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Mieux connaître les facteurs de risques du cancer du rein

Le cancer du rein fait partie des cancers les plus mortels et se situe en 3ème position du cancer de l’appareil urinaire le plus fréquent après le cancer de la prostate et les tumeurs urothéliales. Chaque année près de 15 000 cas sont diagnostiqués et ce chiffre tend à augmenter grâce à l’amélioration des techniques d’imagerie. Toutefois, pour mieux prévenir le cancer du rein, il est important de mieux connaitre les facteurs de risques.

Des facteurs de risques modifiables 

Le cancer du rein touche davantage les hommes que les femmes et apparait en moyenne à l’âge de 70 ans pour les femmes et 3 ans plus tôt pour les hommes.1 

Il existe de nombreux facteurs de risques connus pour favoriser le cancer du rein. C’est notamment le cas du tabac, de l’hypertension artérielle ou encore de l’obésité. Certaines maladies peuvent également multiplier le risque de cancer du rein comme l’insuffisance rénale chronique. Aussi, la consommation fréquente de certains médicaments tels que les antalgiques, comme l’aspirine, le paracétamol ou encore l’ibuprofène, pourrait entrainer un risque plus élevé de cancer du rein. Des études plus poussées doivent être menées pour confirmer ce risque mais des précautions d’emploi semblent dans tous les cas nécessaires, comme d’ailleurs pour tout usage de médicaments.

Dans un autre registre, depuis quelques années, les scientifiques suspectent qu’une exposition prolongée aux radiations ionisantes pourraient entrainer un risque important de cancer du rein. L’exposition à d’autres agents dans le cadre d’activités professionnelles comme le trichloroéthylène, un solvant utilisé pour le dégraissage dans l’industrie ou bien encore le cadmium, utilisé en métallurgie et l’arsenic sont de potentiels facteurs de risques. 2,3,4

Des facteurs de risques génétiques

Plus rarement, il est possible de souffrir d’un cancer du rein lié à des formes familiales. C’est le cas pour 5% des cancers du rein. La forme héréditaire la plus fréquente est le syndrome de Von Hippel-Lindau (VHL) et concerne environ 200 familles en France. Afin de prévenir la survenue d’un cancer héréditaire, il est utile de bénéficier d’une consultation dite d’oncogénétique. Il s’agit d’une consultation qui permet d’évaluer le risque d’une prédisposition génétique en fonction notamment de son histoire familiale et de son âge. Si une mutation génétique est découverte, cela permet de mettre en place un meilleur suivi médical pour les patients et les membres à risque de sa famille. 
Les facteurs de risque modifiables sont faciles à prévenir comme l’arrêt du tabac, l’adoption d’une alimentation saine et peu salée, ou bien encore une consommation raisonnable de médicaments antalgiques en respectant les dosages prescrits par son médecin traitant. Adopter de bonnes habitudes de vie permet de prévenir aussi d’autres cancers et maladies chroniques. Les facteurs de risques génétiques quant à eux, peuvent être pris en charge le plus tôt possible grâce à l’aide d’une consultation d’oncogénétique.

Sources :

  1. https://www.urofrance.org/base-bibliographique/cancer-sporadique-du-rein-chez-les-patients-de-moins-de-45-ans#:~:text=Le%20cancer%20du%20rein%20est,chez%20la%20femme%20%5B1%5D.
  2. Buhagen M, Grønskag A, Ragde SF, Hilt B. Association Between Kidney Cancer and Occupational Exposure to Trichloroethylene. J Occup Environ Med. 2016;58(9):957-959. doi:10.1097/JOM.0000000000000838
  3. Hsueh Y-M, Lin Y-C, Huang Y-L, et al. Effect of plasma selenium, red blood cell cadmium, total urinary arsenic levels, and eGFR on renal cell carcinoma. Sci Total Environ. 2021;750:141547. doi:10.1016/j.scitotenv.2020.141547
  4. Abdul KSM, Jayasinghe SS, Chandana EPS, Jayasumana C, De Silva PMCS. Arsenic and human health effects: A review. Environ Toxicol Pharmacol. 2015;40(3):828-846. doi:10.1016/j.etap.2015.09.016