Accueil > Les évènements de l’AFU > Congrès français d'Urologie > 107ème Congrès Français d’Urologie – 2013 > Effet du fingolimod, premier traitement oral de la sclérose en plaques, sur les troubles vésico-sphinctériens de l’encéphalomyélite autoimmune expérimentale, modèle murin de la sclérose en plaques
Ajouter à ma sélection Désélectionner

Effet du fingolimod, premier traitement oral de la sclérose en plaques, sur les troubles vésico-sphinctériens de l’encéphalomyélite autoimmune expérimentale, modèle murin de la sclérose en plaques

Objectifs.– Les troubles vésico-sphinctériens (TVS) de la SEP sont fréquents et responsables de complications et d’une altération de la qualité de vie. Le fingolimod est la première thérapeutique orale commercialisée pour le traitement de la SEP. Nous avons voulu évaluer l’efficacité de cette molécule sur les TVS d’un modèle murin de la SEP : l’encéphalomyélite autoimmune expérimentale (EAE).

Méthodes.– L’EAE était induite chez des souris C57/BL6 femelles âgées de 12 semaines par injection d’un peptide de myéline associé à de l’adjuvant complet de Freud et de la toxine pertussique (kits Hookelabs, Hooke kitTM MOG35-55/CFA Emulsion PTX). À l’âge de 14 semaines, les souris ont été séparées en deux groupes : un groupe de souris traitées par fingolimod (FTY 720, 3 mg/kg/j) et un groupe traité par le solvant (DMSO). À l’initiation et à 14 jours de traitement, elles avaient une évaluation clinique (surveillance de la motricité évaluée sur une échelle de 0 (souris saine) à 6 (souris moribonde), du poids et réalisation d’un calendrier mictionnel sur 8 heures) et une évaluation urodynamique.

Résultats.– Alors que le solvant n’avait aucun effet sur les troubles moteurs, les données du calendrier mictionnel et urodynamiques, les souris traitées par FTY720 avaient une amélioration des troubles moteurs (3,5 ± 0,8 avant vs 1,9 ± 1,1 après traitement, p = 0,0081), une amélioration des données du catalogue mictionnel : augmentation du nombre de mictions par 8 h (2,1 ± 0,3 avant traitement vs 5,0 ± 1,22 après, p = 0,0022), augmentation de la diurèse par 8 h (623,9 ± 90 ?l avant traitement vs 1483 ± 330 ?L après [p = 0,0010]) et augmentation du volume moyen uriné par miction (138,8 ± 20 ?L avant traitement vs 231,8 ± 36 ?l après [p = 0,046]). Pour les souris présentant initialement un résidu post-mictionnel, ce dernier était diminué après traitement par FTY720 (230 ± 17 ?L vs 121 ± 48 ?L [p = 0,0128]). Sur le plan urodynamique, alors que 56 % des souris avaient une hyperactivité détrusorienne initialement, aucune n’en avait après traitement (p = 0,005).

Conclusion.– Le traitement par fingolimod améliore les TVS de l’EAE, modèle murin de la SEP. Cela incite à évaluer l’impact de ce traitement sur les TVS des patients traités.

Effet du fingolimod, premier traitement oral de la sclérose en plaques, sur les troubles vésico-sphinctériens de l’encéphalomyélite autoimmune expérimentale, modèle murin de la sclérose en plaques : diaporama 1