Cysto-prostatectomie avec conservation des bandelettes neuro-vasculaires et entéroplastie par voie coelioscopique
Introduction : Ce film illustre la réalisation d’une cysto-prostatectomie avec enteroplastie par voie coelioscopique, chez un patient de 59 ans.
Méthode : Le patient était positionné en décubitus dorsal et mis en Trendelenburg. Cinq trocarts étaient utilisés : un de 10mm et quatre de 5mm. Les différents temps opératoires étaient les suivants : 1- Dissection et la section des uretères, 2- Dissection des déférents et des vésicules séminales, 3- Dissection des faces postéro-latérales de la vessie, 4- Section de l’ouraque, libération de la face antérieure de la vessie et ouverture des aponévroses pelviennes, 5- Dissection des ailerons prostatiques en réalisant une préservation intra faciale des bandelettes neuro-vasculaires, 6- Dissection de l’apex et section de l’urèthre. La pièce était alors mise dans un endosac, 7- Curage iliaque bilatéral étendu jusqu’à la bifurcation aortique, 8- Préparation du segment iléal sous coélioscopie, 9- Extraction de la pièce opératoire par une incision de 5 cm, à cheval sur l’ombilic, puis extériorisation de l’iléon par cette incision qui permettait de confectionner la néo vessie en extracorporel, 10- Réintroduction de la néo vessie et réalisation, sous coélioscopie, des anastomoses urétéro-néo vésicale et urétro-néo vésicale. 11- Drainage et fermeture.
Résultats : Le temps opératoire était de 5 heures 30 minutes et les pertes sanguines de 500ml. Les suites opératoires ont été simples. Le transit intestinal a repris à J2. Le patient a été réalimenté à J4. Les sondes urétérales ont été retirées à J6, la sonde vésicale à J7. Il s’agissait d’un carcinome urothélial classé pT3a N0 G3, marges saines. 15 mois après l’intervention le patient était en rémission complète et avait retrouvé des érections permettant des rapports spontanés dès le 6ème mois.
Conclusion : La cysto-prostatectomie avec entéroplastie est réalisable sous coélioscopie. L’absence de traction sur les mésos permet un retour plus rapide du transit. Par ailleurs grâce à la magnification de la coelioscopie, une conservation anatomiquement très satisfaisante des bandelettes neurovasculaires est réalisable.