) pour la chirurgie ouverte (p < 0,0001). Cette différence statiquement significative se maintient lorsque l’on ajuste sur l’âge et le score de Charlson. L’âge était la variable la plus significativement associée à la probabilité de décès qui passe de 0,1 % pour les 50-69 ans à 0,3 % pour les plus de 70 ans, venaient ensuite le score de Charlson puis le type d’intervention. Le Tableau 2 indique que ces variations se retrouvent même dans la période la plus récente de l’analyse (2011).
Conclusion. La mortalité à 120 jours après la prostatectomie est associée statistiquement à l’augmentation de l’âge, du score de Charlson et enfin du type de chirurgie. Au-delà de 70 ans le risque de décès à 120 jours est multiplié par 3 par rapport aux 5069 ans. La cliochirurgie est associée à un moindre risque de décès à 120 jours par rapport à la chirurgie ouverte. La vision permise par la base de donnée de l’ATIH ne permet cependant pas de différencier la mortalité pour autres causes de celle directement en lien avec l’intervention.