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Injections intravésicales de toxine botulinique de type a après échec d’entérocystoplastie d’agrandissement chez des patients neurologiques : une étude rétrospective multicentrique du GENULF

Objectifs.– Décrire la pratique et évaluer les résultats des injections intradétrusoriennes de toxine botulique A (BoNTA) en complément d’une entérocystoplastie d’agrandissement (EA) chez des patients porteurs d’une hyperactivité détrusorienne neurogène (HDN) réfractaire, par une revue d’efficacité des cas issues de 8 centres européens de recours membres du « Groupe de Neuro-Urologie de Langue Française » (GENULF).

Méthodes.– Une étude rétrospective multicentrique est conduite par les membres du GENULF, au sein de 8 centres universitaires. Tous les patients (n = 24) présentant l’association d’une EA et d’une injection complémentaire de BoNTA dans le cadre d’une HDN seront inclus. Les données cliniques (épidémiologiques, chirurgicales, fonctionnelles) et urodynamiques (capacité cystomanométrique maximale, pression détrusorienne maximale à la 1° CNID et à la CCM, volume au 1° reflexe détrusorien et compliance) sont collectées selon un questionnaire standardisé sur dossier.

Résultats.– Vingt-quatre patients atteints de diverses pathologies neurologiques ont été inclus : 12 malformations congénitales (spina bifida ou agénésie sacrée), 6 lésions médullaires traumatiques, 2 scléroses en plaques, une myélopathie ischémique et 3 vessies neurologiques de cause non identifiée. L’EA a été réalisée avec de l’iléon pour 13 cas et avec du colon pour 7 cas. Une cystectomie sus-trigonale était associée dans 13 cas. L’échec de l’EA était immédiat dans 9 cas et retardé dans 11 cas. En cas d’échec retardé, le délais moyen par rapport à l’EA était de 9,5 ans (1–26 ans). Les injections de BoNTA ont été efficaces dans 12 cas sur 24 (50 %). Parmi les 12 patients en échec du BoNTA, 4 présentaient une incontinence urinaire d’effort associée à l’HDN. L’efficacité des injections de BoNTA était identique en présence ou en absence de cystectomie sus-trigonale associée à l’EA. Aucun effet secondaire grave n’a été détecté.

Conclusion.– Les injections de BoNTA apportaient un bénéfice clinique significatif chez 50 % des patients. Cette option thérapeutique simple et peu morbide est à considérer en cas d’HDN chez un patient ayant bénéficié d’une EA avant de proposer une reprise chirurgicale.

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