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Incidence réelle des complications post-opératoires de la chirurgie de l’hypertrophie bénigne de prostate en France : étude populationnelle.

Objectifs.- La fréquence des complications donnant lieu à une ré-intervention après chirurgie de l’HBP n’est connue qu’à travers des études cliniques basées sur des échantillons de patients sélectionnés. Le but de ce travail était de communiquer la fréquence réelle, en pratique clinique, des complications chirurgicales après une intervention pour HBP.

Méthodes.- Les données ont été extraites à partir de la base nationale anonymisée du PMSI recensant tous les actes chirurgicaux pratiqués dans des établissements publics ou privés en France. Une première extraction a permis de recenser tous les actes réalisés entre 2004 et 2007 pour le traitement chirurgical de l’HBP (résection endoscopique (REP) et adénomectomie voie haute (AVH)). Pour chaque patient opéré, une actualisation prospective des données a permis de recenser les interventions suivantes au cours de l’évolution post-opératoire: nouvelle chirurgie de l’HBP, réintervention pour décaillotage, intervention pour cure d’incontinence, ou traitement chirurgical d’une sténose uréthrale.

Résultats.- 263188 patients ont eu une chirurgie de l’HBP en France entre 2004 et 2007 (86,8% par REP et 13,2% par AVH), soit 63000 à 69000 actes par an. Le suivi médian était de deux ans. A la fin de la période étudiée le taux de récidive de chirurgie de l’HBP était plus important chez les patients ayant eu une REP qu’une AVH (4,77%  contre 1,92%). La courbe de survie sans re-traitement est représentée sur la figure.  Les taux de chirurgie ultérieurs pour décaillotage étaient de 4,32% après REP contre 3,9% après AVH. Le taux de chirurgie pour incontinence était de 2,9‰ après REP contre 1,3‰ après AVH. Le taux de chirurgie pour sténose était de 3,6% après REP contre 1,6% après AVH.

Conclusion.- Les taux de réhospitalisation pour réintervention pour retraitement, décaillotage, incontinence ou sténose uréthrale après un suivi de deux ans sont plus bas après AVH qu’après REP en pratique clinique courante.

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