Effets anti-prolifératifs et activation de l’apoptose des cellules tumorales de vessie humaine en culture primaire traitées par le MCC
Plusieurs études ont montré ces dernières années que le MCC, un complexe breveté de parois mycobatériennes contenant de l’ADN, possédait une activité anti-cancéreuse sur une variété de lignées cellulaires tumorales vésicales et prostatiques. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’activité anti-tumorale de ce MCC (Mycobacterial Cell wall-DNA Complex) sur les cellules tumorales de vessie humaine en culture primaire. Les prélèvements (n=3, stades pT1, pT2, pT3, grades G3) proviennent tous de RTUV, et ont été traités environ quatre heures après l’opération. Après dissociation mécanique et enzymatique des prélèvements tumoraux, les cellules vésicales tumorales ont été mises en culture sur une matrice de collagène IV pendant plusieurs semaines puis repiquées régulièrement afin de confirmer leur origine urothéliale, puis d’analyser leur prolifération, leur niveau d’apoptose, et d’étudier leur cycle cellulaire. Nos résultats indiquent tout d’abord que le traitement des cellules vésicales tumorales par le MCC induit une réduction dose-dépendante de la prolifération. Une inhibition maximale de 60% est atteinte après 48h de traitement en présence de 40 à 160 microgramme/ml de MCC. Cet effet est concomittant à un ralentissement du cycle cellulaire, évalué par cytométrie de flux, et s’accompagne d’une induction significative de l’apoptose. Les résultats obtenus sont similaires sur les trois populations étudiées, indépendamment du stade de la tumeur d’origine. Ces résultats soulignent l’importance de l’effet antitumoral direct du MCC sur les cellules de carcinome vésical humain. Ils confirment l’intérêt clinique pour le MCC en clinique (essai de phase III actuellement en préparation).