L’expression vésicale de la sphingosine kinase 1 est augmentée chez les patients ayant une hyperactivité du détrusor neurogène
Objectifs. Évaluer le profil d’expression de la sphingosine kinase 1 (SPK1) chez les patients ayant des troubles vésico-sphinctériens d’origine neurologique et déterminer s’il était lié aux données cliniques et urodynamiques.
Méthodes. L’expression de la SPK1 au niveau de la paroi de vessies obtenues par cystectomie chez 8 patients blessés médullaires et 2 patients ayant une sclérose en plaques a été mesurée par immuno-histochimie et comparée à celle de vessies de 5 donneurs cadavériques. Avant la cystectomie, les patients neurologiques avaient rempli un questionnaire symptôme (Urinary Symptom Profile) et avaient une évaluation urodynamique.
Résultats. L’expression de la SPK1 était significativement augmentée au niveau de l’urothélium des patients ayant une vessie neurologique par rapport aux contrôles (p = 0,03) et diminuée au niveau du chorion, de la musculeuse et des fibres nerveuses (respectivement p = 0,02 ; 0,01 ; 0,003). L’expression de la SPK1 était significativement supérieure au niveau de l’urothélium des patients ayant une hyperactivité détrusorienne neurogène par rapport à ceux qui n’en n’avaient pas (p = 0,04).
Conclusion. Cette première étude évaluant l’expression de la SPK1 chez l’homme et chez des patients ayant une vessie neurologique montre que la SPK1 est exprimée dans la vessie humaine et que cette dernière est augmentée dans les vessies neurologiques. De plus, comme l’expression de la SPK1 est augmentée au niveau de l’urothélium des patients ayant une hyperactivité détrusorienne neurogène, elle pourrait jouer un rôle dans sa genèse. Si ces résultats étaient confirmés, la voie de la SPK1 pourrait être considérée comme une nouvelle cible thérapeutique dans la prise en charge des vessies neurologiques.