Résultats du traitement (deux ans) de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) par TVT en présence d’une insuffisance sphinctérienne
Objectif : Etude prospective de suivi de cohorte du traitement de l’IUE par TVT en cas d’insuffisance sphinctérienne associée (PCUM < 40 cm H2O).
Matériels et méthodes : 72 patientes (age moyen 59.5 ans) porteuses d’une IUE avec insuffisance sphinctérienne opérées entre mai 1998 et décembre 2000 ont été suivies (PCUM<20 cmH2O : n=18, PCUM entre 20 et 29 : n=27, PCUM entre 30 et 39 : n=27) 41,7% des patientes avaient un antécédent de chirurgie pour IUE ou d’abord de l’espace de Retzius. Le test de soutien urétral distal était positif pour toutes les patientes, 50 (70%) présentaient une hypermobilité urétrale. Trois patientes avaient une vessie instable, 46,5% des patientes avaient des impériosités avec délai de sécurité de moins de 5 minutes, et 55,2% des fuites sur impériosités plusieurs fois par semaine (incontinence mixte).
Résultats : Le suivi moyen était de 1,7 ans (objectif : groupe A) et 2,8 ans (0-5,1) pour le suivi subjectif par questionnaires (groupe B). 63 patientes ont été réévaluées à plus de 2 ans. Subjectivement le taux de guérison était de 70% dans le groupe B (amélioration 17,1%, échec 12,9%). Pour le groupe A le taux de guérison (pas de fuite au questionnaire ni à l’examen clinique et pad test?1gr) était de 64,9% (amélioration 22,8%, échec 12,9%) avec diminution des tests d’incontinence de 39,3 à 4,4 grs et une IUE objectivée chez 7 patientes
Conclusion : Le TVT est indiqué chez les patientes ayant une IUE avec test clinique de soutien urétral distal positif et insuffisance sphinctérienne mais l’absence d’hypermobilité urétrale semble diminuer le taux de succès.