Le potentiel éjaculatoire de l’homme blessé médullaire : données récentes sur l’utilisation du Gutron et la fécondation in vivo
Suite à nos premiers résultats sur l’utilisation du Gutron, les patients suivis depuis 1998 aux Hospices civils de Lyon et aux Instituts de réadaptation de Montréal et de Québec sont rapportés ici.
Le protocole de recherche clinique développé pour encourager l’autonomie des patients, implique l’évaluation initiale de la capacité éjaculatoire naturelle, suivie lorsque négatif, de stimulation au vibreur, suivie lorsque négatif, de stimulation au vibreur accompagnée de Gutron, débuté à 5mg et augmenté de 5mg jusqu’à concurrence de 25 à 30mg.
Les résultats montrent que 97% des patients peuvent ainsi avoir des tests positifs, dont 29% avec la stimulation naturelle, 24% de plus grâce au vibreur et 12% de plus grâce au Gutron, dont l’efficacité varie de 10% à 32% selon le type de lésion. Les données de tension artérielle montrent que la tension systolique varie de 11.7cmHg au repos à 12.7cmHg après ingestion de Gutron à 17cmHg à l’éjaculation. Dans un contexte de fertilité, les patients sont invités à recueillir le sperme dans des seringues insérées par la conjointe comme mode de fécondation in vivo effectué dans l’intimité du couple. Depuis 1998, nous avons ainsi enregistré la naissance de 45 bébés en santé.
Ces résultats montrent qu’en l’absence de traitement de remplacement pour la physostigmine, prostigmine et neostigmine passées, la midodrine per os procure une avenue pour le traitement de la dyséjaculation chez l’homme blessé médullaire, tout en favorisant l’autonomie des patients. Les résultats de tension artérielle montrent par ailleurs que des montées de 3cmHg sont requises pour l’éjaculation et qu’elles sont alors favorisées par le Gutron.