Faut-il remplacer l’IPSS par ICS BPH dans le bilan de l’HBP ?
Introduction : Nous avons souhaité évoluer prospectivement deux questionnaires utilisés pour évaluer les troubles mictionnels de l’homme.
Matériel et méthodes : Nous avons comparés chez 164 patients souffrant d’HBP deux questionnaires structurés : l’IPSS (7 questions; 2 domaines : dysurie, pollakiurie) et ICS maleSF (13 questions; 3 domaines: dysurie, pollakiurie, fuites).
Résultats : les qualités psychométriques (± de Cronbach) sont supérieures pour l’IPSS.(0.769) vs ICS male SF (0.647).
Les surfaces symptomatiques couvertes sont présentées sur le graphe : IPSS (dysurie3-6; pollakiurie 7-9), ICS BPH (dysurie 1-6; pollakiurie 7-9; fuites 10-13).
Les 3 questions sur les fuites urinaires (10-13)
n’apportent pas d’informations
supplémentaires par rapport à l’IPSS.
Les 2 questions supplémentaires sur la
dysurie(1-2) du questionnaire ICS maleSF
font double emploi avec les 4 questions
de l’IPSS (3-6).
IPSS est jugé plus facile dans 70% des cas
Il n’est pas possible « d’extraire » l’IPSS de
l’ICS maleSF sans dénaturer ses caractéristiques psychométriques.
Conclusion : dans le cadre du bilan symptomatique de l’HBP l’IPSS doit rester un standard. L’ICS maleSFdoit faire l’objet d’une évaluation complémentaire quant à son intérêt en pratique quotidienne.