LA SECONDE RÉSECTION ENDOSCOPIQUE ASSOCIÉE À LA LYMPHODISSECTION LAPARASCOPIQUE DANS LE TRAITEMENT DES TUMEURS VÉSICALES pT2
Introduction: La seconde résection endoscopique (seTUR) peut être un procédé efficace dans le traitement des tumeurs vésicales pT2, l’évaluation ganglionnaire étant nécessaire de manière complémentaire. L’objectif de notre étude a été d’évalué la seTUR et la lymphodissection laparascopique dans le traitement des tumeurs vésicales pT2.
Matériel et méthodes: Dans la période février 1998 – janvier 2003, ont été étudiés 49 cas (21 hommes et 28 femmes) avec des tumeurs vésicales pT2 (39 pT2a et 10 pT2b), auxquels on a effectué la seTUR à 4-6 semaines après la résection initiale. Egalement, on a pratiqué la lymphadénectomie laparoscopique après l’évaluation histopathologique des pièces de résection de la seTUR. Pour les cas pT0 à la seTUR et N0 (27 cas – 55%) avec l’accord des malades, on a préféré la surveillance. On a effectué la cystectomie radicale dans les cas avec des tumeurs résiduelles après la seTUR et/ou N+ (22 cas – 45%).
Résultats: Nous avons trouvé 16 cas (32,65%) avec des tumeurs résiduelles à la seTUR: une superficielle (pT1G2), 12 (75%) dans le même stade (pT2a/b) et 3 (18,75%) en pT3. La cystectomie radicale a été effectuée dans tous ces cas. L’histologie des ganglions lymphatiques a montré dans 5 cas N+ (31,25%). Concernant les 33 cas pT0 à la seTUR, la lymphodissection laparoscopique a evidencié dans 6 cas N+ (18,18%). On a aussi effectué la cystectomie radicale pour ces cas. Pour 27 cas sans tumeurs résiduelle à la seTUR et N0 on a constaté sur la période de suivi 2 récidives locales (7,4%), 1 cas à implication concomitante ganglionnaire et 1 cas avec dissémination systémique (sans aucune évidence de tumeur locale). La survie sans récidive a été de 85,18%. La période moyenne de suivi a été de 33 mois (entre 6 et 56 mois).
Conclusions: La seconde résection endoscopique effectuée par routine, associée à la lymphadénectomie laparoscopique, appliquée dans le diagnostic et le traitement des tumeurs vésicales pT2 peut dépister un nombre significatif de cas pT0N0. Ainsi, on peut sélectionner, dans des conditions de sûreté oncologique, les patients qui choisissent pour la préservation de la vessie urinaire.