Résultats à deux ans du traitement du cancer prostatique (CP) localisé par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU)
Objectifs : évaluer de l’efficacité du traitement du CP localisé par HIFU ; étude prospective multicentrique menée par le Comité d’Evaluation de l’Association Française d’Urologie. Analyse intermédiaire à 2 ans.
Matériel et méthodes : 8 centres urologiques ont traité, avec l’appareil Ablatherm® (EDAP S.A.), du 25/01/01 au 25/01/02, 117 patients dont les critères d’inclusion étaient : PSA<15 ng/ml, Gleason<8, <66% de biopsies positives, volume 50 ml, stade T1b ou c et T2. L’analyse des résultats est indépendante.
Résultats : 111 patients répondaient aux critères initiaux d’inclusion ; 97 ont eu un suivi sur 2 ans et sont évalués après HIFU, 14 sont sortis d’essai à 6 mois (2 décès, 8 refus de poursuivre, 4 autres traitements). Sur les 97, les données pré-opératoires étaient : PSA <4 = 11% et PSA>10 = 25%, l’apex était envahi dans 46%, seuls 54% des patients étaient de » risque faible » ; 72 % avaient une activité sexuelle.
Parmi les 97 patients, 34 ont eu une deuxième séance, entre 6 et 24 mois après l’inclusion. Le contrôle a été fait à 2 ans par biopsie et PSA (60 cas): PSA <0.5= 27%, de 0.5 à 1 = 15%, >1 = 58% avec une médiane de 1.35 ng/ml ; 64 patients ont eu une biopsie : négative (68.7%). Le PSA initial >10 semble péjoratif (53% de biopsie négative), différence qui ne ressort pas avec un grade de Gleason 4, une localisation initiale du CP à l’apex, ou l’appartenance à un groupe à risque élevé.
La sexualité est conservée dans 51% des cas. Aucune incontinence.
Le taux de succès, défini par la stabilité des PSA (tous les 6 mois) associée à des biopsies négatives est de 48% (29/60 cas) d’après les données disponibles en mai 2004 (33 contrôles biopsiques non encore faits) ; 8 autres patients ont des biopsies négatives mais un PSA croissant.
Conclusion : le suivi doit se poursuivre encore au moins 2 ans pour évaluer l’efficacité de ce traitement, en particulier après deux séances de HIFU, option thérapeutique la plus souvent pratiquée en cas d’échec primaire.
SUBVENTIONNE PAR AFU