Points forts des communications présentées au congrès de l'EAU 2013

25 septembre 2013

Auteurs : Jean-Nicolas Cornu, Aurélien Descazeaud
Référence : Prog Urol, 2013, 23, 1-9, suppl. HS5



 


Introduction


Le dernier congrès de l’European Association of Urology (EAU) s’est tenu à Milan en mars 2013. Lors de ce congrès, 1 108 présentations ont été retenues, hors séances plénières. Certaines communications ont été récompensées par le statut de meilleur poster de session ou un prix de l’association. Cette sélection effectuée par les experts de chaque domaine de l’urologie, qui modéraient les sessions de présentation de posters, a servi de base à la rédaction de ce document.



Cancer de la prostate


Dépistage


L’actualisation des résultats de la section néerlandaise de l’étude ERSPC a montré, après un suivi de 12,8 ans, une baisse significative de la mortalité chez les patients soumis au dépistage dans la tranche des 55-69 ans [1]. La position de l’EAU concernant le dépistage a été réaffirmée en séance plénière [2

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. En l’absence d’un dépistage de masse, l’EAU conseille aux patients d’obtenir de leur médecin toutes les données relatives aux risques et bénéfices d’un dépistage par dosage du PSA et éventuelles biopsies prostatiques, ainsi que sur les moyens d’affiner au mieux le risque individuel de cancer de la prostate. Le débat sur le dépistage se poursuit donc dans un contexte d’augmentation du nombre de dosages du PSA, en particulier chez les patients ayant des comorbidités importantes, comme l’a souligné une équipe néerlandaise [3]. Les auteurs soulevaient à nouveau la problématique du PSA « mal ciblé » en pratique clinique courante.


Diagnostic précoce et biomarqueurs


Plusieurs communications ont souligné le rôle prometteur de l’index Prostate Health Index (PHI), dérivé du dosage du [-2] proPSA dans le diagnostic précoce du cancer de la prostate comme une alternative au dosage du PSA. L’index PHI est calculé par la formule suivante : (p2PSA/fPSA x √PSA). Lazzeri et al [4] ont notamment rapporté la supériorité de ce test par rapport au dosage du PSA dans une population de patients ayant des antécédents familiaux de cancer de la prostate. Mathieu et al [5] ont estimé, sur la base des coûts actuels, que l’utilisation du [-2] proPSA pourrait présenter également un avantage médico-économique pour le diagnostic du cancer de la prostate, en évitant des biopsies inutiles. D’après Stephan et al [6], la combinaison du dosage de [-2] proPSA, du PCA3 et de la recherche de gène de fusion dans les urines n’était pas supérieure à l’utilisation de l’index PHI seul. Enfin, la supériorité du [-2] proPSA et de l’index PHI sur le PSA a été mise en évidence chez les patients âgés de moins de 60 ans et ayant un PSA total entre 2 et 10 ng/ml [7]. L’intégration de l’index PHI dans les calculateurs de risque de cancer de la prostate est la prochaine étape du développement de cet outil.


Imagerie diagnostique


Barry Delongchamps et al [8] ont souligné l’intérêt des logiciels de fusion d’images IRM et échographiques pour la réalisation de biopsies ciblées, permettant d’augmenter la détection de cancer de prostate, de réduire le nombre de microfoyers, et d’améliorer la détection de cancers agressifs par rapport à un protocole standard de biopsies randomisées. Les avantages de la fusion d’image ont également été rapportés dans les cas de re-biopsies ou au cours d’un protocole de surveillance active [9]. Le rôle de l’IRM à la phase initiale du diagnostic, notamment pré-biopsique et plus largement dans le dépistage reste cependant à confirmer.


Plusieurs études ont rapporté les résultats de la technique d’HistoScanning™, dont une étude de validation au cours de laquelle 25 patients programmés pour une prostatectomie ont été inclus pour une évaluation par échographie transrectale 3D avec HistoScanning™, les investigateurs ne connaissant pas le résultat des biopsies [10]. Les résultats de cette technique ont été comparés avec ceux de l’examen anatomopathologique définitif de la pièce de prostatectomie. La sensibilité pour la détection du cancer était évaluée entre 80 % et 95,8 % et la valeur prédictive positive entre 76,2 % et 95,8 % selon le seuil choisi de lésion à détecter (0,2 ml ou 0,5 ml). Ces résultats encourageants étaient cependant contredits par d’autres équipes [11] qui retrouvaient une sensibilité et une spécificité de 63 % et 52 % pour la détection de foci de plus de 0,2 ml et de 37 % et 71 % pour la détection de foci de plus de 0,5 ml.


Surveillance active


Les travaux présentés sur la surveillance active ont été dominés par le rôle de l’IRM. Park et al [12] ont analysé de manière rétrospective les données de 298 patients traités par surveillance active, qui avaient eu une IRM avant le début du protocole puis une prostatectomie. Chez les 263 patients qui avaient une lésion visible à l’IRM, il existait plus de cas d’upgrading et d’histologie défavorable. Ridout et al [13] ont analysé les données rétrospectives de 108 patients suivis régulièrement par IRM au cours d’un protocole de surveillance active. Cette étude a permis de montrer que les patients qui ont une lésion visible sur l’IRM initiale ont un risque plus élevé (45 % vs 17 %) de voir leur maladie progresser. L’IRM pourrait donc, en plus de la surveillance par le dosage du PSA, jouer un rôle dans la surveillance des patients mais aussi sur les critères de sélection initiaux, l’absence de lésion visible pouvant être un critère favorable.


Les résultats à 3 ans de l’étude PRIAS [14] ont montré que la qualité de vie des patients en surveillance active ne se dégradait pas, de même que la fonction érectile. Seule était constatée une augmentation significative de l’International Prostate Symptom Score (I-PSS) dans cette cohorte prospective. Cependant, d’autres travaux [15] plus ciblés sur les aspects psychologiques ont montré que les patients en surveillance active étaient deux fois plus déprimés et trois fois plus anxieux que la population générale. Même si l’on tient compte du biais lié au diagnostic d’un cancer, l’étude de mesures de soutien spécifiques dans cette population est un axe important.


Prostatectomie : techniques et résultats


L’équipe du Karolinska Institutet (Stockholm) a présenté les résultats d’une étude de cohorte nationale suédoise comparant les survies globale et spécifique du cancer chez 34 515 patients traités pour cancer de la prostate [16]. Deux groupes, traités par chirurgie en première intention (n = 21 533) ou radiothérapie en première intention (n = 12 982) ont été identifiés. Les survies dans les deux groupes après 15 ans de suivi ont été comparées selon le stade, l’âge et les comorbidités des patients. Globalement, les patients traités par radiothérapie étaient plus âgés, avaient des PSA plus élevés et un score de Gleason plus élevé. Les analyses, y compris celles ajustées sur les paramètres cliniques et biologiques, confirment une mortalité plus faible chez les patients opérés pour les groupes « cancer localisé bas risque » et « risque intermédiaire », et ce d’autant plus que le patient est jeune et n’a pas de comorbidité. Pour les autres cas, aucune différence de survie n’a été constatée.


Cancer de prostate à haut risque


Hsu et al [17] ont présenté les résultats d’une grande étude multicentrique évaluant les résultats carcinologiques de la prostatectomie totale associée au curage ganglionnaire chez 1 751 patients ayant un cancer de prostate localement avancé (T3 clinique). 21,5 % des patients avaient des métastases ganglionnaires, et 50,7 % des patients une marge chirurgicale positive. 31,1 % des patients ont reçu une radiothérapie adjuvante et 13,7 % des patients avaient eu une radiothérapie de rattrapage. À 5 et 10 ans, les survies sans récidive biochimique et survies spécifiques de la maladie étaient de 63,2 % et 48,8 % ; 95,5 % et 91,2 %, respectivement. Le score de Gleason et le stade tumoral anatomopathologique définitif étaient les seuls critères prédictifs retrouvés.


Briganti et al [18] ont évalué le taux de récidive biochimique précoce (deux valeurs de PSA supérieure à 0,2 ng/ml dans les deux ans après la fin du traitement) dans une série de 374 patients traités par prostatectomie et radiothérapie adjuvante pour cancer de prostate pT3N0 sans hormonothérapie associée. 33 patients avaient récidivé dans les deux ans, le seul facteur significativement corrélé à cette récidive étant le score de Gleason ; les patients ayant un score entre 8 et 10 ayant un risque relatif de récidive de 6,8 par rapport aux patients Gleason 6. Un traitement médical adjuvant par hormonothérapie pourrait donc être préférable chez ces patients.


Classification- staging


Une étude chez 5 353 patients ayant subi une prostatectomie associée à un curage ganglionnaire extensif a permis d’estimer la probabilité de faux négatifs chez les patients classés pN0 après le traitement chirurgical. Grâce à un modèle bêta-binomial, Briganti et al ont en effet établi qu’un nombre élevé de ganglions (au moins 20) est nécessaire durant une prostatectomie pour une fiabilité de plus de 90 % [19]. Un travail multicentrique chez 7 135 patients a permis d’établir un score de probabilité de métastases ganglionnaires à partir du nombre de ganglions examinés, du stade T, du PSA, du statut des marges et du score de Gleason définitif [20].


Thérapie focale


Plusieurs des communications concernant la thérapie focale ont concerné l’HIFU focale, avec des résultats encourageants à court terme [21], [22]. Une série de 426 patients traités par curiethérapie pour cancer localisé de la prostate à risque faible ou intermédiaire sans grade 4 majoritaire a été présentée [23]. Après un suivi médian de 56 mois [extrêmes de 16 à 96 mois], 90,5 % des patients étaient contrôlés, sans progression. Les complications aiguës étaient rares (17 cas de rétention) et les complications tardives (symptômes obstructifs) étaient présentes chez 11 % des patients, 10 patients au total ayant dû être opérés. Les résultats préliminaires d’une série prospective de curiethérapie focale (hémi-curiethérapie) chez des patients sélectionnés avec IRM et schéma de biopsies étendues ont été rapportés avec des résultats encourageants mais encore limités.


Cancer avancé


Les effets secondaires cardiovasculaires sont un risque important et connu du traitement hormonal du cancer de la prostate. Ils ont déjà été mis en lumière dans la littérature concernant les agonistes de la GnRH [24] donnant lieu à une mise en garde de la FDA en 2010 sur le risque d’aggravation de diabète et de maladies cardiovasculaires sous agonistes de la GnRH. Ces effets liés à des modifications métaboliques apparaissent de manière relativement précoce (durant la première année) et ne sont pas retrouvés dans les mêmes proportions chez les patients traités par pulpectomie. Cela laisse supposer qu’au-delà de la suppression androgénique, d’autres mécanismes pourraient être impliqués. Si le risque d’événements cardiovasculaires a été aussi rapporté avec les antagonistes de la GnRH uniquement chez les patients avec des antécédents de pathologies cardiovasculaires [25], une des questions principales reste la comparaison du risque CV en fonction du type de traitement de suppression androgénique (agonistes ou antagonistes de la GnRH).


Deux travaux récents ont permis d’apporter des premiers résultats. Tombal et al [26] ont évalué le risque de décès ou d’événements cardiovasculaires de ces traitements dans une méta-analyse de 6 essais randomisées (2 328 patients randomisés), dans lesquels 1 491 patients étaient traités par dégarélix, 458 par goséréline et 379 par leuproréline. Les accidents cardiovasculaires ou décès étaient significativement moins importants dans le groupe des patients traités par dégarélix (p = 0,038) en particulier en cas d’antécédents cardiovasculaires (31 % vs 29 % des patients à l’inclusion) où le risque est diminué de moitié (HR = 0,414 [95 % CI : 0,227-0,755]). Miller et al, en utilisant les mêmes sources, ont retrouvé une amélioration significative de la survie globale dans le groupe dégarélix vs agonistes de la GnRH (p = 0,033) [27].


L’étude des événements ostéo-articulaires [27] a permis de montrer une baisse des symptômes articulaires significative sous dégarélix vs les agonistes de la GnRH (p = 0,0116) et notamment des arthralgies, ainsi qu’une diminution du risque de fractures avec un recul d’un an de traitement (p = 0,0234).


Du point de vue des symptômes urinaires (particulièrement importants dans le contexte d’une radiothérapie adjuvante), l’analyse des critères secondaires a montré que sous dégarélix, un nombre significativement moins important de patients avait des symptômes du bas appareil urinaire (15,0 % vs 22,3 %, p < 0,0001). Un plus faible taux d’infection urinaire a également été constaté dans le groupe dégarélix (p = 0,001).


Cancer résistant à la castration


Une étude rétrospective (Angelergues et al) menée dans 8 centres français sur 84 patients atteints de cancer de la prostate métastatique résistant à la castration ayant progressé sous docetaxel ou après traitement par docetaxel, a montré qu’une ascension initiale suivie d’une baisse de 30 % ou 50 % par rapport à la baseline est associé à un bénéfice en survie globale et survie sans progression équivalent à celui observé chez les patients ayant une réponse biologique immédiate [28].


L’analyse Heidenreich et al portant sur 746 patients traités par cabazitaxel 25 mg/m2/3 semaines + 10 mg prednisone/prednisolone/Jour par voie orale a montré que les effets indésirables de type hématologique n’étaient pas plus élevés chez le sujet âgé (plus de 70 ans) comparé aux sujets plus jeunes. L’âge ≥ 75 ans et une numération des polynucléaires neutrophiles < 4 000/mm3 avant la première injection de cabazitaxel augmente le risque de survenue de neutropénie grade ≥ 3 et/ou des complications qui y sont liées [29].


D’après les analyses secondaires d’un essai randomisé, le dénosumab était associé à une survie sans événement osseux (symptomatique ou non) meilleure que sous placebo chez les patients avec un cancer de prostate résistant à la castration non métastatique ayant un temps de doublement du PSA de moins de 6 mois. Ces données sont associées à une bonne tolérance du produit dans ce groupe à haut risque d’événement métastatique [30].



Troubles mictionnels – incontinence


Symptômes du bas appareil urinaire chez l’homme.


Une large étude canadienne a étudié le lien entre l’index de masse corporelle (IMC) et le volume prostatique [31]. Sur 2 571 patients, 744 avaient un IMC normal, 1 258 étaient en surpoids et 569 étaient obèses. Les catégories d’IMC étaient liées à la valeur du volume prostatique (p < 0,0001), y compris après ajustement sur l’âge et le traitement par inhibiteurs de la 5alpha-réductase. Les catégories d’IMC n’étaient en revanche pas corrélées aux valeurs de l’I-PSS. Cependant, dans un autre travail centré sur le syndrome métabolique, une équipe italienne [32] a mis en évidence chez 431 patients (dont 103 avaient un syndrome métabolique) un lien entre la présence de ce syndrome et un I-PSS plus élevé. Cet effet était encore plus net sur les troubles de remplissage. Ces données ouvrent la voie à de nouvelles hypothèses physiopathologiques. Un lien entre l’inflammation et la dyslipidémie est subodoré dans un travail complémentaire [33].


Une étude populationnelle à Taiwan a étudié le taux de rétention aigue d’urines en pratique courante chez les patients traités par anticholinergiques. Basées sur des données d’assurance-maladie, ces données ont montré un taux de rétention aigue d’urines chez respectivement 2,2 % et 2,1 % des patients traités par anticholinergiques et alphabloquants. Ces chiffres, reflétant la pratique clinique, sont plus élevés que ceux retrouvés dans les études cliniques habituelles. Les comorbidités (notamment les maladies neurologiques) semblaient être un facteur déterminant [34].


La première étude associant le mirabegron et les alpha-bloquants a été présentée. Chez 37 patients ayant des symptômes du bas appareil urinaire mixtes, l’adjonction de mirabegron à la dose de 50 mg par jour pendant 4 semaines a permis d’améliorer les symptômes avec une baisse significative du sous-score « remplissage » de l’I-PSS, mais pas selon le score spécifique OAB-SS. De plus amples études sont donc nécessaires pour évaluer l’efficacité de cette nouvelle association. Les effets secondaires étaient mineurs, conformes aux premières données disponibles sur le mirabegron en monothérapie [35].


Au cours d’une étude sur la persistance des troubles de remplissage après résection transurétrale de prostate [36], Alloussi et al ont identifié trois profils urodynamiques particuliers, prédictifs de ce phénomène. En effet, les patients obstrués sans hyperactivité du detrusor étaient satisfaits dans 90 % des cas à trois mois de la chirurgie, alors que 30 % des patients avec obstruction et hyperactivité détrusorienne « phasique » à l’examen urodynamique avaient une persistance de leurs symptômes. Les auteurs ont identifié un troisième type de profil urodynamique, avec des contractions détrusoriennes moins nombreuses et plus intenses ; dans ces derniers cas, seuls 10 % des patients étaient satisfaits. Ces données soulignent que des progrès restent à effectuer sur les indications opératoires pour le traitement des SBAU chez l’homme.


Woo et al ont présenté les résultats de 510 patients traités par photovaporisation laser Greenlight XPS 180 W [37]. Avec un suivi encore très limité à 3 mois, l’analyse des données était centrée sur les complications qui restaient peu fréquentes (seulement 14 complications de grade > 2) ainsi que sur les suites opératoires immédiates qui montraient que 92 % des patients étaient en miction spontanée après une hospitalisation de 24 heures (interquartiles 23-96 heures). Enfin, dans un complément d’analyse de leur essai randomisé comparant résection de prostate monopolaire et bipolaire, Mamoulakis et al ont montré l’absence de différence d’efficacité et de complications entre les deux groupes à moyen terme, y compris sur le plan des paramètres sexuels [38].


Les traitements de l’incontinence urinaire d’effort chez l’homme ont été discutés afin de savoir quelle place thérapeutique donner aux bandelettes sous-urétrales par rapport au sphincter artificiel, considéré comme le traitement de référence. Une étude multicentrique rétrospective internationale rassemblant 476 patients traités par sphincter artificiel urinaire pour incontinence d’effort après prostatectomie totale, implanté en position bulbaire [39], a permis d’objectiver un taux de patients secs de 50 % à moyen terme, assorti d’un taux de complications de 39 %, principalement pour cause de dysfonction mécanique. Côté bandelettes, De Ridder et al ont mis en évidence une amélioration de la qualité de vie chez les patients traités par bandelette AdVance™ après deux ans de suivi, avec des données stables dans le temps [40]. Les résultats à 3 ans de l’étude ATOMS chez 124 patients ont montré un taux de 61,6 % de patients secs et 32,2 % de patients améliorés après implantation, avec seulement 3 explantations nécessaires. D’autres résultats par des équipes indépendantes sont attendus sur cette bandelette ajustable [41].


Urologie de la femme


L’exploration de la relation entre incontinence et incidence de la maladie lithiasique par une équipe coréenne a généré des données nouvelles, plaidant pour une association entre les deux pathologies. Chez 1 943 patients chez qui une incontinence urinaire a été diagnostiquée entre 1998 et 2001, 20,9 % ont développé des calculs 8 ans plus tard contre 11 % chez une population contrôle suivie pendant la même période [42].


Les données concernant les mini-bandelettes ont été actualisées avec une présentation des premiers résultats obtenus avec la mini-bandelette Altis™ (Coloplast, France) [43]. Après un suivi de 3 mois environ (de 1 à 6 mois selon les patients), les résultats montraient un taux de succès de 88 %. Les complications étaient deux cas de rétention aigue d’urine, 5 cas d’infections à répétition et 11 % d’urgenturies et/ou dyspareunies post-opératoires. Les données actualisées concernant les bandelettes Ajust™ ont permis de caractériser un taux de succès complet de 77 % sur l’incontinence urinaire d’effort après plus de deux ans de suivi, l’obésité étant un facteur de risque d’échec. Des données plus robustes sur les mini-bandelettes sont donc toujours activement nécessaires [44].


Le TVT-O dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort pure garde des résultats stables dans le temps après 5 ans de suivi, d’après une étude collaborative multicentrique présentée par Cornu et al [45]. Le traitement par sphincter artificiel chez la femme reste un recours rentable, selon une série française montrant 60 % de bons résultats après 20 ans de suivi [46].



Andrologie


Concernant la dysfonction érectile, des données épidémiologiques ont été publiées par une équipe américaine sur la base de remboursements des médicaments de cette pathologie. Sur un échantillon de 6 millions de patients atteints d’insuffisance érectile sur une durée d’un an, seul un quart recevait un traitement [47]. Le traitement le plus souvent prescrit était un inhibiteur de la phosphodiestérase de type 5 (75,2 %) avec une supplémentation hormonale (30,6 %) et seulement 2 % des patients étaient traités par prostaglandines. Malgré les changements de mentalité et les nouveaux traitements disponibles, cette population reste donc largement non traitée.


Des données intéressantes concernant la dysfonction érectile iatrogène ont été rapportées par Fode et al [48] qui ont étudié l’efficacité des inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 après prostatectomie chez 349 patients. Les auteurs ont pu montrer que malgré une efficacité insuffisante dans certains cas au départ, le traitement pouvait devenir plus efficace avec le temps. Jusqu’à 30 % des non-répondeurs initiaux le devenaient 1 an après la prostatectomie.



Tumeurs urothéliales


L’actualité du congrès sur les tumeurs urothéliales était dominée par la présentation des nouvelles recommandations pour la prise en charge des tumeurs de la voie excrétrice.


Les MicroARN (miARN) ont été présentés par deux équipes comme potentiels biomarqueurs du carcinome urothélial à la fois pour le diagnostic et l’agressivité de la maladie. Mengual et al ont comparé les profils d’expression de miARN dans les urines de patients sains avec ceux de patients atteints d’une maladie de haut grade ou de bas grade, mettant en évidence un profil d’expression anormal chez les patients malades, et des anomalies distinctes dans les hauts grades vs bas grades. La validation d’un panel d’expression des miARN sur des séries indépendantes a permis d’obtenir un modèle de forte valeur prédictive [49]. Des travaux complémentaires sur une série multicentrique ont permis de proposer le profil d’expression des miARN 31 et 149 comme potentiels biomarqueurs de l’agressivité de la maladie, et in fine facteur pronostic [50].


Xylinas et al ont rappelé l’importance des variants histologiques au sein des tumeurs urothéliales [51]. Dans une série rétrospective de 1 984 cystectomies pour cancer de vessie, 24,6 % des tumeurs présentaient des variants histologiques, principalement épidermoïdes et à différentiation glandulaire. Le pronostic de ces différentes formes reste à déterminer, et plaide pour une plus grande standardisation de la recherche des variants histologiques notamment dans les comptes-rendus d’anatomopathologie. Par ailleurs, une équipe coréenne a pu mettre en évidence une survie globale et spécifique plus faible chez les patients ayant des tumeurs micropapillaires dans une série de 386 patients [52]. Ces tumeurs ont un profil plus agressif.


Roupret et al ont par ailleurs rappelé l’importance de la différentiation des tumeurs T1a et T1b lors de l’examen anatomopathologique, les stades T1b étant associés à un plus haut taux de récidive à une plus faible survie spécifique et à une plus faible survie sans progression [53].


Le rôle du PET-scan au 18-fluorodeoxyglucose a été étudié par plusieurs équipes ; selon les trois communications présentées, cet examen n’était pas rentable en préopératoire avant une cystectomie pour apprécier le statut ganglionnaire, ni localiser précisément les métastases et ne peut donc être recommandé dans cette indication [54] [55] [56].


Concernant le traitement des carcinomes urothéliaux, Roupret et al ont présenté un nouveau nomogramme pour la prédiction de la survie spécifique après néphrourétérectomie totale pour tumeur urothéliale du haut appareil [57] suite à l’analyse de 3 387 patients. Le modèle optimal retenait l’âge, le stade T, le stade N, l’architecture et l’invasion lymphatique/vasculaire. Klatte et al ont par ailleurs rapporté une analyse d’une série comparative appariée de patients traités pour une tumeur de l’uretère distal soit par urétérectomie segmentaire, soit par néphrourétérectomie, sans mettre en évidence de différence de résultat oncologique [58].


Le rôle des comorbidités sur les complications et la survie après cystectomie totale pour cancer de la vessie a été étudié par une équipe américaine, rappelant que de lourdes comorbidités sont associées à une plus grande mortalité péri-opératoire [59]. En effet, sur une série de 891 patients, la mortalité à 3 mois était liée en analyse multivariée à l’obésité, au stade tumoral, au score ASA, au score ECOG et aux comorbidités (Elixhauser Index). Après un suivi de cohorte de 10 ans, les auteurs ont retrouvé une corrélation entre la survie globale et les comorbidités de manière indépendante, le score de Charlston étant même un facteur prédictif de la mortalité spécifique du cancer.


Les données concernant les résultats de la cystectomie laparoscopique ont permis de confirmer les bons résultats obtenus à moyen terme avec cette approche chirurgicale [60]. Les techniques continuent d’évoluer, avec notamment l’introduction et la modification des procédures robotiques, comme la cystectomie avec entérocystoplastie entièrement robotique [61]. La perspective d’études randomisées multicentriques comparant les approches en ouvert, laparoscopique et robotique a été rappelée pour permettre d’affiner les recommandations dans le domaine.



Tumeurs du rein


Les données de la surveillance active pour les tumeurs du rein de petite taille ont été étudiées sur une large base de données américaine, montrant que la survie de la cohorte globale des patients traités par chirurgie était meilleure que celle des patients surveillés (tous cas confondus) [62]. Cependant, cette supériorité du traitement chirurgical n’a pas été retrouvée dans le sous-groupe des patients de plus de 75 ans. Ces données sont en accord avec l’analyse de la database SEER menée par Becker et al, à propos de 6 237 patients traités par chirurgie partielle ou totale différée pour une tumeur T1a [63]. En effet, il n’a pas été mis en évidence de différence de survie entre les patients traités plus de 3 mois après le diagnostic et ceux traités dans les 3 mois suivant le diagnostic.


Les résultats de la néphrectomie partielle pour les tumeurs du rein de plus de 7 cm ont été rapportés par une équipe française [64]. L’analyse de 466 cas a permis d’établir la faisabilité de cette approche avec des résultats carcinologiques à court terme, montrant l’absence de marges positives, mais un taux de récidive local évalué à 23,5 %. La faisabilité de la néphrectomie partielle par laparoscopie à trocart unique a été établie par des équipes possédant un niveau élevé d’expertise, avec une mise en exergue d’un lien entre la complexité anatomique de la localisation tumorale et le résultat de la chirurgie [65].


L’intérêt de l’approche robotique pour la néphrectomie partielle a été souligné par plusieurs travaux dont celui de Minnervini et al [66]. L’intérêt de l’approche robotique résidait essentiellement d’après cette étude observationnelle prospective, non randomisée, dans une morbidité post-opératoire plus faible avec une réduction du nombre de ré-interventions. Une autre étude collaborative italienne [67] a mis en évidence une durée plus longue d’ischémie chaude au cours des procédures laparoscopiques par rapport à la chirurgie ouverte, sans différence sur les marges mais aussi sans avantage clair sur les complications post-opératoires. Des données plus solides à long terme sont requises pour évaluer les résultats carcinologiques des différentes approches.



Organes génitaux externes


Concernant le cancer du testicule, une communication de Walz et al a porté sur une validation externe des critères d’Heidenreich pour la sélection des patients en vue d’un curage unilatéral ou bilatéral pour masses résiduelles après cancer du testicule (masse résiduelle dans le territoire homolatéral et de moins de 5 cm). En appliquant ces critères, les auteurs ont en effet montré une survie à deux ans comparable, de 90 % et 96 % chez les patients traités dans les deux groupes (curage bilatéral vs. curage homolatéral) [68].


Concernant le cancer du pénis, une équipe néerlandaise a rapporté les résultats d’une série de patients ayant subi une biopsie dirigée du ganglion sentinelle en phase initiale ou lors du suivi après traitement [69]. Les auteurs ont mis en évidence un taux relativement élevé de faux négatifs suite à cette procédure après l’analyse de 545 patients. Les auteurs soulignaient par ailleurs l’intérêt de la surveillance échographique lors du suivi.



Lithiase


Une étude épidémiologique menée a Singapour a montré que l’incidence de la lithiase urinaire était de 14,99 % sur une série de patients ayant eu pour diverses raisons un scanner abdominopelvien aux urgences d’un hôpital général [70]. D’après les travaux de Nigro et al, la quantité de rayons reçue par un patient lors d’une procédure d’urétéroscopie est en moyenne comprise entre 15 et 21 mSv, soit plus qu’un scanner abdominopelvien ou une scintigraphie rénale [71]. Ces données sont à considérer, notamment chez les patients soumis à un nombre élevé de procédures.


Hoznek et al ont présenté l’application logicielle du Comité Lithiase de l’AFU concernant le bilan métabolique des patients suivis pour maladie lithiasique [72].


Concernant le traitement, Picozzi et al ont évalué les résultats de la lithotritie extracorporelle en urgence à travers une méta-analyse de 570 patients montrant des résultats satisfaisants [73]. Le taux [dispersion] de patients sans calculs était de 79 % [61-95] pour les calculs de l’uretère proximal, 78 % [70-89] pour l’uretère iliaque et 79 % [75-85] pour l’uretère pelvien.


Au travers d’une étude rétrospective, Kleinclauss et al ont étudié la différence de pratique entre les opérateurs séniors et chefs de clinique pour la réalisation d’une urétéroscopie souple [74]. Les auteurs n’ont pas retrouvé de différence en termes de temps opératoire, de modalités d’extraction, de morbidité et de complications post-opératoires en comparant les résultats lorsque les patients étaient traités par les opérateurs juniors ou séniors (les cas traités étant comparables).


Enfin, une large étude concernant la chirurgie percutanée [75] a évalué les données administratives et hospitalières de ces procédures en Angleterre et aux USA. La durée médiane de séjour était de 4 jours. Le taux d’hémorragie post-opératoire était de 1,4 %, et 0,3 % des patients avaient eu une embolisation rénale. 0,9 % des patients ont eu un sepsis et la mortalité post-opératoire était de 0,3 %.



Liens d’intérêts


J.-N. Cornu : Essais cliniques : en qualité de co-investigateur, expérimentateur non principal, collaborateur à l’étude (GSK) ; Interventions ponctuelles : activités de conseil (PFIZER, Biocompatibles UK) ; Conférences : invitations en qualité d’auditeur (EDAP-TMS, Bouchara Recordati).


A. Descazeaud : Essais cliniques : en qualité de co-investigateur, expérimentateur non principal, collaborateur à l’étude (Allergan, Pierre Fabre, Bouchara Recordati) ; Interventions ponctuelles : activités de conseil (Sanofi, Pierre Fabre, Bouchara Recordati, Lilly) ; Conférences : invitations en qualité d’intervenant (Lilly) et qualité d’auditeur (Pierre Fabre, Bouchara Recordati, Lilly).


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