L’imagerie par résonance magnétique permet aussi d’évaluer les variations anatomiques des artères a destine pénienne. Implications pour la chirurgie et la radiothérapie pelvienne
Objectifs. L’IRM permet d’évaluer la localisation et l’extension du cancer de prostate mais devrait aussi nous permettre d’évaluer l’origine, les variations et la localisation des artères à destinée pénienne. L’objectif de cette étude a été de décrire la localisation et les variations des artères pudendales internes (API) et accessoires (APA) par IRM réalisées chez des patients suspects d’avoir ou atteints d’un cancer de la prostate.
Méthodes. Entre février 2010 et avril 2012, 111 patients suspects ou atteints d’un cancer de la prostate ont eu une angiographie IRM 3T du pelvis. Les origines, variations et localisations des artères pudendales internes et accessoires ont été évaluées sur ces IRM.
Résultats. Chez les 111 patients, nous avons retrouvé 212 API et 74 APA. Selon la classification de Droupy (origine des artères péniennes) nous avons observé : le type I (provenant exclusivement de l’API) dans 51,4 % des cas, le type II (provenant à la fois de l’API et de l’APA) dans 46,8 % des cas, le type III (provenant exclusivement de l’APA dans 1,8 % des cas. Concernant les 74 APA, nous avons observé 17 (23 %) artères latérales gauches, 17 (23 %) artères latérales droites, 21 (28,4 %) artères apicales gauche, 19 (25,6 %) artères apicales droites. Concernant les APA, nous avons observe le type I (APA bilatérales et symétriques) dans 31,5 % des cas, le type II (APA bilatérales et asymétriques) dans 1,9 % des cas, le type III (APA unilatérale et latérale) dans 24,1 % des cas, le type IV (APA unilatérale et apicale) dans 38,9 % des cas, le type V (APA unilatérale et mixte) dans 3,7 % des cas. Dans 9,5 % des cas, l’origine de l’APA était l’artère épigastrique inférieure (AEI), dans 43,2 % des cas l’artère vésicale inférieure (AVI) et dans 47,3 %, l’artère obturatrice (AO) (Fig. 1).
Conclusion. Une analyse angioanatomique des artères de l’érection devrait être réalisée par IRM et précisée sur les comptes rendus d’IRM afin de prévenir leur lésion lors de la chirurgie ou de la radiothérapie pelvienne.