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Quantification de l’activité chirurgicale urologique d’urgence dans un service hospitalo-universitaire


Introduction et but : L’urologie connaît un nombre important de situations qui nécessitent une prise en charge en urgence (pyélonéphrite obstructive, traumatisme, torsion du cordon spermatiqueŠ), sous peine de graves séquelles fonctionnelles, voire du décès du patient. Nous proposons d’évaluer l’activité opératoire en urgence dans un service universitaire d’urologie et l’implication dans l’organisation des réseaux de soins.

Matériel et Méthodes : Etude prospective monocentrique de février 2004 à avril 2004 effectuée dans l’un des services d’urologie hospitalier universitaire de Paris/Ile de France, possédant un service d’accueil des urgences. L’équipe de garde : un interne de garde (IDG) et un étudiant hospitalier sur place, un Praticien hospitalier ou un Chef de clinique d’astreinte opérationnelle. Les données : relevé quotidien (staff urgence) sur fiche de toute les consultations (CS) faite par l’IDG en dehors du service d’urologie (consultation ou le service des urgences adultes), et de toutes les interventions chirurgicales pratiquées en urgence durant la garde (de 8h à 8h le lendemain).

Résultats : 671 CS étaient dénombrées dont 34 % ont justifié une hospitalisation. Intervention chirurgicale: 29.3 % des cas vu en urgences. Age moyen : 53 ans (extrême : 19-90). Sex-ratio : 72 % d’hommes, 28 % de femmes. Le motif de consultation le plus fréquent était la lombalgie (15%). Les pathologies les plus fréquemment rencontrées étaient infectieuses ( 19.6 %). Le drainage en urgence de la voie excrétrice (JJ, SU ou NPC) représentait 67% des interventions chirurgicales. 4 prélèvements multi-organes et 7greffes rénales étaient effectués durant cette même période. La traumatologie représentait 5.6 % des interventions. Le temps d’occupation du bloc opératoire était en moyenne de 3h et 28 min ( 1h – 14h). La plus part des patients ont été opérés entre 20h et 4h du matin (83.5 %).

Conclusion : Le volume des urgences urologique associé à la diversité des situations rencontrées font d’elles une activité à part entière qui nécessite des moyens matériels et humains spécifiques. Cette étude exhaustive pourrait servir de base à une réflexion sur l’organisation de la prise en charge des urgences urologiques ainsi que pour l’organisation des réseaux de soins.