Néoplasie intraépithéliale de prostate de haut grade VS adénocarcinome de type ductal : intérêt diagnostique de l’expression du facteur de prolifération KI67
Introduction et objectif : Les lésions papillaires et/ou cribriformes de la prostate peuvent poser des problèmes de diagnostic différentiel, surtout quand le prélèvement est exigu (RTUP ou biopsie). L’une des difficultés majeures est de différencier une néoplasie intraépithéliale de haut grade (PIN) d’un adénocarcinome de type ductal. Le but du travail a été d’étudier l’expression du facteur de prolifération Ki-67 dans ces 2 lésions prostatiques.
Matériels et méthodes : 17 cas d’adénocarcinome de type ductal et 17 cas de PIN provenant de prostatectomie radicale ont été inclus de façon rétrospective sur une période de 48 mois. Pour chaque cas, un marquage immunohistochimique à l’aide de l’anticorps anti Ki-67 a été réalisé.
Résultats : Toutes les lésions de PIN étaient d’architecture papillaire et/ou cribriforme. 82% des adénocarcinomes de type ductal présentaient une architecture mixte papillaire et cribriforme. L’activité de prolifération définie par l’index de prolifération Ki-67 était significativement plus élevée dans les lésions d’adénocarcinome de type ductal que dans les lésions de PIN (33 11% vs 6 3%, p < 0.001).
Conclusion : L’association de critères histologiques et de l’index de prolifération Ki-67 permettrait de différencier sur un prélèvement prostatique de petite taille les lésions de PIN d’un réel adénocarcinome de type ductal, et de ce fait d’éviter de redemander de nouveaux prélèvements.