Accueil > Les évènements de l’AFU > Congrès français d'Urologie > 100ème congrès français d’urologie > Bilan de 5 ans d’HAD en onco-urologie et enquête de satisfaction auprès des patients
Ajouter à ma sélection Désélectionner

Bilan de 5 ans d’HAD en onco-urologie et enquête de satisfaction auprès des patients

Introduction : Le Plan Cancer souligne l’importance de la prise en charge en hospitalisation à domicile (HAD). Depuis plusieurs années, notre service a développé ce mode d’hospitalisation pour les patients atteints de cancer urologique afin de réaliser des chimiothérapies ou pour les patients en soins palliatifs. Le but de cette étude est d’établir l’évolution du nombre de patients depuis 5 ans hospitalisés en HAD et d’évaluer pour les patients hospitalisés en 2005 leur satisfaction par un auto-questionnaire.



Méthodes : Une étude rétrospective a été réalisée afin de colliger les patients hospitalisés entre 2001 et 2005 en HAD. Pour 58 patients hospitalisés en 2005, un questionnaire de satisfaction a été adressé visant à évaluer le degré de satisfaction, la prise en charge et la bonne coordination de tous les intervenants médicaux et paramédicaux et les avantages ressentis par les patients.



Résultats : entre 2001 et 2005, 178 patients ont été hospitalisés en HAD. La chimiothérapie représentait 60% des hospitalisations (33% à base de taxotère et 45% à base de gemcitabine dont 35% d’association gemcitabine-cisplatine) et les soins palliatifs 40%. Dans 56% des cas, les patients étaient suivis pour cancer de la prostate. Parmi les 58 patients interrogés, 43 questionnaires ont été renvoyé (taux de réponse 74%) : 42 patients sont globalement satisfaits de leur prise en charge (27 très satisfaits, 13 satisfaits et 2 moyennement satisfaits) et recommanderaient l’HAD à un de leurs proches. Aucune difficulté n’a été rapportée pour joindre l’infirmière, l’oncologue ou l’urologue référent. Les avantages soulignés par les patients sont le maintient dans son environnement habituel (92%) qui permet la poursuite des activités quotidiennes (85%), la limitation des trajets en ambulance pour se rendre à l’hôpital et l’attente dans les hôpitaux (90%) ainsi que l’implication du médecin traitant, librement choisi par le malade, dans le suivi (62.5%); 97% des patients n’auraient pas souhaité être pris en charge en hospitalisation traditionnelle pour le traitement reçu.



Conclusion : L’HAD pour chimiothérapie ou soins palliatifs apparaît comme une alternative efficace à l’hospitalisation « classique » nécessitant une adéquation entre le réseau ville-hopital.

20792006Dahan MDiaporama




Contenu protégé