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DE QUELLES INFORMATIONS ANATOMOPATHOLOGIQUES LES UROLOGUES ONT-ILS BESOIN POUR PRENDRE EN CHARGE UN CANCER DE LA PROSTATE ?

Objectif : Beaucoup de paramètres anatomopathologiques peuvent être identifiés sur les biopsies prostatiques. Mais sont ils tous utiles ? Le but de cette étude est de préciser ce que les urologues attendent et utilisent de l’examen anatomopathologique pour traiter un patient atteint de cancer.

Méthode : Un questionnaire réalisé conjointement par un urologue (ADLT) et un anatomopathologiste (MAR) a été adresse à 350 urologues français hospitaliers et non hospitaliers. Deux situations on été étudies séparément selon que le patient pouvait prétendre a un traitement curatif ou palliatif. 110 (30%) réponses anonymes ont été reçues et analysées.

Résultats : Les urologues ayant répondu pratiquent en moyenne 10,8 biopsies dansune situation potentiellement curative contre 6,7 en situation non curative. Dans unesituation curative, certaines données étaient requises : le score de Gleason (94%), lenombre de biopsies positives (95%), le grade le plus élevé (85%), la localisation desbiopsies positives (73%), la longueur de tumeur sur chaque biopsie (53%), la présenced’un envahissement capsulaire (60%). En situation palliative, seuls le score deGleason (92%), le grade le plus élevé (61%) et le nombre de biopsies positives (54%)étaient requis par la majorité des urologues. Des lésions de PIN (Prostate IntraepithelialNeoplasia) sans cancer étaient jugées suffisantes pour réaliser une nouvelle sériede biopsie par 78% des urologues. 37% considéraient les lésions ASAP (AtypicalSmall Acinar Proliferation) équivalentes aux lésions de PIN. Aucune associationsignificative entre les caractéristiques démographiques des urologues (âge ou moded’exercic) n’a été observée.Conclusion : Les résultats de cette enquête devraient permettre d’améliorer la communication entre urologues et anatomopathologistes et harmoniser les comptes rendus de biopsie de prostate