Enquête « PHARES » portant sur la pratique du traitement hormonal et du suivi transversal des patients traités pour cancer de la prostate en France : étude observationnelle, transversale réalisée chez des urologues membres de l’Association
Objectifs. La place de l’hormonothérapie dans la stratégie thérapeutique du cancer de la prostate (CaP) a évolué au cours du temps. Le traitement hormonal (TH) est utilisé plus précocement dans le cadre de la stratégie thérapeutique notamment dans la récidive biochimique avec des patients (pts) suivis au long cours avec un allongement de l’espérance de vie. Une enquête de pratique des membres de l’AFU a été réalisée dans le cadre de la surveillance et du suivi transversal des patients sous TH.
Méthodes. Enquête observationnelle transversale portant sur les modalités de pratique du TH et de la surveillance transversale des patients (profil médecins, indications, schémas thérapeutiques selon des cas cliniques de pratique, suivi clinique, biologique, radiologique et transversal des pts) réalisée auprès de 849 urologues membres de l’AFU. Le questionnaire de l’enquête a été adressé sous format électronique entre juin et septembre 2012.
Résultats. Deux cent quarante urologues (taux de réponse 28 %) ont participé à l’enquête (57 % de libéraux, 43 % d’hospitaliers). En pratique, l’urologue a initié le TH en RCP dans 85 % des cas. Avant chirurgie, un TH est initié dans 13 % des cas ; avant radiothérapie externe, une hormonothérapie est initiée dans 59 % des cas par l’urologue et dans 4 % des cas avant curiethérapie, plus occasionnellement dans 28 % des cas. Lorsqu’un TH est initié quel que soit le stade de la maladie, il s’agit d’un BAC court (agoniste de la LHRH + anti-androgènes) dans 72 % des cas. L’antagoniste de la LHRH représente 20 % des prescriptions et l’agoniste de la LHRH 23 %. Le dosage de la testostéronémie n’est pas réalisé en pratique, mais 18 % des urologues l’évaluent avant d’initier le TH.
Conclusion. L’urologue reste en première ligne pour la prescription du TH dans la prise en charge du cancer de la prostate. Le patient et les professionnels de santé doivent être sensibilisés à la prévention et à un meilleur suivi des effets secondaires qui surviennent sous TH.