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Le score PCA3 permet-il de prédire l’agressivité tumorale ? Analyse prospective d’une cohorte de 142 patients

Objectifs.– L’objectif était de déterminer si le score PCA3 permettait de prédire le caractère agressif du cancer de la prostate.

Méthodes.– Il s’agissait d’une étude prospective et unicentrique, de janvier 2011 à février 2013, incluant 142 patients qui allaient bénéficier d’une prostatectomie totale. Après signature du consentement, un dosage du PSA total et libre, un massage prostatique (trois fois chaque lobe) permettant le recueil de 30 mL du premier jet urinaire pour le score PCA3, étaient effectués. Les pièces opératoires étaient analysées par l’uropathologiste du centre, le poids de la prostate, le pTNM, le score de Gleason (SG), l’extension extracapsulaire (EEC), le volume tumoral étaient renseignés. Les variables quantitatives et qualitatives sont présentées en médiane (minimum-maximum) et en pourcentage puis analysées par des tests non paramétriques de Mann-Whitney et par le test exact de Fisher. Pour l’analyse multivariée, une régression logistique descendante était utilisée. Le seuil de significativité était fixé à p < 0,05.

Résultats.– L’âge médian était de 63 ans (46–76), le PSA de 6,3 ng/mL (1,2–119,8). 40,1 % des patients avaient un toucher rectal anormal et la répartition des SG biopsiques était : SG < 6 ; 44,4 %, SG = 7 ; 47,9 % et > 7 ; 7,7 %. Le volume tumoral médian était de 3,4 mL (0,34–171,9), dans 77,5 % des cas le SG était ? 7 et une EEC était retrouvée dans 33,1 % des spécimens. Le score PCA3 n’était pas différent entre les maladies localisés et extracapsulaires, ni entre les SG < 7 et ? 7 (Tableau 1). Utilisé en valeur continue, il était faiblement corrélé au volume tumoral (r = 0,176, p = 0,04). Enfin, le score PCA3 était plus élevé dans les tumeurs de plus de 2 mL (Tableau 2). En analyse multivariée, le nombre de biopsies positives et la densité de PSA étaient des facteurs indépendants et prédictifs d’un volume tumoral > 2 mL. En utilisant Le PCA3 avec la valeur seuil de 35, la seule différence retrouvée était sur le volume tumoral (4,3 vs 2,6 mL ; p = 0,03).

Conclusion.– Si le PCA3 permettait de prédire le volume tumoral, il n’apportait pas d’information nouvelle dans la prédiction du SG et de l’EEC.

Le score PCA3 permet-il de prédire l’agressivité tumorale ? Analyse prospective d’une cohorte de 142 patients : diaporama 1


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