Prélèvement des urines par sondage urinaire (SU) ou ponction sus-pubienne (PSP) avant l’âge de la propreté pour le diagnostic d’une infection urinaire fébrile (IUF) : pour ou contre ?

25 novembre 2013

Auteurs : H. Le Hors, C. Rousset Rouviere, P. Minodier, J. Bartoli, S. Miramont
Référence : Prog Urol, 2013, 13, 23, 1035




 

Objectifs .- Les IUF sont fréquentes chez les enfants de moins de 2ans (prévalence 7 %). Le prélèvement des urines (PU) par collecteur a une spécificité médiocre (14 à 84 %). Le diagnostic d'IUF a des conséquences thérapeutiques (antibiothérapie large spectre souvent parentérale et en hospitalisation), écologique (bactéries multi-résistantes BLSE) et diagnostiques (investigations paracliniques par échographie puis cystographie ou scintigraphie). Soulignant la nécessité d'un diagnostic fiable d'IUF, les sociétés de pédiatrie américaines (AAP) et françaises (SFP) plus récemment recommandent le PU par SU ou PSP dans le diagnostic des IUF avant la propreté quelque soit le sexe. La mise en pratique de ce type de PU pose plusieurs problèmes :


- acceptation par les pédiatres, le personnel soignant et les parents ;


- choix d'une technique et formation du personnel médical et soignant ;


- mise en pratique en dehors des services d'urgences pédiatriques (SUP).


Méthodes .- Une enquête dans 15 SUP français a montré une application variable des recommandations allant du SU systématique au refus complet, malgré un niveau de preuve A pour certaines indications.


Résultats .- Une enquête menée auprès de 16 urologues pédiatres de 32 centres révèle une méconnaissance de ces recommandations : SU ou PSP dans les situations nécessitant une antibiothérapie urgente sont acceptés (14/16) mais 11/16 ne les acceptent pas pour confirmation diagnostique après un dépistage par bandelette urinaire douteux. Le SU chez le garçon peut être un geste infirmier (12/16), 5/16 ont vus une lésion urétrale secondaire à un SU évacuateur ou une cystographie, cependant il n'y a de publication de complications du SU pour PU recommandé depuis 1999 par l'AAP.


Conclusion .- Il serait souhaitable que les urologues pédiatres prennent part à la mise en place des recommandations de la SFP et soutiennent les pédiatres pour la formation et l'organisation du PU dans le diagnostic des IUF.




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