Accueil > Les évènements de l’AFU > Congrès français d'Urologie > 98ème congrès français d’urologie – 2004 > Mise en place coelioscopique d’un sphincter urinaire artificiel péri-cervical chez l’homme
Ajouter à ma sélection Désélectionner

Mise en place coelioscopique d’un sphincter urinaire artificiel péri-cervical chez l’homme

Introduction et objectifs

Nous présentons la mise en place complète d’un sphincter urinaire artificiel en position péri-cervicale chez un homme de 28 ans. Ce patient présentait une vessie neurologique acontractile après une fracture de la deuxième vertèbre lombaire. La rétention d’urine était maîtrisée par des autosondages mais il persistait une incontinence urinaire d’effort invalidante, en raison de l’existence d’une insuffisance sphinctérienne associée.

Matériels et méthodes

5 trocarts sont mis en place : un trocart de 10 mm au niveau de l’ombilic pour la caméra, un trocart de 15 mm en sus-pubien, permettant l’introduction des éléments du sphincter, un trocart de 10 mm dans la fosse iliaque droite et deux trocarts de 5 mm, l’un dans la fosse iliaque gauche et l’autre dans le flanc droit.

Une incision péritonéale est réalisée au niveau du cul de sac de Douglas et le plan entre la vessie et les vésicules séminales est développé. Le péritoine pariétal antérieur est incisé et l’artère ombilicale et l’ouraque sont coagulés et sectionnés. L’espace rétro-pubien est disséqué jusqu’au fascia endo-pelvien. Le col de la vessie est disséqué de la base de la prostate permettant de chaque coté la réunion des plans antérieurs et postérieurs. Après avoir mesuré la circonférence cervicale, la manchette est introduite ainsi que le ballon de régulation de pression. La manchette est positionnée autour du col de la vessie. Les tubulures de la manchette et du réservoir sont extériorisées par une petite incision inguinale gauche. Le péritoine est suturé par un surjet au fil résorbable. La pompe est mise en place dans le scrotum et les connections sont faites.

Conclusion

La laparoscopie permet un accès précis à la région péri-cervicale, réduisant le risque de perforation vésicale. La manipulation de la prothèse est réduite au minimum. Le contact avec la peau du patient est évité, diminuant le risque de contamination bactérienne du matériel prothétique.