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Impact d’un programme d’accompagnement sur la pratique des médecins généralistes, dans le cadre d’une prise en charge par solifénacine de patientes souffrant de troubles urinaires (étude e-Care, analyse intermédiaire)

Objectifs.– L’objectif principal est d’évaluer l’impact d’un programme d’accompagnement à destination des médecins généralistes (MG), en première ligne de la prise en charge de l’HAV. L’objectif secondaire est de décrire les conditions réelles d’utilisation des anticholinergiques, et plus spécifiquement les données d’usage de la solifénacine réclamées par les autorités de santé.

Méthodes.– Étude épidémiologique longitudinale, multicentrique, avec randomisation des MG participants en 2 groupes : le groupe Intervention (GI) qui suit un programme d’accompagnement (basée sur les recommandations de prise en charge des troubles urinaires) et le groupe Contrôle (GC). Inclusion des 4 premières patientes nouvellement prises en charge pour leurs troubles urinaires par un anticholinergique, et suivi à environ 3 mois après la mise sous traitement. Évaluation des symptômes et de la gêne causée par les troubles urinaires par le questionnaire B-SAQ (Bladder Control Self-Assessment Questionnaire), et de l’intensité, de la fréquence et de la nature des troubles urinaires par le questionnaire USP (Urinary Symptom Profile).

Résultats.– Parmi les 1718 patientes prises en charge par solifénacine (47,6 % incluses par un MG du GI), l’âge moyen était de 62,6 ans + 14,1. Près de la moitié des patientes étaient retraitées (49.8 %). Au moment de la mise sous traitement, le retentissement des troubles urinaires était important, avec un score BSAQ moyen de 7,4/12 pour les symptômes et de 7,9/12 pour la gêne, sans différence entre les 2 groupes. Les scores moyens d’incontinence urinaire à l’effort, d’HAV et de dysurie étaient respectivement de 4,0/9, de 9,4/21 et de 2,0/9, avec un score d’HAV significativement plus élevé pour les patientes des MG GI (9,7 versus 9,2, p = 0.0158). La tenue d’un calendrier mictionnel a été prescrite pour 17,9 % des patientes des MG GI, contre 13,1 % pour celles des MG GC (p = 0,0227). Les MG GI ont prescrit une bandelette urinaire et/ou un ECBU pour 39,9 % de leurs patientes, contre 28,0 % pour les MG GC (p < 0,0001), et une échographie vésicale pour 20,8 % contre 13,3 % (p < 0,0001).

Conclusion.– Une formation simplifiée proposée aux MG et basée sur les recommandations semble améliorer la pratique des MG lors de l’étape diagnostique de l’HAV.

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