Cystoprostatectomie laparoscopique pour cancer invasif T2 T3 de vessie : description technique
L’approche laparoscopique du traitement des carcinomes urothéliaux est en cours d’évaluation. Ce film montre les différents temps, avec des points de repère stratégiques, qui permettent une cystoprostatectomie réglée, en respectant les conditions carcinologiques.
Les points importants sont bien montrés : l’ouverture du cul de sac de Douglas et la dissection interprostatorectale en arrière du plan séminal, le repérage de l’uretère au croisement avec le canal déférent, le plan de départ de la dissection des ailerons vésicaux entre uretère et artère ombilicale, l’excellent contrôle des ailerons vésicaux, la fermeture de l’urètre au moment de la section de celui-ci pour éviter la diffusion éventuelle de cellules carcinomateuses dans la cavité, la reconstruction vésicale en extra-abdominal et la suture iléo-urétrale laparoscopique.
A ce jour, 15 cystectomies laparoscopiques ont été réalisées avec 8 entérocystoplasties et 7 Bricker. La durée opératoire moyenne a été de 370 minutes, aucun patient n’a nécessité de transfusion, la durée moyenne d’hospitalisation a été de 12 jours. Aucune récidive locale a été notée à ce jour.
Conclusion : la cystoprostatectomie laparoscopique avec entérocystoplastie ou dérivation selon Bricker est une technique reproductible par des équipes entraînées à la laparoscopie. Elle devrait être réservée à des tumeurs infiltrantes mais peu extensives et ses résultats carcinologiques devront être évalués à long terme.