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Courbe d’apprentissage de la technique de curiethérapie prostatique par implants permanents d’iode 125

Introduction. L’objectif de ce travail était d’évaluer l’apprentissage de cette nouvelle technique par l’équipe durant les trois premières années d’expérience, fondé sur les résultats dosimétriques, fonctionnels et du PSA.

Malades et méthodes. 192 patients ont étés traités de 12/1999 à 12/2002, Age moyen = 66,7 ans (extrêmes 53-78). Gleason 4=34%, 5-6=57%, 7=9%, TNM T1c=69%, T2a=27%, T2b=4%, PSA <10=87% > 10=14%, hormonothérapie pour réduction du volume 22%, IPSS moy = 5 [0-21]. Sous contrôle échographique endorectal (US) et dosimétrique per-opératoire (PerOp), les sources étaient implantées selon les contraintes suivantes : dose délivrée à 90 % de la prostate (D90) = 180 Gy et à 30 % de l’urètre (U30) < 200 Gy, volume rectal recevant moins de 160 Gy (RV160) < 1,6 cc. Les données de la dosimétrie PerOp US étaient comparées à celles d’un scanner (CT) 1 mois après. Tous les patients ont été suivis tous les 6 mois (moy = 36 mois, extrêmes 18-42 mois).

Résultats. 187 patients étaient vivants (97%) à la date de point, 5 patients étaient décédés dont un seul du cancer (métastases). La sélection des patients restait comparable durant les 3 années, seul le volume moyen de la prostate était diminué. Respectivement au cours des trois années : – la D90 étaient de 180 Gy, 164 Gy puis 158 Gy – la proportion de patients avec un PSA < 1 ng/ml à 2 ans était de 66%, 79% puis 84% – le taux de complications urinaires tous grades confondus était de 32%, 37% puis 17 %, – le taux de rétentions aiguës ou de résection endoscopique de prostate était de 7,3, 2,5 % puis 1,4 %. Une fistule rectale a été observée la première année.

Conclusion. L’apprentissage de la technique a permis d’une part une diminution de la dose délivrée (D90) avec une régression du taux de complications urinaires et digestives et d’autre part une amélioration du contrôle biologique.