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Le dépistage du cancer de la prostate est-il plus fréquent lorsqu’il existe un antécédent familial de cancer ?


Introduction. Il y a peu de données sur l’attitude des hommes à l’égard du dépistage du cancer de la prostate (CaP), en particulier lors de l’existence d’un antécédent familial de cancer (AFK). L’objectif est d’évaluer le lien entre un AFK et le dépistage « spontané » du CaP.

Matériel et méthode. Lors d’une campagne de dépistage par un nouveau procédé (PSA buvard) pour des hommes âgés de 50 à 70 ans, nous avons demandé aux hommes candidats au dépistage de répondre à un questionnaire sur leurs AFK et sur la notion d’antécédent de dépistage du CaP. Une analyse multivariée a été conduite pour permettre un ajustement entre les variables.

Résultats. En mai 2004, parmi 731 hommes ayant répondu aux questionnaires, 439 (60%) ont déclaré avoir eu un dépistage par PSA ou TR dans le passé. Dans l’ensemble de l’échantillon, 71 (10%) ont déclaré avoir un AFK de la prostate, 88 (12%) un AFK du sein et 296 (42%) un autre AFK. Il n’a pas été retrouvé de lien statistiquement significatif (test du Chi2 et régression logistique) entre un dépistage du CaP par le passé et un AFK du sein ou de la prostate. Par contre un lien statistiquement significatif (test du Chi2 et régression logistique) p = 0,037 entre un dépistage par le passé et un autre AFK a été mis en évidence.

Conclusion. Il n’y a pas de lien entre un AFK du sein ou de la prostate et un dépistage spontané du cancer de la prostate dans notre échantillon, alors que le risque entre ces cancers et le cancer de la prostate est connu. Un manque d’information médicale peut être une explication, cependant un déni du risque est possible.