EVALUATION DE LA SURVIE SANS RECHUTE BIOLOGIQUE APRES UNE RADIOTHERAPIE EXTERNE CONFORMATIONELLE (RTC) OU APRES UNE CURIETHERAPIE PROSTATIQUE TRANS-PERINEALE AVEC IMPLANTS PERMANENTS D’IODE-125 (CP) CHEZ DES PATIENTS ATTEINTS D’UN CANCER DE LA PROSTATE LO
Matériels et méthodes : Entre 1996 et 2001, 156 patients cliniquement T1-2 de risque intermédiaire ou haut (PSA>10 et/ou score de Gleason>6) ont été traités à l’Institut Paoli-Calmettes ; 77 ont reçu une RTC avec le plus souvent escalade de dose et 79 une CP à l’iode-125 (technique avec une dosimétrie prévisionnelle). Le PSA médian initial était égal à 13.1 ng/ml. Quatre-vingt sept patients avaient un score de Gleason <= 6 et les 68 autres un score >6. Les patients recevant le traitement par RTC avaient un PSA et un score de Gleason significativement plus défavorables que ceux traités par curiethérapie (p<0.001). La moitié des patients a reçu une hormonothérapie néoadjuvante pour une durée médiane de 3.1 mois, celle-ci n’ayant jamais été poursuivie après la RTC ni après CP. La définition de l’ASTRO a été utilisée pour définir la rechute biologique.
Résultats : L’age médian des patients était de 69 ans et le suivi après traitement de 32 mois. La dose médiane d’irradiation pour la RTC était de 78 Gy au point ICRU ; la dose reçu par 90% de la prostate sur le scanner post-implantation ou D90 post-implantation dans le groupe CP s’élevait à 147 Gy. Vingt-huit rechutes biologiques isolées ou cliniques ont été répertoriées, 9 dans le groupe RTC et 19 dans le groupe CP. La survie sans rechute biologique était de 81% à 3 ans pour l’ensemble de la population, significativement meilleure dans le groupe RTC 87% contre 75% dans le groupe CP (p=0.025).
Conclusion : Dans cette étude non randomisée avec un suivi limité portant sur des patients avec des tumeurs T1-2 de pronostic intermédiaire ou défavorable, il apparaît que la RTC soit supérieure à la CP en terme de survie sans rechute biologique.