Réunion de concertation pluridisciplinaire en pelvi-périnéologie : expérience d’un centre tertiaire

25 novembre 2019

Auteurs : J.N. Cornu, L. Berthelot, A. Aublé, G. Gourcerol, A. Gromez, V. Bridoux, L. Bril, A. Leroi
Référence : Prog Urol, 2019, 13, 29, 687-688
Objectifs

Les réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) en pelvi-périnéologie sont destinées à la gestion des pathologies complexes impliquant potentiellement des problématiques vésico-sphinctériennes, génito-sexuelles et anorectales chez un(e) même patient(e). Le but de cette étude était de présenter l’activité d’une RCP de pelvi-périnéologie sur un centre, en étudiant l’influence sur la prise en charge des patients.

Méthodes

Une étude monocentrique a été réalisée sur l’année 2018 à propos de l’activité d’une RCP de pelvi-périnéologie se tenant dans un centre expert, impliquant urologues, gynécologues, chirurgiens digestifs, gastro-entérologues, physiologistes, radiologues spécialisés et kinésithérapeutes. Tous les patients présentés en RCP ont fait l’objet d’une collection de données prospective mentionnant les caractéristiques cliniques, l’historique, la pathologie principale, la proposition de prise en charge initiale par le médecin référent et l’avis collégial (intervention, avis spécialisé, examen complémentaire, chirurgie). Une analyse descriptive a été menée. Le critère principal était la modification de la prise en charge proposée par la RCP (avis différent de la proposition initiale).

Résultats

Dix-neuf réunions ont été conduites sur 12 mois et 154 dossiers ont été discutés (16 hommes et 138 femmes). Les thématiques abordées par référent et les symptômes touchant les patient(e)s sont présentées dans le Tableau 1 (les symptômes traitées étaient toujours multiples). Il existait un contexte d’endométriose dans 10 cas, un antécédent de chirurgie prothétique du prolapsus ou de l’incontinence dans 33 cas, un contexte neurologique dans 28 cas. Dans 15 cas (10 %), la prise en charge était directement liée à une complication d’une chirurgie prothétique. La décision de la RCP a été un traitement chirurgical dans 54 cas (35 %). La décision finale de la RCP était différente de celle proposée initialement par le médecin référent dans 22 % des cas.

Conclusion

La tenue d’une RCP en pelvi-périnéologie avait, dans notre étude, permis la prise en charge de nombreux dossiers complexes et pluridisciplinaires. La décision de la RCP avait une influence déterminante dans plus d’un cas sur 5. Ces données légitimaient la prise en compte par la communauté urologique de ces RCP appelées à se structurer et à se généraliser.




 




Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.




Tableau 1 -









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