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Modélisation du PSA en période d’arrêt de traitement chez les patients sous traitement hormonal intermittent. Est-ce que le temps de doublement du PSA est un outil de mesure fiable ?

Objectifs.– Le traitement hormonal intermittent (THI) est validé dans le cancer de prostate (CP) récidivant, localement avancé ou métastatique. Les facteurs prédictifs rapportés des résultats du THI sont le nadir du PSA lors du premier cycle de traitement (PCT), la durée d’arrêt du traitement (ADT) suivant le PCT et le temps de doublement du PSA (TDPSA). Utilisant les données de suivi du PSA des patients sous THI et en phase d’ADT, nous avons repéré des indicateurs et évalués leur pertinence comme facteurs prédictifs potentiels du THI.

Méthodes.– Entre 1992 et 2012, 727 patients présentant un CP ont été traités par THI. Le PCT consistait en l’injection d’une dose retard (3 mois) d’analogue de la LHRH associé à une prise orale quotidienne d’anti-androgène. Le traitement était suspendu lorsque le PSA < 4 ng/mL. Les critères de reprise de l’hormonothérapie étaient la ré-ascension du PSA > 20 ng/mL ou l’apparition de symptômes. Nous avons évalués divers modèles du comportement du PSA sur le suivi de 597 patients ayant eu au moins une période d’ADT et au minimum 4 visites de suivi (population de l’étude).

Résultats.– Parmi les patients, 597 ont suivi 1573 périodes ADT ; 310 patients présentaient des récidives biochimiques après traitement local et 172 des CP au stade métastatique. Le suivi médian était 12,2 mois (3,0–132,6). L’âge médian à l’initiation du THI était 76,7 ans (56,7–88,5). Huit cent onze périodes ADT (51,6 %) suivaient un modèle exponentiel pur (r = 0,01). Les autres périodes (48,4 %) suivaient des modèles plus complexes (puissance, deux phases ou linéaire). La durée moyenne de survie spécifique était de 77,4 mois (13,5–179,8). Les survies à 5 ans et 10 ans sont respectivement de 89,3 % et 65,2 %.

Conclusion.– Un nombre significatif de périodes ADT ne suit pas un modèle exponentiel quant à l’évolution du PSA. Le calcul logarithmique du TDPSA est donc inadapté au suivi. L’évaluation du TDPSA devrait dépendre du modèle suivi par l’évolution du PSA en période d’ADT. Les outils de modélisation avancés permettant l’identification et l’analyse des différents comportement du PSA en période d’ADT peuvent nous permettre de prédire de manière plus précise les résultats cliniques des candidats au THI.

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