Simulation chirurgicale sur modèle vivant porcin : enquête auprès des urologues français en formation

05 novembre 2020

Auteurs : T. Prudhomme, X. Matillon, E. Seizilles de Mazancourt, U. Pinar, B. Gondran-Tellier, M. Vallée, I. Dominique, M. Felber, Z. Khene, E. Fortier, F. Lannes, C. Michiels, T. Grevez, N. Szabla, F. Bardet, K. Kaulanjan, B. Pradère, J.Y. Deschamps, J. Branchereau
Référence : Prog Urol, 2020, 13, 30, 811
Objectifs

L’apprentissage des interventions chirurgicales sur un modèle animal vivant est souvent considéré comme nécessaire pour les chirurgiens en formation afin de ne pas effectuer les premiers gestes techniques chez les patients humains. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’intérêt de la simulation chirurgicale sur modèle vivant porcin, pour les participants aux sessions de formation chirurgicale.

Méthodes

Un questionnaire informatisé (GoogleForm ©) a été envoyé aux membres de l’Association française des urologues en formation (AFUF) (internes et CCA/assistants). Seuls les questionnaires des urologues en formation ayant participé à des séances de simulation chirurgicale sur modèle vivant porcin ont été inclus. Ces sessions consistaient à réaliser des interventions chirurgicales telles que des néphrectomies ou des cystectomies par laparoscopie. Chaque session commençait par une réunion définissant les objectifs et se terminait par un débriefing.

Résultats

Cent quatre-vingt-dix-huit questionnaires répondaient aux critères d’inclusion. Parmi les participants, 36,4 % (72/198) étaient des CCA/assistants et 63,6 % (126/198) des internes. Selon les participants, l’intérêt principal des sessions était de pouvoir s’entraîner à des situations d’urgence. Parmi les participants, 79,8 % (158/198) souhaitaient que la simulation chirurgicale devienne obligatoire. Selon eux, les avantages de la simulation chirurgicale sur un modèle vivant de porc étaient les suivants : progrès technique dans 87,4 % (173/198) des cas et meilleure anticipation du déroulement d’une procédure chirurgicale dans 72,7 % (144/198) des cas. Parmi les participants, 13,1 % (26/198) ont estimé qu’il était contraire à l’éthique d’effectuer les premières procédures techniques sur des modèles d’animaux vivants. Parmi les participants, 65,7 % (130/198) ont estimé qu’il n’existe pas actuellement de système de substitution.

Conclusion

Pour les participants, la formation chirurgicale sur un modèle vivant de porc permet de progresser techniquement tout en s’entraînant à des situations d’urgence graves. Les chirurgiens et les patients pourraient bénéficier de ce scénario chirurgical simulé sans risque.




 




Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.






© 2020 
Publié par Elsevier Masson SAS.