Les facultés d’origine des urologues
Introduction : L’évolution de la démographie chirurgicale implique de prévoir la formation d’un certain nombre d’urologues en fonction notamment des départs en retraite des anciennes générations de praticiens. Nous avons tenté d’analyser l’origine de plusieurs générations d’urologues afin d’orienter le choix des nouvelles générations.
Matériel et méthode :un questionnaire a été envoyé par mail aux 9 dernières promotions d’urologues concernant les raisons qui ont motivées le choix de cette discipline et la faculté d’accueil des nouveaux internes d’urologie. Nous avons arbitrairement intitulé » grande » villes Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux ou Toulouse.
Résultats : 73 réponses ont été analysées. 57% avaient possibilités de choix dans une grande faculté d’accueil. Les choix étaient orientés vers les villes les plus grandes possible (42%), les ville proches de leur petit(e) ami(e) (38%), les villes les plus proches de leur CHU d’origine (26%). 45% sont restés dans leur CHU d’origine qui était dans une » grande ville » dans la moitié des cas. 55% ont donc migré depuis leur chu d’origine. Les migrations des étudiants provenant de » grandes villes » étaient pour plus de la moitié vers une » grande ville » (54%). Quant à ceux ayant réalisé l’externat dans une » petite ville « , seulement 26% migraient vers une » grande ville « . La différence est significative (p<0,02). Il n’y a pas de différence de flux migratoire entre nord – sud et sud – nord. Les rangs de classement au concours de sont pas différents entre nord et sud. La majorité des urologues avaient un rang dans la seconde moitié du classement (moyenne 525).
Conclusions : La majorité des urologues choisissent leur lieu d’internat sur des critères personnels. La provenance d’une grande ville de l’étudiant le fera migrer en majorité vers une grande ville, 45% restant dans leur chu d’origine.