Accueil > Les évènements de l’AFU > Congrès français d'Urologie > 96ème congrès français d’urologie > DIAGNOSTIC D’UNE ANEJACULATION. A propos de 60 patients.
Ajouter à ma sélection Désélectionner

DIAGNOSTIC D’UNE ANEJACULATION. A propos de 60 patients.

Orléans

Introduction. L’anéjaculation (anéjac.) est définie par l’absence d’éjaculation par le méat urétral malgré une stimulation sexuelle appropriée et prolongée. La prévalence de l’anorgasmie (une des variétés d’anéjac.) est évaluée dans les enquêtes ACSF (France 1993) et NHSLS (USA 1999) à 14 et 8%.

Matériel et méthodes. Du 1er/01/97 au 30/09/2001, 60 patients (pts) âgés de 17 à 72 ans (moyenne 41,5 – 70% < 50 ans) ont consulté en raison d’une anéjac. 57 souffraient d’une altération de leur vie sexuelle (13 d’entre eux souhaitaient un enfant), 3 recherchaient uniquement des informations.

Résultats. 37 pts (62%) ne présentaient pas d’orgasme (anorgasmie), 23 (38%) pouvaient atteindre l’orgasme (éjaculation rétrograde 9 ou sèche 7 selon la présence ou non de sperme dans les urines après l’orgasme, anéjac. indéterminée 6, éjaculation asthénique 1). 40% des pts présentaient une dysfonction érectile, 18% une altération du désir sexuel, 18% des troubles mictionnels. 67% des pts ont bénéficié d’explorations complémentaires (38 bilans biologiques ayant permis de dépister 5 hypo-gonadismes, 12 explorations neurophysiologiques pelvipérinéales, 8 autres examens). Les principaux facteurs de risque étaient psychologiques (29 pts 48%) (surtout contexte anxiodépressif, stress, difficultés conjugales, traumatisme psychologique après maladie ou intervention urogénitale, désir d’enfant mal assumé ou rejeté), neurologiques (29 pts 48%) (surtout neuropathies périphériques après chirurgie pelvienne 11 pts ou diabétiques 9 pts) et médicamenteux (11 pts 18%) (surtout inhibiteurs de la recapture de la sérotonine 7 pts). 18 pts (30%) présentaient plusieurs facteurs de risque avec une prédominance psychologique chez 12 d’entre eux. 5 pts ne présentaient aucun facteur de risque (tous des éjaculations rétrogrades). Parmi les anorgasmies 70% avaient des facteurs de risque psychologiques, 38% neurologiques et 30% médicamenteux contre respectivement 13%, 65% et 0% parmi les autres anéjac.

Conclusion.

1) Le diagnostic d’une anéjac. nécessite dans un 1er temps d’en préciser la variété.

2) Les facteurs de risque sont le plus souvent psychologiques, neurologiques et médicamenteux lors d’anorgasmie, le plus souvent neurologiques lors des autres anéjac.

3) Le diagnostic étiologique repose surtout sur l’interrogatoire.

Contenu protégé