Evaluation d’un échographe portable sur 100 patients en consultation d’urologie
Introduction et Objectifs: Les actes d’endourologie nécessitant l’utilisation d’un amplificateur de brillance sont de plus en plus nombreux. Le but de ce travail a été de réaliser une étude dosimétrique chez un urologue sur une période de 6 mois.
Matériel et Méthodes : L’étude dosimétrique a porté sur la période d’octobre 2003 à avril 2004 (6 mois). 101 patients consécutifs ont été opérés. Les doses d’irradiation ont été évaluées par 5 bagues de fluorure de lithium (TLD) dont la valeur minimum de mesure était de 0.20 mSv dans le domaine des rayons X. Les bagues étaient portées à chaque main (index), au niveau des gonades, de la thyroïde et des yeux. Un cadre de santé spécialisé en radioprotection a coordonné l’étude.
Résultats : Les interventions ont consisté en : urétérorénoscopie souple ou semi-rigide (43 cas), néphrolithotomie percutanée (3 cas), mise en place ou changement de sondes JJ (41 cas), néphrostomie percutanée (14 cas). L’ensemble des résultats des TLD situés sur les organes à risque montrent que l’irradiation est bien en deçà des normes malgré la durée de scopie allant de quelques secondes à plus de 26 minutes. La tension et l’intensité utilisées sont préréglées et ne varient pas beaucoup pas selon les patients. Ce ne sont donc pas des indicateurs pour le calcul d’irradiation. En ce qui concerne l’extrémité la plus irradiée (main droite) : il faudrait, dans l’absolu, opérer 2000 patients environ sur 12 mois, dans les mêmes conditions que celles de l’étude, pour arriver aux normes (limites d’irradiation) c’est à dire 500 mSv. En ce qui concerne les cristallins : Il faudrait multiplier par 50 la dose reçue aux cristallins pour atteindre la norme ; ce qui est impossible sur 100 patients.
Conclusion : Dans les conditions de réalisation de notre étude, les dose d’irradiation sont très faibles. Etant donné les résultats concernant les TLD placés au niveau des yeux et des mains, il n’est pas utile pour un urologue de porter des lunettes de protection ou des gants radio-atténuateurs. Cependant, il reste indispensable de respecter les règles d’usage en terme de distance et de temps pour optimiser la radioprotection des opérateurs.