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IMPLICATION DES POLYMORPHISMES DE GENES IMPLIQUES DANS LES METABOLISMES ANDROGENIQUE ET OESTROGENIQUE AU NIVEAU DES CANCERS LATENT ET CLINIQUE DE LA PROSTATE

Nancy (1), Brest (2), Paris-St Louis (3), CeRePP (4).

Objectif : Bien que l’étiopathogénie du cancer de la prostate (CaP) reste inconnue, une perturbation de l’homéostasie prostatique endocrine/autocrine-paracrine, impliquant des hormones stéroïdiennes, contribuent à la carcinogenèse prostatique. Les polymorphismes de l’ADN des gènes impliqués dans la synthèse, la cascade signalétique ainsi que le métabolisme de ces hormones pourraient être responsable de ces modifications. Nous avons émis l’hypothèse que certains génotypes des gènes du métabolisme androgénique et oestrogénique (Récepteur des Androgènes [AR], 5 alpha-réductase de type 2 [SRD5A2], 17 alpha-hydroxylase [CYP 17] et Aromatase STRP [CYP 19]) étaient corrélés à la promotion du CaP et pourraient fournir des informations importantes pour la prévention et la détection de ce cancer.

Méthodes : Sur une population française de 145 Caucasiens, nous avons évalué le rôle de la susceptibilité génétique sur des critères histologiques et morphologiques. Les polymorphismes suivants ont été étudiés : répétitions CAG [AR], répétitions TA et mutations V89L et AT49 [SRD5A2], SP1 [CYP 17] et STRP [CYP 19].

Résultats : Aucun des critères histologiques ou morphologiques analysés du CaP n’a montré d’association avec les polymorphismes étudiés, à l’exception d’une association entre le génotype A1A1 (n = 20), et A1A2 et A2A2 (n = 35) et la taille des tumeurs pour le groupe des patients de plus de 75 ans (p = 0,028).

Conclusion : Cette étude est en accord avec le concept d’un rôle des androgènes dans la promotion du CaP. En revanche, l’initiation et la progression de ce cancer seraient liées à des altérations génétiques successives intrinsèques.

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