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Risque septique des implants péniens chez les diabétiques : étude multicentrique

OBJECTIF: Le diabète est un facteur de risque controversé d’infection des prothèses péniennes. Néanmoins, cet argument est souvent avancé pour contre-indiquer ou retarder la pose d’implants chez ces patients. Nous avons étudié de manière rétrospective la fréquence des sepsis chez les diabétiques implantés dans 3 centres experts.



MATERIEL ET METHODES: 49 prothèses ont été implantées chez des patients diabétiques entre 1997 et 2004 (issus de la base de données multicentrique du CIPP de plus de 200 implants). L’âge moyen à l’implantation était de 58 ans (41-73). 39 fois, il s’agissait d’une première pose et 10 fois d’une pose itérative (dont 2 après sepsis). Le type de prothèse était : 47 hydrauliques gonflables (24 trois pièces, 23 monopièces) et 2 semi-rigides. Tous étaient en échec de traitement médical de leur dysfonction érectile.



RESULTATS: Avec un recul moyen de 19,2 mois (1-63), 6 sepsis ont été constatés (10,4%) dont 5 pour des poses entre 1997 et 1999 (35,7% ; 14 prothèses) et 1 entre 2000 et 2004 (2,9% ; 35 prothèses). Le délai de survenue du sepsis était < 1mois dans 1 cas, entre 1 et 3 mois dans 2 cas et > 1 an dans 3 cas. Dans 2 cas, le sepsis est survenue lors d’une 2ème implantation. 4 patients ont été réimplantés avec succès.



CONCLUSION: Le risque septique de l’implantation de prothèses péniennes chez les diabétiques est faible. Le contrôle de l’équilibre glycémique ainsi que la maîtrise des nombreux autres facteurs d’infection par des opérateurs entraînés dans des centres experts a permis de réduire les sepsis à 2,9%. L’utilisation depuis peu de prothèses imprégnées d’antibiotiques devrait permettre de réduire encore ce risque.