Gestion coelioscopique des complications survenant lors de la réalisation d’une prostatectomie radicale coelioscopique
Introduction : Des plaies rectales ou urétérales, peuvent survenir lors de la réalisation d’une prostatectomie radicale coelioscopique (PRC). Ce film montre comment réparer, par voie coélioscopique, sans convertir, une plaie rectale et urétérale.
Méthode : Ces plaies sont survenues lors de la réalisation de PRC transpéritonéales. Sur une série de 270 PRC 3 plaies rectales per opératoires et une section complète de l’uretère ont été réalisées. Les plaies rectales ont été effectuées chez des patients à risques (Chez un obèse, un patient présentant une prostate de 180 g et un patient ayant des antécédents de résection antérieure du rectum pour cancer, avec rétablissement de la continuité). La plaie urétérale a été réalisée dans sa portion terminale, chez un patient ayant des antécédents de prostatite.
Les plaies rectales ont été réparées sous coélioscopie en réalisant une fermeture en deux plans par surjet de vicryl 3/0. Par ailleurs une irrigation du pelvis par du sérum bétadiné et une antibiothérapie étaient débutées immédiatement. La section urétérale a été réparée par une anastomose termino- terminale par points séparés de vicryl 5/0. Cette anastomose étant intubée par une sonde double J introduite par la vessie.
Résultats : Les 3 patients ayant eu une plaie rectale suturée en per opératoire ont eu des suites simples. La sonde vésicale a été retirée plus tard que d’habitude, en général à J 15. Le patient ayant eu la plaie urétérale a également eu des suites simples. L’UIV effectuée à distance de l’ablation de la sonde JJ était normale.
Conclusion : Avec une expérience suffisante, les plaies rectales et urétérales réalisées lors d’une PRC, peuvent être réparées par coélioscopie, sans conversion.