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Prédiction de la nature des calculs urinaires par tomodensitométrie. Etude in vitro de 209 calculs comparant SPIR et TDM

Introduction : Les approches diagnostiques (analyse SpectroPhotométrique par Infra-Rouges SPIR Š) et thérapeutiques dans la prise en charge des calculs urinaires ont considérablement évolué au cours des dernières années. La prédiction de la nature d’un calcul permettrait de mieux adapter le traitement à ses caractéristiques et en particulier à sa résistance aux ondes de choc extra-corporelles (LEC).

Objectif : Evaluer la capacité du scanner à déterminer la nature exacte des calculs, en explorant une série de calculs de différentes compositions connues.

Méthode : 209 calculs purs (plus de 85% du composant principal), dont la nature avait été définie par analyse spectrophotométrique, étaient répartis en 6 groupes : acide urique (AU), cystine, struvite, brushite, weddellite (Wd) et whewellite (Ww), fixés sur un support et immergés dans de l’eau, puis explorés en tomodensitométrie (SomatomVZ, Siemens, Erlangen). Des mesures de densité ont été réalisées pour chacun des calculs, à différents voltages (80, 120 et 140 kV), à ampérage fixe et à collimation de 1 mm, puis par calcul des différences de densité et rapports de densité aux trois voltages pour essayer d’apprécier leur degré de discrimination.

Résultats : Le meilleur voltage pour identifier les calculs est 80 kV, surtout intéressant pour différencier les calculs de faible densité (AU, cystine) par rapport aux calculs de densités plus élevées (Wd, Ww et brushite) et pour différencier l’AU de la cystine. L’analyse ne permet pas différencier les calculs de haute densité entre eux, au comportement pourtant très différent face au traitement. Parmi ces derniers, les calculs de Ww sont les seuls à être correctement classés, alors que Wd et brushite présentaient fréquemment des erreurs d’identification. Les calculs de struvite sont de densité intermédiaire.

Conclusion : Ces résultats permettent de souligner le rôle du scanner dans la détermination de certains types de calculs, notamment ceux de faible densité ; malgré les importants progrès technologiques, il reste difficile de différencier entre eux les calculs de haute densité.

Il est par ailleurs intéressant de noter que le plus faible kilovoltage (avec la plus faible irradiation) donne les meilleurs résultats.



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