Néphrectomie partielle laparoscopique : leçons tirées des 50 premières interventions
Introduction et objectifs : la chirurgie conservatrice d’indication élective est aujourd’hui carcinologiquement satisfaisante pour les tumeurs rénales de moins de 4cm. Nous rapportons notre expérience initiale à propos de 50 cas traités par abord laparoscopique transpéritonéal.
Matériel et méthodes :Entre octobre 2003 et Mai 2005,50 néphrectomies partielles laparoscopiques furent pratiquées sur 49 patients(25femmes,25hommes ;24Gauches,26droites) consécutivement dans un seul centre .La technique est réalisée par voie transpéritonéale (4 trocarts)avec contrôle et occlusion temporaire de l’artère rénale par un bulldog (88% des cas) sans mise en place initiale d’une sonde uretérale .Le parenchyme est excisé aux ciseaux en respectant une marge de sécurité grâce l’obtention d’un champ opératoire exsangue .Les cavités excrétrices ouvertes sont suturées et l’hémostase est complétée par l’application de colle et la suture de rouleaux de Surgicel .Le spécimen est extrait (endobag) et un drainage est laisse en place en fin d’intervention.
Résultats : la taille moyenne de la tumeur est de 2,87cm (1,5-4,6). L’analyse histologique retrouve 88% de carcinomes :(68% c.claires,20% papillaires,9% .chromophobes,3% lymphome malin)et 6 tumeurs bénignes(1 néphrome kystique ;1 angiomyolipome 4 oncocytomes).Deux marges positives ont été observées entraînant la totalisation de la néphrectomie pour l’une et ,l’observation pour l’autre. La marge saine moyenne est de 2.7 mm(0-9) Aucune conversion ou reprise chirurgicale précoce n’a été nécessaire.Le temps moyen d’ischémie chaude est de 32 min(22-55).La durée opératoire moyenne est de 138 min(85-210) et les pertes sanguines sont estimées à 221 ml(10- 1500) .Une transfusion a été nécessaire en post opératoire et 4 fistules urinaires ont nécessité la mise en place d’une sonde JJ.la DMS est de 4,3 jours. Les résultats carcinologiques sont satisfaisants avec une survie sans récidive de 97% mais le recul extrêmement court nécessite un suivi de cette population
Conclusion : la néphrectomie partielle laparoscopique représente une alternative à la chirurgie conventionnelle..Le contrôle carcinologique et l’obtention d’une marge négative sont favorisés par le clampage du pédicule.