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Évaluation des résultats de la sphinctérotomie dans la dyssynergie vésico-sphinctérienne d’origine neurologique : 44 patients entre 2008 et 2012

Objectifs.– En cas d’impossibilité d’autosondages, on peut proposer une sphinctérotomie chirurgicale chez les patients présentant une dyssynergie vesico-sphinctérienne (DVS). L’objectif de notre étude est d’évaluer les résultats de la sphinctérotomie dans la DVS d’origine neurologique.

Méthodes.– Étude rétrospective portant sur 44 patients présentant une DVS ayant bénéficié d’une sphinctérotomie entre janvier 2008 et septembre 2012. L’âge moyen était de 49, 7 ans [27–80], 70 % (30/44) des patients étaient des traumatisés médullaires, 14 % (6/44) étaient porteurs d’une SEP, 9 % (4/44) avaient une démence frontale ou un traumatisme crânien grave et 9 % (4/44) étaient IMC, 80 % (35/44) étaient porteurs préalablement de prothèse d’incontinentation. La sphinctérotomie était réalisée dans 55 % des cas en résection mono polaire et 43 % des cas au laser Revolix®, après retrait de la prothèse urétrale.

Résultats.– Le suivi moyen était de 30 mois [8–120]. La durée d’hospitalisation moyenne était de 5 jours [3–9]. Le résidu post-mictionnel (RPM) moyen préopératoire était de 149 mL et 176 mL en postopératoire. 29 % (n = 13) ont bénéficié d’une nouvelle sphinctérotomie, à 9 mois en moyenne avec un RPM moyen final à 116 mL. Finalement 20 % (n = 9) ont finalement bénéficié d’un autre traitement pour échec de la sphinctérotomie. Nous avons mis en evidence 22 % de complications Clavien 2 (hématurie, infections). D’après les patients, 66 % (29/44) s’estiment améliorés par la sphinctérotomie, 20 % (9/44) ont conservé un état similaire et 9 % (4/44) se sont aggravés.

Conclusion.– Dans cette série, nous avions observé que la sphinctérotomie était une technique efficace et bien tolérée. Elle nécessitait néanmoins parfois un second temps et une surveillance au long cours afin de ne pas méconnaître une resténose.

Figure 1 Succès, échecs et alternatives à la sphinctérotomie.

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