Traitement du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale non neurologique réfractaire

20 novembre 2020

Auteurs : X. Gamé, V. Phé
Référence : Prog Urol, 2020, 14, 30, 920-930

Introduction

L’objectif de ce travail était de faire une synthèse des connaissances actuelles sur le traitement du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale réfractaire.

Méthode

Une revue systématique de la littérature à partir de PubMed, Embase et Google Scholar a été menée en juillet 2020.

Résultats

Actuellement, le traitement du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale réfractaire repose sur la stimulation du nerf tibial qu’elle se fasse par voie percutanée ou transcutanée, la neuromodulation sacrée et les injections intradétrusoriennes de toxine botulique. Ces traitements conservateurs ont mis au second plan les traitements chirurgicaux qui relèvent principalement de la cystectomie sus-trigonale avec entérocystoplastie d’agrandissement. Plusieurs traitements potentiels sont en cours d’évaluation mais ne peuvent aujourd’hui être proposés que dans le cadre de protocoles de recherche clinique.

Conclusion

Les traitements « conservateurs » du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale réfractaire ont fait la preuve de leur efficacité. D’autres traitements pourraient venir enrichir les options thérapeutiques.

   
 
 

 

 

Introduction

L'hyperactivité vésicale réfractaire est classiquement définie par la résistance aux traitements médicamenteux. Toutefois, cette définition n'est pas consensuelle. Certains parlent de résistance aux traitements de première ligne sachant que cela inclut pour d'autres uniquement les traitements comportementaux et les règles hygiéno-diététiques [1

Cliquez ici pour aller à la section Références]. De plus, les critères de réponse au traitement sont mal définis [2

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Le succès thérapeutique dépend de la balance entre l'efficacité et la tolérance [2

Cliquez ici pour aller à la section Références], et la perception du patient est également importante dans cette pathologie dite fonctionnelle [3

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ainsi, les objectifs thérapeutiques peuvent être différents entre ceux du praticien et ceux du patient. Le délai d'évaluation des traitements mis en Å“uvre est également à prendre en compte. Ainsi, l'ICI recommande un traitement d'au moins trois mois par un anti-muscarinique avant de déterminer s'il est efficace ou non [4

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'AUA/SUFU, quant à elle, définie l'hyperactivité vésicale réfractaire comme l'échec d'une thérapie comportementale réalisée pendant 8 à 12 semaines et l'échec de la prise d'au moins un anti-muscarinique pendant 4 à 8 semaines [5

Cliquez ici pour aller à la section Références].

La notion d'association thérapeutique par un anticholinergique et un bêta 3 agoniste est également à prendre en compte. Aujourd'hui, certains auteurs considèrent qu'il s'agit d'un traitement de première ligne alors que d'autres considèrent qu'il s'agit déjà d'un traitement de l'hyperactivité vésicale réfractaire [6

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Enfin, les traitements de l'hyperactivité vésicale réfractaire correspondent à ce que certains auteurs appellent les traitements de 3e et 4e ligne [1

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Ils comprennent la neuromodulation, en particulier, sacrée ou tibiale, et les injections intra-détrusoriennes de toxine botulique. À cela, nous pouvons ajouter les chirurgies d'agrandissement vésical et de dérivation urinaire qui sont devenues toutefois exceptionnelles dans cette indication. En parallèle, des traitements innovants sont aujourd'hui en cours d'évaluation et sont donc à réserver à des protocoles de recherche clinique.

L'objectif de cet article était, à partir d'une revue de la littérature, de faire la synthèse des connaissances actuelles sur les traitements de l'hyperactivité vésicale réfractaire.

 

Matériel et méthode

Une revue systématique de la littérature à partir de PubMed, Embase et Google Scholar a été menée en juillet 2020. Les mots-clés utilisés dans la recherche étaient : « overactive bladder » [all fields] and « refractory » [all fields], and « treatment » [all fields], or « management » [all fields].

Les articles obtenus ont ensuite été sélectionnés en fonction de leur ancienneté et leur type. Les articles originaux, les méta-analyses, les recommandations et les articles de revues les plus récents publiés en français et en anglais ont été conservés. Au total, 1332 articles ont été trouvés et 273 sélectionnés.

 

Résultats

 

La neuromodulation

La neuromodulation a pour principe de réguler la fonction vésico-sphinctérienne en modulant son innervation, en particulier le réflexe mictionnel, en stimulant de différentes manières l'innervation périphérique. La neuromodulation peut se faire par voie transvaginale, transanale, transcutanée ou de manière invasive par voie percutanée ou par un dispositif implantable. Les deux formes de neuromodulation utilisées en routine en France reposent sur la stimulation du nerf tibial ou sur la stimulation d'une racine sacrée, en particulier S3.

 

La neuromodulation tibiale

Développée par Stoller à la fin des années 1990 [7

Cliquez ici pour aller à la section Références], la stimulation du nerf tibial (ou sciatique poplité interne) s'est peu à peu imposée parmi les traitements de l'hyperactivité vésicale. Aujourd'hui, l'ensemble des recommandations disponibles la place comme un traitement de l'hyperactivité vésicale réfractaire. Toutefois, elle est de plus en plus proposée comme un traitement de première ligne en particulier dans les populations à risque de mauvaise tolérance des traitements médicamenteux comme les personnes âgées [8

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Le lieu de stimulation est le point décrit comme SP6 en médecine chinoise faisant de la stimulation du nerf tibial une forme d'électro-acupuncture. Son mécanisme d'action est largement encore méconnu mais se base sur un substratum anatomique puisque ce nerf naît des racines nerveuses s'étendant de L4 à S3. Plusieurs hypothèses ont été proposées incluant un gate control en particulier au niveau de la racine S3, l'activation répétée d'un réflexe inhibiteur aiguë et chronique de la vessie voire une co-activation du nerf saphène [9

Cliquez ici pour aller à la section Références, 10

Cliquez ici pour aller à la section Références, 11

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La stimulation du nerf tibial a également un effet sur l'activité cérébrale puisqu'il a été montré qu'elle était responsable d'un retard des potentiels évoqués somesthésiques [12

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Aujourd'hui, deux modes de stimulation du nerf tibial sont fréquemment pratiqués : la voie percutanée, principalement utilisée dans les pays anglo-saxons, et la voie transcutanée utilisée en France. La stimulation percutanée se fait en hôpital de jour ou au cabinet de manière hebdomadaire, classiquement initialement pendant douze semaines, puis à la demande. Une aiguille fine est placée en arrière de la malléole interne et une électrode est collée au niveau de la voûte plantaire. L'intensité de la stimulation électrique est progressivement augmentée jusqu'à obtenir une flexion des orteils et une réponse sensitive signant la bonne position de l'aiguille.

Concernant la stimulation transcutanée, les électrodes sont placées en arrière de la malléole interne indifféremment à droite ou à gauche et espacées d'au moins 5cm La stimulation se fait à domicile quotidiennement pendant 20 mn à une fréquence de 10 hertz et une intensité qui est variable selon la réponse et la sensibilité du patient. Initialement une phase de test durant deux mois est réalisée et, si cette dernière s'avère positive, le traitement est poursuivi.

Les contre-indications de la stimulation du nerf tibial sont la grossesse, le port d'une prothèse métallique dans la région stimulée, le port d'un pacemaker, des troubles cutanés et une neuropathie périphérique.

Le principal avantage de la stimulation tibiale est l'absence d'effet indésirable ou tout au plus des douleurs ou exceptionnellement un hématome au point de ponction pour la voie percutanée.

Son efficacité est largement prouvée par rapport au placebo (stimulateurs fantômes) (Tableau 1, Tableau 2). Ainsi, les taux de succès rapportés fluctuent entre 32 et 87 % et ce quelle que soit la voie de stimulation [13

Cliquez ici pour aller à la section Références, 14

Cliquez ici pour aller à la section Références, 15

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Cette grande hétérogénéité est principalement liée aux critères d'évaluations utilisés. Toutefois, dans un grand nombre de cas, le succès était défini par une amélioration d'au moins 50 %, d'au moins un des symptômes du syndrome clinique d'hyperactivité vésicale.

Récemment, Ramirez-Garcia et al. ont rapporté une étude contrôlée de non infériorité comparant la stimulation transcutanée à la stimulation percutanée et ont montré l'absence de différences entre ces deux techniques [16

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Des études ayant comparé la neuromodulation tibiale aux anticholinergiques (toltérodine ou oxybutinine) ont montré soit l'absence de différence en termes d'efficacité soit, pour certaines, une supériorité de la stimulation tibiale. En revanche, l'association donnait de meilleurs résultats que la monothérapie [17

Cliquez ici pour aller à la section Références, 18

Cliquez ici pour aller à la section Références, 19

Cliquez ici pour aller à la section Références, 20

Cliquez ici pour aller à la section Références, 21

Cliquez ici pour aller à la section Références, 22

Cliquez ici pour aller à la section Références, 23

Cliquez ici pour aller à la section Références, 24

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Il est à noter que la tolérance était meilleure dans les groupes traités par stimulation du nerf tibial seul.

Des facteurs pronostiques de réponse ont été recherchés et ainsi certains auteurs ont rapporté que l'absence d'hyperactivité du détrusor était associée à une meilleure réponse ainsi qu'un score SF36 élevé avant traitement, pour la stimulation percutanée [25

Cliquez ici pour aller à la section Références, 26

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Toutefois, ces facteurs ne font pas consensus.

Il apparaît que dans la majorité des cas, ce traitement doit être poursuivi dans le temps avec probablement, en tout cas, pour la stimulation percutanée, une diminution de la fréquence des séances. Il a ainsi été rapporté la persistance de l'efficacité à trois ans [27

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Concernant la stimulation transcutanée, la persistance de l'efficacité dans le temps a également été montrée mais toutefois s'agissant d'un traitement auto-administré, le taux d'arrêt semble élevé. Ainsi Leroux et al. ont rapporté un maintien moyen de la stimulation de 8 mois avec pour cause d'arrêt principalement une efficacité jugée insuffisante et comme facteurs pronostiques d'arrêt précoce un score USP supérieur à 11 à l'initiation du traitement [28

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Gordon et al. ont également rapporté un taux d'arrêt élevé chez les patientes réalisant des stimulations percutanées avec seulement 26 % des femmes qui réalisaient la totalité des 12 séances d'initiation du traitement et parmi ces dernières seulement 46 % réalisaient le traitement d'entretien. Les facteurs liés à une meilleure poursuite du traitement étaient les caucasiens et l'antécédent de traitement de première ligne de l'hyperactivité vésicale [29

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Une évolution de la stimulation du nerf tibial se fait vers l'implantation de dispositifs médicaux au contact du nerf tibial placés sous anesthésie locale ou générale. Deux dispositifs sont en cours de développement et les premiers résultats montrent une efficacité comparable à la stimulation percutanée [30

Cliquez ici pour aller à la section Références, 31

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Des études à visée d'enregistrement sont actuellement en cours.

 

La neuromodulation sacrée

Développée à la fin des années 1980 par Tanagho et Schmidt, la neuromodulation sacrée a été pendant longtemps le seul traitement conservateur de l'hyperactivité vésicale réfractaire.

Une électrode quadripolaire est placée sous contrôle radioscopique au contact de la troisième racine sacrée au travers de son foramen et est reliée à un boîtier de stimulation. L'implantation se faisant en deux temps avec une phase test puis une phase d'implantation, le stimulateur initialement est externe et si le test est considéré comme positif, un stimulateur est placé en sous-cutané. Depuis l'introduction de la neuromodulation sacrée, les dispositifs ont largement évolué aussi bien en ce qui concerne le boîtier de stimulation que l'électrode. Ainsi les boîtiers sont aujourd'hui de plus petite taille et évoluent vers des systèmes rechargeables évitant des changements trop fréquents qui sont en train de passer en moyenne de 5 à 15 ans. L'électrode a également évolué avec aujourd'hui des électrodes IRM compatibles et une tige guide à l'extrémité courbée permettant d'augmenter les contacts avec la racine nerveuse.

Aujourd'hui deux dispositifs sont disponibles en France : celui développé par Medtronic® et celui d'Axonics®.

Le mécanisme d'action de la neuromodulation reste aujourd'hui largement méconnu. L'hypothèse la plus fréquemment rapportée est un effet médullaire soit par l'intermédiaire d'interneurones soit par un remodelage neuronal. Un effet direct sur les voies efférentielles innervant les organes pelviens a aussi été évoqué [32

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Enfin, les études en imagerie fonctionnelle ont montré des modifications du contrôle encéphalique de l'appareil vésico-sphinctérien chez des patients répondeurs [33

Cliquez ici pour aller à la section Références].

L'efficacité de la neuromodulation sacrée n'est plus à démontrer. Son évaluation repose sur le catalogue mictionnel mais aussi sur des questionnaires auto-administrés ou évaluant le ressenti du patient de l'amélioration obtenue. Le critère d'efficacité communément retenu est l'amélioration d'au moins de 50 % d'un des symptômes du syndrome clinique d'hyperactivité vésicale. Il s'agit d'ailleurs du critère retenu par les tutelles pour envisager une implantation après une phase de test. Ainsi, les taux d'efficacité du test rapportés fluctuent entre 29 et 90 % en fonction du symptôme étudié [34

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Le chiffre le plus souvent rapporté de positivité du test est de 70 %. Il est toutefois important de souligner que le taux de patients n'ayant plus de fuite d'urines alors qu'ils avaient une incontinence urinaire par urgenturie rapporté par les essais contrôlés variait entre 47 et 56 % [34

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Peu d'études se sont intéressées aux résultats à long terme après implantation. Toutefois, toutes rapportent un maintien des résultats chez au moins 80 % des patients pour une durée de suivi d'au moins 5 ans [35

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Les effets indésirables de la neuromodulation sacrée sont résumés Tableau 3. Ils nécessitent une ré-intervention jusque dans 32 % des cas à 3 ans [36

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Plusieurs facteurs prédictifs de la réponse au test ont été proposés (le sexe, l'antécédent d'hernie discale, l'incontinence urinaire, certains paramètres urodynamiques) mais ils restent encore aujourd'hui largement débattus [37

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Le meilleur facteur prédictif de succès du test est l'obtention d'une réponse motrice sur le plus de contacts possibles pour une stimulation ne dépassant pas 2 milliampères [38

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Après implantation, il a été montré qu'un facteur prédictif de survenue plus fréquente d'effets indésirables est la présence d' antécédents psychiatriques [39

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Une stimulation bilatérale a été proposée pour essayer d'améliorer les résultats lors de la période de test mais malheureusement l'étude contrôlée multicentrique française était négative [40

Cliquez ici pour aller à la section Références].

En cas d'échec secondaire, la modification des paramètres de stimulation peut améliorer la situation. Dans ce cas, il a été proposé récemment d'envisager une stimulation bilatérale en plaçant une nouvelle électrode et un nouveau boîtier controlatéral mais là encore l'étude contrôlée et multicentrique française était négative.

Il n'existe pas de contre-indication à la réalisation d'une neuromodulation sacrée dans le cadre du syndrome clinique d'hyperactivité vésicale réfractaire en dehors de la grossesse. Dans ce dernier cas, chez une patiente implantée, il est recommandé d'arrêter la stimulation dès le début de la grossesse et probablement dès l'arrêt de toute contraception. Il a été récemment rapporté qu'après l'accouchement, la remise en route du système permettait de retrouver la même efficacité dans 80 % des cas [41

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 

Les injections intradétrusoriennes de toxine botulique

Les injections intradétrusoriennes de toxine botulique dans le traitement du syndrome clinique d'hyperactivité vésicale (SCHV) réfractaire ont été proposées pour la première fois au milieu des années 2000 après l'observation chez des patients neurologiques d'une diminution de l'urgenturie ayant fait suspecter un effet sur la voie afférente [42

Cliquez ici pour aller à la section Références].

En effet, il est apparu que la toxine botulique inhibait la libération anormale de certains neurotransmetteurs à partir de l'urothélium comme l'acétylcholine, l'ATP et la substance P.

Parallèlement, elle est responsable d'une diminution de l'expression des récepteurs TRPV1 et P2X3. Cela signe un effet siégeant principalement sur la voie afférentielle même s'il ne peut pas être exclu un effet parallèle, plus modeste, sur la voie efférentielle au niveau de la jonction neuromusculaire [42

Cliquez ici pour aller à la section Références].

De nombreuses études contrôlées ont montré l'efficacité de la toxine botulique A sur le syndrome clinique d'hyperactivité vésicale réfractaire [43

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Le Tableau 4 présente les études contrôlées ayant conduit à l'enregistrement.

Aujourd'hui, seule la toxine botulique A Botox® (Allergan, Irvine, USA), a une autorisation de mise sur le marché en France (AMM) dans cette indication. Cette dernière stipule qu'il s'agit d'un traitement de l'hyperactivité vésicale idiopathique associée à des symptômes incluant 3 épisodes d'incontinence urinaire avec urgenturie sur 3jours et une fréquence urinaire définie par un nombre de mictions supérieur ou égal à 8 par jour et ne répondant pas de manière adéquate aux anticholinergiques (après 3 mois de traitement) ou intolérant aux traitements anticholinergiques et ne répondant pas à la kinésithérapie bien conduite.

Alors que les premières études proposaient une dose de 200 unités Botox®, les études de doses ont rapidement montré que la dose avec le meilleur rapport bénéfice-risque était celle de 100 unités Botox®. L'AMM en France suggère d'envisager une titration avec dans un premier temps une injection à 50 unités Botox®. En cas d'inefficacité, une injection suivante à la dose de 100 unités peut être proposée. Les injections sont réalisées sous contrôle endoscopique en 20 points épargnant le trigone. Classiquement, les injections se font au sein du muscle détrusor mais il a été montré que des injections réalisées au niveau du sous-urothélium étaient tout aussi efficaces.

Les contre-indications sont l'hypersensibilité à la toxine botulique et/ou à ses excipients, la myasthénie, la grossesse et l'allaitement, les infections urinaires en cours, l'impossibilité et le refus de réaliser l'autosondage et une autre injection de toxine botulique dans les 3 mois précédant quel qu'en soit le site.

La toxine botulique A est efficace sur l'ensemble des symptômes du syndrome clinique d'hyperactivité vésicale. Ainsi il a été montré une diminution du nombre d'épisodes d'urgenturie jusqu'à 53±7 %, la réduction des épisodes d'incontinence urinaire par urgenturie de 68±6 %, un retour à la continence pouvant atteindre 57±6 %, une augmentation de la capacité vésicale fonctionnelle pouvant atteindre 58 % et une amélioration de la qualité de vie mesurée par les scores UDI6 et IIQ7 pouvant atteindre respectivement 39 et 53 % [44

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Dans le bilan pré-injection, alors que l'AMM n'impose pas la réalisation d'examens particuliers, certains experts recommandent la réalisation systématique d'un bilan urodynamique ou au moins chez des patients à risques d'avoir des troubles de la phase mictionnelle incluant les sujets âgés de plus de 65 ans, les hommes, les antécédents de chirurgie pelvienne ou d'échec de neuromodulation sacrée, une incontinence urinaire mixte, une anormalité de la débitmétrie ou la présence d'un résidu post mictionnel significatif [45

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Le risque principal est la survenue d'une dysurie voire d'une rétention complète d'urines imposant la réalisation du cathétérisme intermittent. Il est difficile aujourd'hui de déterminer avec précision le risque de nécessité du cathétérisme intermittent du fait d'une part des doses utilisées dans les études et surtout de l'indication aux cathétérismes intermittents retenus par les auteurs.

Toutefois, ce risque est probablement inférieur à 10 % et semble même être de l'ordre de 3,5 % pour une dose de 50 unités Botox® et de 6,9 % pour une dose de 100 unités Botox® [46

Cliquez ici pour aller à la section Références, 47

Cliquez ici pour aller à la section Références, 48

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Quoi qu'il en soit, il est indispensable que les patients soient prévenus de ce risque et qu'ils soient aptes, le cas échéant, à réaliser l'autosondage.

Ces complications sont toutefois totalement réversibles et doivent systématiquement être recherchées au décours de l'injection. Pour cela un consensus d'experts français recommande, après la première injection, une consultation d'évaluation de l'efficacité dans les trois mois suivant l'injection comportant en particulier la réalisation d'une débitmétrie et de la mesure du résidu post mictionnel [45

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Cette consultation doit probablement intervenir entre 15jours et 6 semaines après l'injection car c'est à ce moment-là que le risque de dysurie et de rétention est le plus élevé.

Le délai d'apparition de l'efficacité de la toxine est au maximum de deux semaines et cette efficacité dure en moyenne entre 6 et 9 mois. Elles sont alors renouvelées. Les différentes études ayant évalué les résultats d'injections répétées de toxine botulique dans le cadre du SCHV réfractaire ont montré la persistance de l'efficacité des injections dans le temps jusqu'à au moins 3,5 ans [49

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 

Quel traitement proposer en première intention devant un syndrome clinique d'hyperactivité vésicale réfractaire ?

Du fait de son caractère non invasif, le traitement le plus souvent proposé en première intention en cas de SCHV réfractaire est la stimulation transcutanée du nerf tibial. Lorsque cette dernière est en échec et dans la mesure où elle n'est pas prédictive du résultat de la neuromodulation sacrée, deux choix sont possibles : les injections intradétrusoriennes de toxine botulique ou la neuromodulation sacrée. En se basant sur les indications lors du marquage CE et sur l'autorisation de mise sur le marché, les injections intradétrusoriennes de toxine botulique ne devraient être proposées que chez les patients ayant un SCHV incluant une incontinence urinaire par urgenturie. Toutefois, plusieurs études ont montré qu'elles étaient également efficaces en l'absence de fuites d'urines.

L'étude ROSETTA a essayé de répondre à cette question au travers d'un essai contrôlé ayant inclus 364 femmes avec une incontinence urinaire par urgenturie réfractaire. Elle n'a pas montré de différences en termes d'efficacité entre les deux modalités thérapeutiques mais une plus grande satisfaction dans le groupe toxine, au prix toutefois d'un taux plus élevé d'infections urinaires. Il est important de souligner que la dose utilisée de toxine botulique était de 200 unités Botox®, ce qui n'est pas la dose utilisée en routine dans cette population [50

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'analyse médico-économique était quant à elle en faveur de la toxine botulique mais là encore les neuromodulateurs utilisés n'étaient pas ceux actuellement disponibles et notamment n'étaient pas rechargeables [51

Cliquez ici pour aller à la section Références].

La neuromodulation sacrée au-delà du traitement du SCHV réfractaire permet également de traiter les troubles recto-anaux et peut-être certains troubles sexuels ou syndrome douloureux vésicaux [52

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La double incontinence associant une incontinence urinaire par urgenturie et une incontinence fécale survient jusque dans 20 % des cas de patientes consultant pour une incontinence urinaire par urgenturie. Dans cette situation, il semble préférable de proposer une neuromodulation sacrée plutôt que des injections intradétrusoriennes de toxine botulique.

Au final, le choix se fait principalement par le patient après une information complète sur les bénéfices et risques des thérapies [53

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Il est également à noter que débuter par un traitement n'obère pas la possibilité de proposer un autre dans un deuxième temps [37

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 

Reste-t-il une place pour les traitements chirurgicaux du SCHV réfractaire ?

Les traitements chirurgicaux du SCHV réfractaire comprennent la myomectomie du détrusor, l'entérocystoplastie d'agrandissement et la dérivation urinaire non continente. Ces interventions chirurgicales sont actuellement exceptionnellement réalisées dans cette indication en particulier du fait de l'efficacité des traitements conservateurs.

La myomectomie du détrusor consiste à inciser le muscle et le séparer ainsi de la muqueuse sous-jacente. Elle est réalisée principalement au niveau du dôme vésical et créé ainsi un pseudo-diverticule dont l'objectif est d'augmenter la capacité vésicale fonctionnelle. Même si des taux élevés de succès allant de 60 à 80 % ont pu être rapportés, cette technique est peu utilisée du fait de son évolution dans le temps vers une fibrose du pseudo-diverticule et le risque de complications incluant en particulier des ruptures spontanées de la vessie et des sepsis [54

Cliquez ici pour aller à la section Références, 55

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Elle implique fréquemment la réalisation du cathétérisme intermittent. De nombreux auteurs préconisent de l'abandonner au profit de l'entérocystoplastie d'agrandissement [56

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Cette dernière consiste soit à placer un patch d'iléon après incision sagittale ou transversale de la vessie (CLAM cystoplastie) soit au remplacement de la partie mobile de la vessie par une entérocystoplastie après réalisation d'une cystectomie sus-trigonale. Cette dernière option est la plus fréquemment recommandée. L'objectif est d'augmenter la capacité vésicale, la compliance et de diminuer les pressions intravésicales. Les taux de succès rapportés chez les patients ayant une incontinence urinaire par urgenturie sont un taux de continence de l'ordre de 50 % et d'amélioration de 25 %. [57

Cliquez ici pour aller à la section Références] Elle implique la réalisation du cathétérisme intermittent dans 26 à 100 % des cas et peut se compliquer à terme de lithiases (3-52 %), d'infections urinaires récidivantes (4-43 %), de perforations vésicales (0,8-13 %) et de troubles métaboliques pouvant être responsables d'une altération de la fonction rénale [58

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Une dérivation urinaire non continente peut être proposée en dernier recours en particulier en cas d'échec d'entérocystoplastie d'agrandissement. Aujourd'hui, elle n'est toutefois quasiment plus réalisée pour cette indication.

 

Les nouvelles thérapeutiques potentielles du SCHV réfractaire

Un certain nombre de traitements font l'objet d'évaluation pour le traitement du SCHV réfractaire. Aucun de ces traitements n'est à ce jour validé et il ne peut donc être envisagé que dans le cadre de protocoles de recherche clinique.

Ils comprennent la toxine botulique encapsulée dans un liposome, la neuromodulation sacrée transcutanée, les thérapies géniques, la neuromodulation pudendale, la stimulation du nerf génital dorsal, la radiofréquence et le laser.

La toxine botulique encapsulée dans un liposome aurait pour avantage une meilleure pénétration au niveau de l'urothélium et a pour avantage d'être administrée par instillations endovésicales. Les premières études ont montré une diminution de la pollakiurie et des épisodes d'urgenturie sans majoration des effets secondaires par rapport au placebo. En revanche, l'effet sur l'incontinence urinaire par urgenturie reste incertain [59

Cliquez ici pour aller à la section Références].

La thérapie génique peut se faire soit par instillations ou injections de plasmides modifiant les récepteurs en particulier potassiques au niveau de l'urothélium [60

Cliquez ici pour aller à la section Références]. D'autres études ont été proposées en injectant des cellules musculaires directement dans le détrusor. Ces résultats restent encore aujourd'hui très préliminaires.

La neuromodulation sacrée transcutanée consiste à disposer des électrodes de surface en regard des racines sacrées S3. Certaines études ont montré des résultats comparables à ceux de la stimulation du nerf tibial [61

Cliquez ici pour aller à la section Références].

La neuromodulation pudendale consiste à placer une électrode quadripolaire au contact du nerf pudendal avec des taux de réponses supérieurs par comparaison à la neuromodulation sacrée [62

Cliquez ici pour aller à la section Références].

La stimulation du nerf génital dorsal consiste à stimuler cette branche terminale du nerf pudendal à l'aide d'aiguilles ou d'électrodes de surface. Le nombre de patients aujourd'hui traité reste limité mais les résultats montrent jusqu'à 76 % de patients améliorés en particulier en cas d'incontinence urinaire par urgenturie [63

Cliquez ici pour aller à la section Références].

La radiofréquence a pour objectif d'obtenir une dénervation sélective de la vessie en agissant au niveau des nerfs sensitifs du trigone, là encore même si les effectifs étaient limités, les résultats rapportés sont encourageants avec un taux de réponse de 72 % à un mois et 69 % à un an. Toutefois, des complications y compris sévères ont été rapportées à type de vaginite, dermatite, douleurs permanentes, sensations de brûlures et d'obstructions urétérales compliquées de pyélonéphrite obstructive [64

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Une étude s'est intéressée au traitement de l'hyperactivité vésicale par laser appliqué au niveau vaginal et périnéal. Elle montrait une amélioration de la symptomatologie chez les quelques patientes traitées [65

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 

Conclusion

Même si sa définition n'est pas complètement établie, plusieurs traitements du syndrome clinique d'hyperactivité vésicale réfractaire sont aujourd'hui disponibles et ont fait la preuve de leur efficacité.

D'autres traitements sont actuellement en cours d'évaluation mais ne peuvent être proposés aujourd'hui que dans le cadre de protocoles de recherche clinique.

 

Déclaration de liens d'intérêts

X.G. : Pierre Fabre Médicament, Allergan, Medtronic, Mylan.

V.P. : Pierre Fabre Médicament, Allergan, Medtronic.

   

 



Tableau 1 - Essais contrôlés ayant évaluer la stimulation transcutanée du nerf tibial.
Svihra [17 2002  28  Femmes  Sham
Oxybutinine 
30  IPSS, I-QOL  Supériorité de la STNT 
Bellette [66 2009  37  Femmes  Sham  10  30  Calendrier mictionnel
Questionnaire OAB 
Supériorité de la STNT pour nombre d'épisodes d'urgenturie, pollakiurie et questionnaire
Pas de différence pour nycturie 
Schreiner [67 2010  51  Femmes  Rééducation périnéo-sphinctérienne
Réentraînement vésical 
10  30  12  Calendrier mictionnel
ICIQ-UI SF 
Supériorité de la STNT pour la pollakiurie, la nycturie et les épisodes d'incontinence urinaire par urgenturie 
Surbala [68 2014  44  30 femmes
14 hommes 
Stimulation transcutanée en regard d'un foramen sacré
Et association STNT et Stimulation transcutanée en regard d'un foramen sacré 
10  20  OABSS, UDI-6, IIQ-7  Pas de différence entre les groupes 
Souto [18 2014  75  Femmes  Oxybutinine
Et association oxybutinine+STNT 
10  30  24  Calendrier mictionnel
ICIQ-UI SF
Questionnaire OAB 
Supériorité de l'association
Supériorité de la STNT par rapport à l'oxybutinine 
Manriquez [19 2016  70  Femmes  Oxybutinine  20  30  12  Calendrier mictionnel
Questionnaire OAB 
Pas de différence entre les groupes pour urgenturie, pollakiurie, nycturie, incontinence urinaire et questionnaire 

 

Légende :
STNT : stimulation transcutanée du nerf tibial.
 

Tableau 2 - Essais contrôlés ayant évaluer la stimulation percutanée du nerf tibial.
Auteur  Année  n   Sexe  Comparateur  Modalités  Suivi (semaines)  Paramètres étudiés  Résultats 
Karademir [20 2005  43  Mixte  SPNT+oxybutinine  60minutes une fois par semaine  Calendrier mictionnel
Questionnaire qualité de vie 
Supériorité de l'association sauf pour urgenturie et pollakiurie 
Preyer [21 2007  31  Femmes  Toltérodine  30minutes une fois par semaine  12  Calendrier mictionnel
Questionnaire qualité de vie 
Pas de différence entre les groupes 
Finazzi-Agro [12 2009  24  Femmes  Sham  30minutes trois fois par semaine  Nombre d'épisodes d'incontinence urinaire par urgenturie  Supériorité de la SPNT 
Peters [22 2009  86  Mixte  Toltérodine  30minutes une fois par semaine  12  Calendrier mictionnel
Questionnaire OAB 
Pas de différence entre les groupes 
Finazzi-Agro [69 2010  32  Femmes  Sham  30minutes trois fois par semaine  Calendrier mictionnel
Questionnaire qualité de vie 
Supériorité de la SPNT pour tous les paramètres 
Peters [70 2010  208  Mixte  Sham  30minutes une fois par semaine  12  Calendrier mictionnel
Questionnaires qualité de vie et OAB 
Supériorité de la SPNT pour tous les paramètres 
Sancaktar [23 2010  38  Femmes  Toltérodine
SPNT+Toltérodine 
30minutes une fois par semaine  12  Calendrier mictionnel
Questionnaire IIQ-7 
Efficacité comparable association et SPNT
Supériorité de l'association sur la toltérodine seule 
Vecchioli-Scaldazza [24 2013  37  Femmes  Solifénacine  30minutes deux fois par semaine  12  Calendrier mictionnel
Questionnaires qualité de vie et perception de la sévérité 
Supériorité de la SPNT pour tous les paramètres 

 

Légende :
SPNT : stimulation percutanée du nerf tibial.
 

Tableau 3 - Prévalence des effets indésirables de la neuromodulation sacrée d'après Weil [71], Hassouna [72] et Siegel [36].
Complications  Prévalence (%) 
Douleurs au site d'implantation  15-42 
Migration électrode  7-21 
Douleurs au site de ponction  5,4-19,1 
Douleurs des membres inférieurs  3,7-18 
Infection  5,7-6,7 

 

Tableau 4 - Essais contrôlés prospectifs multicentriques ayant conduit à l'enregistrement de la toxine botulique A Botox® pour le traitement du syndrome clinique d'hyperactivité vésicale réfractaire.
Auteurs  Année  Phase  n   Doses (U Botox®)  Comparateur  Critère de jugement principal  Suivi (mois)  Résultats 
Denys [46 2012  77  50-100-un150  Placebo  Amélioration de plus de 50 % des épisodes d'urgenturie et d'incontinence urinaire par urgenturie  Supériorité de la toxine par rapport au placebo pour doses de 100 et 150 U 
Nitti [48 2012  557  100  Placebo  Nombre d'épisodes d'incontinence urinaire par urgenturie et échelle TBS  Supériorité de la toxine 
Chapple [47 2013  548  100  Placebo  Nombre d'épisodes d'incontinence urinaire par urgenturie et échelle TBS  Supériorité de la toxine 

 

Légende :
TBS : treatment benefit scale .
 
 
 

Références

 

Corcos J., Przydacz M., Campeau L., Gray G., Hickling D., Honeine C., et al. CUA guideline on adult overactive bladder Can Urol Assoc J 2017 ;  11 : E142-E17310.5489/cuaj.4586 [cross-ref]
 
Goldman H.B., Wyndaele J.-J., Kaplan S.A., Wang J.T., Ntanios F. Defining response and non-response to treatment in patients with overactive bladder: a systematic review Curr Med Res Opin 2014 ;  30 : 509-52610.1185/03007995.2013.860021 [cross-ref]
 
Amarenco G., Deffieux X. Quelle définition pour l'hyperactivité vésicale réfractaire ? Prog Urol 2014 ;  24 : 213-21410.1016/j.purol.2014.01.004 [inter-ref]
 
Phé V., de Wachter S., Rouprêt M., Chartier-Kastler E. How to define a refractory idiopathic overactive bladder? Neurourol Urodyn 2015 ;  34 : 2-1110.1002/nau.22512
 
Lightner D.J., Gomelsky A., Souter L., Vasavada S.P. Diagnosis and treatment of overactive bladder (non-neurogenic) in adults: AUA/SUFU Guideline Amendment 2019 J Urol 2019 ;  202 : 558-56310.1097/JU.0000000000000309 [cross-ref]
 
Chen L.-C., Kuo H.-C. Current management of refractory overactive bladder Low Urin Tract Symptoms 2020 ;  12 : 109-11610.1111/luts.12304 [cross-ref]
 
Cooperberg M.R., Stoller M.L. Percutaneous neuromodulation Urol Clin North Am 2005 ;  32 : 71-7810.1016/j.ucl.2004.09.007[vii].  [inter-ref]
 
Hentzen C., Haddad R., Sheikh Ismaël S., Chesnel C., Robain G., Amarenco G. Efficacy of posterior tibial nerve stimulation (PTNS) on overactive bladder in older adults Eur Geriatr Med 2018 ;  9 : 249-253 [cross-ref]
 
Elder C.W., Yoo P.B. A finite element modeling study of peripheral nerve recruitment by percutaneous tibial nerve stimulation in the human lower leg Med Eng Phys 2018 ;  53 : 32-3810.1016/j.medengphy.2018.01.004 [cross-ref]
 
Elder C.W., Yoo P.B. Co-activation of saphenous nerve fibers: a potential therapeutic mechanism of percutaneous tibial nerve stimulation? Conf Proc IEEE Eng Med Biol Soc 2016 ;  2016 : 3129-313210.1109/EMBC.2016.7591392 [cross-ref]
 
Sharan E., Hunter K., Hassouna M., Yoo P.B. Characterizing the transcutaneous electrical recruitment of lower leg afferents in healthy adults: implications for non-invasive treatment of overactive bladder BMC Urol 2018 ;  18 : 1010.1186/s12894-018-0322-y
 
Finazzi-Agrò E., Rocchi C., Pachatz C., Petta F., Spera E., Mori F., et al. Percutaneous tibial nerve stimulation produces effects on brain activity: study on the modifications of the long latency somatosensory evoked potentials Neurourol Urodyn 2009 ;  28 : 320-32410.1002/nau.20651
 
Booth J., Connelly L., Dickson S., Duncan F., Lawrence M. The effectiveness of transcutaneous tibial nerve stimulation (TTNS) for adults with overactive bladder syndrome: a systematic review Neurourol Urodyn 2018 ;  37 : 528-54110.1002/nau.23351 [cross-ref]
 
Wibisono E., Rahardjo H.E. Effectiveness of short term percutaneous tibial nerve stimulation for non-neurogenic overactive bladder syndrome in adults: a meta-analysis Acta Med Indones 2015 ;  47 : 188-200
 
Burton C., Sajja A., Latthe P.M. Effectiveness of percutaneous posterior tibial nerve stimulation for overactive bladder: a systematic review and meta-analysis Neurourol Urodyn 2012 ;  31 : 1206-121610.1002/nau.22251 [cross-ref]
 
Ramírez-García I., Blanco-Ratto L., Kauffmann S., Carralero-Martínez A., Sánchez E. Efficacy of transcutaneous stimulation of the posterior tibial nerve compared to percutaneous stimulation in idiopathic overactive bladder syndrome: Randomized control trial Neurourol Urodyn 2019 ;  38 : 261-26810.1002/nau.23843
 
Svihra J., Kurca E., Luptak J., Kliment J. Neuromodulative treatment of overactive bladder--noninvasive tibial nerve stimulation Bratisl Lek Listy 2002 ;  103 : 480-483
 
Souto S.C., Reis L.O., Palma T., Palma P., Denardi F. Prospective and randomized comparison of electrical stimulation of the posterior tibial nerve versus oxybutynin versus their combination for treatment of women with overactive bladder syndrome World J Urol 2014 ;  32 : 179-18410.1007/s00345-013-1112-5 [cross-ref]
 
Manríquez V., Guzmán R., Naser M., Aguilera A., Narvaez S., Castro A., et al. Transcutaneous posterior tibial nerve stimulation versus extended release oxybutynin in overactive bladder patients. A prospective randomized trial Eur J Obstet Gynecol Reprod Biol 2016 ;  196 : 6-1010.1016/j.ejogrb.2015.09.020
 
Karademir K., Baykal K., Sen B., Senkul T., Iseri C., Erden D. A peripheric neuromodulation technique for curing detrusor overactivity: stoller afferent neurostimulation Scand J Urol Nephrol 2005 ;  39 : 230-23310.1080/00365590510031147 [cross-ref]
 
Preyer O., Umek W., Laml T., Bjelic-Radisic V., Gabriel B., Mittlboeck M., et al. Percutaneous tibial nerve stimulation versus tolterodine for overactive bladder in women: a randomised controlled trial Eur J Obstet Gynecol Reprod Biol 2015 ;  191 : 51-5610.1016/j.ejogrb.2015.05.014 [cross-ref]
 
Peters K.M., Macdiarmid S.A., Wooldridge L.S., Leong F.C., Shobeiri S.A., Rovner E.S., et al. Randomized trial of percutaneous tibial nerve stimulation versus extended-release tolterodine: results from the overactive bladder innovative therapy trial J Urol 2009 ;  182 : 1055-106110.1016/j.juro.2009.05.045 [cross-ref]
 
Sancaktar M., Ceyhan S.T., Akyol I., Muhcu M., Alanbay I., Mutlu Ercan C., et al. The outcome of adding peripheral neuromodulation (Stoller afferent neuro-stimulation) to anti-muscarinic therapy in women with severe overactive bladder Gynecol Endocrinol 2010 ;  26 : 729-73210.3109/09513591003649815 [cross-ref]
 
Vecchioli-Scaldazza C., Morosetti C., Berouz A., Giannubilo W., Ferrara V. Solifenacin succinate versus percutaneous tibial nerve stimulation in women with overactive bladder syndrome: results of a randomized controlled crossover study Gynecol Obstet Invest 2013 ;  75 : 230-23410.1159/000350216 [cross-ref]
 
van Balken M.R., Vergunst H., Bemelmans B.L.H. Prognostic factors for successful percutaneous tibial nerve stimulation Eur Urol 2006 ;  49 : 360-36510.1016/j.eururo.2005.10.019 [cross-ref]
 
Vandoninck V., van Balken M.R., Finazzi Agrò E., Petta F., Micali F., Heesakkers J.P.F.A., et al. Percutaneous tibial nerve stimulation in the treatment of overactive bladder: urodynamic data Neurourol Urodyn 2003 ;  22 : 227-23210.1002/nau.10111 [cross-ref]
 
Peters K.M., Carrico D.J., Wooldridge L.S., Miller C.J., MacDiarmid S.A. Percutaneous tibial nerve stimulation for the long-term treatment of overactive bladder: 3-year results of the STEP study J Urol 2013 ;  189 : 2194-220110.1016/j.juro.2012.11.175 [cross-ref]
 
Leroux P.-A., Brassart E., Lebdai S., Azzouzi A.-R., Bigot P., Carrouget J. Transcutaneous tibial nerve stimulation: 2 years follow-up outcomes in the management of anticholinergic refractory overactive bladder World J Urol 2018 ;  36 : 1455-146010.1007/s00345-018-2296-5 [cross-ref]
 
Gordon T., Merchant M., Ramm O., Patel M. Factors associated with long-term use of percutaneous tibial nerve stimulation for management of overactive bladder syndrome Female Pelvic Med Reconstr Surg 2020 ; 10.1097/SPV.0000000000000911[Sous presse].
 
van Breda H.M.K., Martens F.M.J., Tromp J., Heesakkers J.P.F.A. A new implanted posterior tibial nerve stimulator for the treatment of overactive bladder syndrome: 3-month results of a novel therapy at a single center J Urol 2017 ;  198 : 205-21010.1016/j.juro.2017.01.078 [cross-ref]
 
MacDiarmid S., Staskin D.R., Lucente V., Kaaki B., English S., Gilling P., et al. Feasibility of a fully implanted, nickel sized and shaped tibial nerve stimulator for the treatment of overactive bladder syndrome with urgency urinary incontinence J Urol 2019 ;  201 : 967-97210.1016/j.juro.2018.10.017 [cross-ref]
 
de Groat W.C., Griffiths D., Yoshimura N. Neural control of the lower urinary tract Compr Physiol 2015 ;  5 : 327-39610.1002/cphy.c130056
 
Weissbart S.J., Bhavsar R., Rao H., Wein A.J., Detre J.A., Arya L.A., et al. Specific changes in brain activity during urgency in women with overactive bladder after successful sacral neuromodulation: a functional magnetic resonance imaging study J Urol 2018 ;  200 : 382-38810.1016/j.juro.2018.03.129 [cross-ref]
 
Tutolo M., Ammirati E., Heesakkers J., Kessler T.M., Peters K.M., Rashid T., et al. Efficacy and safety of sacral and percutaneous tibial neuromodulation in non-neurogenic lower urinary tract dysfunction and chronic pelvic pain: a systematic review of the literature Eur Urol 2018 ;  73 : 406-41810.1016/j.eururo.2017.11.002 [cross-ref]
 
Siegel S., Noblett K., Mangel J., Bennett J., Griebling T.L., Sutherland S.E., et al. Five-year followup results of a prospective, multicenter study of patients with overactive bladder treated with sacral neuromodulation J Urol 2018 ;  199 : 229-23610.1016/j.juro.2017.07.010 [cross-ref]
 
Siegel S., Noblett K., Mangel J., Griebling T.L., Sutherland S.E., Bird E.T., et al. Three-year follow-up results of a prospective, multicenter study in overactive bladder subjects treated with sacral neuromodulation Urology 2016 ;  94 : 57-6310.1016/j.urology.2016.04.024 [inter-ref]
 
Chermansky C., Schurch B., Rahnama'i M.S., Averbeck M.A., Malde S., Mancini V., et al. How can we better manage drug-resistant OAB/DO? ICI-RS 2018 Neurourol Urodyn 2019 ;  38 (Suppl 5) : S46-S5510.1002/nau.24055
 
Goldman H.B., Lloyd J.C., Noblett K.L., Carey M.P., Castaño Botero J.C., Gajewski J.B., et al. International Continence Society best practice statement for use of sacral neuromodulation Neurourol Urodyn 2018 ;  37 : 1823-184810.1002/nau.23515 [cross-ref]
 
Marcelissen T.A.T., Leong R.K., Nieman F.H.M., van Lankveld J.J.D.M., van Kerrebroeck P.E.V., de Wachter S.G.G. Psychological and psychiatric factors as predictors for success in sacral neuromodulation treatment BJU Int 2011 ;  108 : 1834-183810.1111/j.1464-410X.2011.10205.x [cross-ref]
 
Wagner L, Alonso S, Le Normand L, Faix A, Kabani S, Castelli C, et al. Unilateral versus bilateral sacral neuromodulation test in the treatment of refractory idiopathic overactive bladder: A randomized controlled pilot trial. Neurourol Urodyn; [sous presse].
 
Roulette P., Castel-Lacanal E., Sanson S., Caremel R., Phé V., Bart S., et al. Sacral neuromodulation and pregnancy: results of a national survey carried out for the neuro-urology committee of the French Association of Urology (AFU) Neurourol Urodyn 2018 ;  37 : 792-79810.1002/nau.23349 [cross-ref]
 
Apostolidis A., Dasgupta P., Fowler C.J. Proposed mechanism for the efficacy of injected botulinum toxin in the treatment of human detrusor overactivity Eur Urol 2006 ;  49 : 644-65010.1016/j.eururo.2005.12.010 [cross-ref]
 
Moyson J., Legrand F., Vanden Bossche M., Quackels T., Roumeguère T. Hyperactivité vésicale idiopathique : efficacité et tolérance des traitements pharmacologiques : revue de la littérature Prog Urol 2017 ;  27 : 203-22810.1016/j.purol.2016.12.011 [cross-ref]
 
Caremel R., Cornu J.-N., Kerdraon J., Castel-Lacanal E., Bastide C., Bruyère F., et al. Les médicaments de la vessie Prog Urol 2013 ;  23 : 1271-128610.1016/j.purol.2013.09.020 [inter-ref]
 
Hermieu J.-F., Ballanger P., Amarenco G., Chartier-Kastler E., Cosson M., Costa P., et al. Recommandations pour l'utilisation de la toxine botulinique de type A (Botox®) dans l'hyperactivité vésicale réfractaire idiopathique Prog Urol 2013 ;  23 : 1457-146310.1016/j.purol.2013.10.006 [inter-ref]
 
Denys P., Le Normand L., Ghout I., Costa P., Chartier-Kastler E., Grise P., et al. Efficacy and safety of low doses of onabotulinumtoxinA for the treatment of refractory idiopathic overactive bladder: a multicentre, double-blind, randomised, placebo-controlled dose-ranging study Eur Urol 2012 ;  61 : 520-52910.1016/j.eururo.2011.10.028 [cross-ref]
 
Chapple C., Sievert K.-D., MacDiarmid S., Khullar V., Radziszewski P., Nardo C., et al. OnabotulinumtoxinA 100 U significantly improves all idiopathic overactive bladder symptoms and quality of life in patients with overactive bladder and urinary incontinence: a randomised, double-blind, placebo-controlled trial Eur Urol 2013 ;  64 : 249-25610.1016/j.eururo.2013.04.001 [cross-ref]
 
Nitti V.W., Dmochowski R., Herschorn S., Sand P., Thompson C., Nardo C., et al. OnabotulinumtoxinA for the treatment of patients with overactive bladder and urinary incontinence: results of a phase 3, randomized, placebo controlled trial J Urol 2013 ;  189 : 2186-219310.1016/j.juro.2012.12.022 [cross-ref]
 
Nitti V.W., Ginsberg D., Sievert K.-D., Sussman D., Radomski S., Sand P., et al. Durable efficacy and safety of long-term onabotulinumtoxina treatment in patients with overactive bladder syndrome: final results of a 3.5-year study J Urol 2016 ;  196 : 791-80010.1016/j.juro.2016.03.146 [cross-ref]
 
Amundsen C.L., Richter H.E., Menefee S.A., Komesu Y.M., Arya L.A., Gregory W.T., et al. Onabotulinumtoxin A vs sacral neuromodulation on refractory urgency urinary incontinence in women: a randomized clinical trial JAMA 2016 ;  316 : 1366-137410.1001/jama.2016.14617 [cross-ref]
 
Harvie H.S., Amundsen C.L., Neuwahl S.J., Honeycutt A.A., Lukacz E.S., Sung V.W., et al. Cost-effectiveness of sacral neuromodulation versus OnabotulinumtoxinA for refractory urgency urinary incontinence: results of the ROSETTA randomized trial J Urol 2020 ;  203 : 969-97710.1097/JU. 0000000000000656 [cross-ref]
 
Moore C.K., Rueb J.J., Derisavifard S. What is new in neuromodulation? Curr Urol Rep 2019 ;  20 : 5510.1007/s11934-019-0920-6
 
Hashim H., Beusterien K., Bridges J.F.P., Amos K., Cardozo L. Patient preferences for treating refractory overactive bladder in the UK Int Urol Nephrol 2015 ;  47 : 1619-162710.1007/s11255-015-1100-3 [cross-ref]
 
Swami K.S., Feneley R.C., Hammonds J.C., Abrams P. Detrusor myectomy for detrusor overactivity: a minimum 1-year follow-up Br J Urol 1998 ;  81 : 68-7210.1046/j.1464-410x.1998.00474.x [cross-ref]
 
Kumar S.P.V., Abrams P.H. Detrusor myectomy: long-term results with a minimum follow-up of 2 years BJU Int 2005 ;  96 : 341-34410.1111/j.1464-410X.2005.05628.x [cross-ref]
 
Tse V., King J., Dowling C., English S., Gray K., Millard R., et al. Conjoint Urological Society of Australia and New Zealand (USANZ) and Urogynaecological Society of Australasia (UGSA) Guidelines on the management of adult non-neurogenic overactive bladder BJU Int 2016 ;  117 : 34-4710.1111/bju.13246 [cross-ref]
 
Awad S.A., Al-Zahrani H.M., Gajewski J.B., Bourque-Kehoe A.A. Long-term results and complications of augmentation ileocystoplasty for idiopathic urge incontinence in women Br J Urol 1998 ;  81 : 569-57310.1046/j.1464-410x.1998.00549.x [cross-ref]
 
Greenwell T.J., Venn S.N., Mundy A.R. Augmentation cystoplasty BJU Int 2001 ;  88 : 511-52510.1046/j.1464-4096.2001.001206 [cross-ref]
 
Kuo H.-C., Liu H.-T., Chuang Y.-C., Birder L.A., Chancellor M.B. Pilot study of liposome-encapsulated onabotulinumtoxina for patients with overactive bladder: a single-center study Eur Urol 2014 ;  65 : 1117-112410.1016/j.eururo.2014.01.036 [cross-ref]
 
Rovner E., Chai T.C., Jacobs S., Christ G., Andersson K.-E., Efros M., et al. Evaluating the safety and potential activity of URO-902 (hMaxi-K) gene transfer by intravesical instillation or direct injection into the bladder wall in female participants with idiopathic (non-neurogenic) overactive bladder syndrome and detrusor overactivity from two double-blind, imbalanced, placebo-controlled randomized phase 1 trials Neurourol Urodyn 2020 ;  39 : 744-75310.1002/nau.24272 [cross-ref]
 
Jacomo R.H., Alves A.T., Lucio A., Garcia P.A., Lorena D.C.R., de Sousa J.B. Transcutaneous tibial nerve stimulation versus parasacral stimulation in the treatment of overactive bladder in elderly people: a triple-blinded randomized controlled trial Clinics (Sao Paulo) 2020 ;  75 : e147710.6061/clinics/2020/e1477
 
Peters K.M., Feber K.M., Bennett R.C. Sacral versus pudendal nerve stimulation for voiding dysfunction: a prospective, single-blinded, randomized, crossover trial Neurourol Urodyn 2005 ;  24 : 643-64710.1002/nau.20174 [cross-ref]
 
Goldman H.B., Amundsen C.L., Mangel J., Grill J., Bennett M., Gustafson K.J., et al. Dorsal genital nerve stimulation for the treatment of overactive bladder symptoms Neurourol Urodyn 2008 ;  27 : 499-50310.1002/nau.20544 [cross-ref]
 
Robinson D., Flint R., Veit-Rubin N., Araklitis G., Cardozo L. Is there enough evidence to justify the use of laser and other thermal therapies in female lower urinary tract dysfunction? Report from the ICI-RS 2019 Neurourol Urodyn 2020 ;  39 (Suppl 3) : S140-S14710.1002/nau.24298
 
Charalampous I., Tailor V.K., Digesu A. Vaginal laser for overactive bladder syndrome Int Urogynecol J 2020 ;  31 : 1515-151710.1007/s00192-020-04319-z [cross-ref]
 
Bellette P.O., Rodrigues-Palma P.C., Hermann V., Riccetto C., Bigozzi M., Olivares J.M. Electroestimulación del nervio tibial posterior para el tratamiento de la vejiga hiperactiva. estudio prospectivo y controlado Actas Urol Esp 2009 ;  33 : 58-6310.1016/s0210-4806(09)74003-3 [cross-ref]
 
Schreiner L., dos Santos T.G., Knorst M.R., da Silva Filho I.G. Randomized trial of transcutaneous tibial nerve stimulation to treat urge urinary incontinence in older women Int Urogynecol J 2010 ;  21 : 1065-107010.1007/s00192-010-1165-6 [cross-ref]
 
Surbala L., Khuman P.R., Devanshi V.M.B. Neuromodulation for overactive bladder with transcutaneous electrical nerve stimulation in adults - a randomized clinical study Int J Pharma Bio Sci 2014 ;  5 (4) : B671-B679
 
Finazzi-Agrò E., Petta F., Sciobica F., Pasqualetti P., Musco S., Bove P. Percutaneous tibial nerve stimulation effects on detrusor overactivity incontinence are not due to a placebo effect: a randomized, double-blind, placebo controlled trial J Urol 2010 ;  184 : 2001-200610.1016/j.juro.2010.06.113
 
Peters K.M., Carrico D.J., Perez-Marrero R.A., Khan A.U., Wooldridge L.S., Davis G.L., et al. Randomized trial of percutaneous tibial nerve stimulation versus Sham efficacy in the treatment of overactive bladder syndrome: results from the SUmiT trial J Urol 2010 ;  183 : 1438-144310.1016/j.juro.2009.12.036 [cross-ref]
 
Weil E.H., Ruiz-Cerdá J.L., Eerdmans P.H., Janknegt R.A., Bemelmans B.L., van Kerrebroeck P.E. Sacral root neuromodulation in the treatment of refractory urinary urge incontinence: a prospective randomized clinical trial Eur Urol 2000 ;  37 : 161-17110.1159/000020134 [cross-ref]
 
Hassouna M.M., Siegel S.W., Nÿeholt A.A., Elhilali M.M., van Kerrebroeck P.E., Das A.K., et al. Sacral neuromodulation in the treatment of urgency-frequency symptoms: a multicenter study on efficacy and safety J Urol 2000 ;  163 : 1849-1854 [cross-ref]
 
   
 
 
   

 

© 2020  Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.