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Prothèse intra-urétrale ‘IN FLOW’ chez 60 patientes consécutives souffrant de rétention urinaire chronique

Objectif: Evaluer l’efficacité et la tolérance d’un dispositif intra-urétral capable d’assurer la vidange vésicale par une micro-turbine magnétique commandée à distance en alternative aux auto-sondages ou au sondage à demeure chez les patientes souffrant de rétention chronique d’urine par dysfonction détrusorienne et/ou sphinctérienne. Patients et Méthodes: De mai 1999 à juin 2000, 60 patientes en rétention chronique (19 dysfonctions neurogènes, 41 post chirurgicales ou idiopathiques) ont subi, au cours d’une hospitalisation de jour, sous anesthésie locale, la pose d’une prothèse urétrale mensuelle « in Flow « . Après apprentissage et contrôle du bon usage du matériel (poignée de commande à placer au-dessus du pubis pour actionner la turbine et vidanger la vessie) les patientes ont été revues tous les mois pour le changement de prothèse, surveillance du volume résiduel et de la tolérance.

Résultats: Le débit moyen était de 14ml/s (7-18) et le résidu moyen de 15ml (0-40). La prothèse était bien tolérée dans 60% des cas (37/60). 50% des patientes (30/60) ont abandonné la prothèse dans les 15 premiers jours. La cause de l’abandon était un problème technique 23% (7/30), l’inconfort ou les douleurs 73% (22/30) ou des fuites d’urine 6% (2/30). La durée moyenne d’utilisation de la prothèse a été de 96 jours (1-870). 2 infections documentées ont été traitées par antibiothérapie, 3 prothèses ont été changées prématurément pour calcification de l’extrémité vésicale.

Conclusion: La prothèse urétrale « in Flow » est un traitement efficace de la rétention chronique d’urine par dysfonction détrusorienne et/ou urétrale. Son usage n’est associé à aucun effet indésirable sévère. La fiabilité du matériel et sa tolérance pourraient être améliorées. Il s’agit à l’heure actuelle de la seule alternative non-invasive aux auto-sondages pour les rétentions par dysfonction détrusorienne, et elle doit être comparée à la neuromodulation sacrée et à l’injection de toxine intra-sphinctérienne pour les rétentions par dysfonction sphinctérienne (syndrome de Fowler, dyssynergie vésico-sphinctérienne)



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