L’urétéroscopie souple-laser dans le traitement des calculs du rein et de l’uretère : indications, morbidité et résultats
Objectifs. Rapporter notre expérience de l’utilisation de l’urétéroscopie souple – laser (URSS-L) dans le traitement des calculs rénaux et urétéraux.
Méthodes. Étude rétrospective portant sur 194 calculs rénaux et/ou urétéraux chez 184 patients traités dans notre service d’urologie sur une période de 2 ans. Nous nous sommes intéressés aux indications de l’URSS-L, à ses complications, aux résultats du traitement et aux facteurs prédictifs de l’obtention d’un sans-fragment résiduel. Les complications postopératoires ont été rapportées selon la classification de Clavien-Dindo.
Résultats. L’indication était de première intention dans 62,8 % des patients, après échec de LEC dans 25,8 % des cas et après échec d’alcalinisation des urines dans 5,2 % des cas. Les complications peropératoires étaient, un cas de désinsertion pyélo-urétérale et un cas de spasme bronchique et désaturation à l’origine d’un arrêt de l’urétéroscopie. Les complications postopératoires sont survenues chez 38 patients (19,5 %). Tous grades confondus, ces complications postopératoires étaient infectieuses dans 50 % des cas. Elles étaient de grade I, II, III, IV et V dans respectivement 6,2 % ; 8,2 % ; 3 % ; 1,5 % et 0 % des cas. Leur survenue n’était corrélée significativement ni à la taille des calculs ni au caractère uni ou bilatérale de l’URSS-L. Le taux global de sans fragment à 3 mois était de 72,2 %. Les facteurs déterminants significativement l’obtention d’un sans fragment résiduel était la taille du calcul rénal et l’expérience de l’opérateur.
Conclusion. Dans notre centre, l’URSS-L est de plus en plus utilisée en première intention du fait de sa faible morbidité et de ses excellents résultats surtout pour le traitement des calculs rénaux de moins de 20 mm et des calculs urétéraux. Elle constitue une alternative de qualité à la NLPC dans les calculs rénaux de plus de 20 mm.