Place du traitement ablatif dans le traitement du cancer du rein de la personne âgée

25 décembre 2012

Auteurs : L. Froger, Y. Neuzillet, T. Lebret
Référence : Prog Urol, 2012, 16, 22, 1004-1009




 




Introduction


Le diagnostic fortuit de petites tumeurs rénales est devenu leur principal mode de découverte, du fait de la fréquence de prescription d’ examens d’imagerie abdominale [1]. En France, en 2011, 60 % des tumeurs rénales étaient diagnostiquées de cette manière [2]. La proportion de patients âgés de plus de 75ans parmis les patients atteints d’un cancer du rein a été estimée à près de 30 % [3, 4]. En l’état actuel, dans la situation du diagnostic fortuit d’une petite tumeur rénale chez un patient âgé, l’urologue peut proposer trois attitudes [5] :

retirer chirurgicalement la tumeur en tentant de préserver au maximum le parenchyme rénal sain (tumorectomie ou néphrectomie partielle/néphrectomie élargie dans le cas contraire) ;
détruire le tissus tumoral in situ (traitements ablatifs) ;
ou surveiller la tumeur, à la condition qu’elle réponde à certains critères et ne la traiter que lorsque ces critères ne seront plus respectés (surveillance active).


Les traitements ablatifs consistent en la destruction in situ provoquée par échauffement tissulaire par des ondes électromagnétiques (radiofréquence) ou par refroidissement tissulaire par de l’argon (cryoablation). Le traitement est délivré au patient au moyen d’une antenne ou d’une cryosonde placée dans la tumeur soit par voie percutanée guidée par l’imagerie (la tomodensitométrie dans la majorité des cas), soit sous contrôle cœlioscopique. Le volume traité est proche d’une sphère d’environ 3cm de diamètre. Le traitement de tumeurs plus volumineuses peut nécessiter plusieurs ponctions.


L’objectif de ces techniques dites ablatives a été de proposer un traitement curatif associé à une faible morbidité du fait de l’usage de la voie percutanée et de la réduction des mesures anesthésiques associées. En effet, la voie percutanée a permis la réalisation de traitement ablatifs sous sédation consciente intraveineuse, voire sous anesthésie locale exclusive pour la cryoablation [6].


La voie d’abord cœlioscopique a permis le traitement des tumeurs d’accès percutané difficile (localisation hilaire, ou à proximité de la voie excrétrice), mais elle nécessite une anesthésie générale qui réduit de fait l’intérêt de la méthode. De plus, les techniques de modification de l’anatomie (injection de gaz ou de serum physiologique entre la tumeur et les structures a préserver sous contrôle scanographique) ont considérablement élargi les indications d’abord percutané [7].


Patients et méthodes


Les données sur les traitements ablatifs des tumeurs du rein chez les patients âgés ont été explorées dans Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) en utilisant les mots clés MeSH suivants ou une combinaison de ces mots clés : kidney ; cryoablation ; radiofrequency ; renal cell carcinoma ; elderly ; complications ; prognosis ; survival . Les articles obtenus ont ensuite été sélectionnés sur leur méthodologie, leur langue de publication (anglais/français), leur pertinence par rapport au sujet traité et leur date de publication par les auteurs experts. Seules des études prospectives et rétrospectives en anglais et en français ou des articles de revue ont été sélectionnées permettant ainsi d’exclure les cas cliniques ou les expériences anecdotiques. Des études ont été retenues en fonction de leur pertinence clinique ou de leur concept novateur. L’objectif n’était pas de recenser tous les articles sur le sujet mais plutôt de donner un aperçu systématisé des particularités du traitement ablatif des tumeurs du rein chez les patients âgés. Ainsi, 173 articles ont été revus et 25 ont été sélectionnés. Selon le score de Sackett [8] gradant le niveau de preuve scientifique de A à C, deux, quatre et 19 articles retenus étaient de grade A, B et C respectivement.


Quelles sont les indications actuelles des traitements ablatifs ?


Les indications des techniques ablatives ont découlé des modalités du traitement, en tenant compte des avantages précédemment décrits. Ainsi, l’European Association of Urology (EAU) [9] et le Comité de cancérologie de l’Association Française d’Urologie (AFU) [10] (niveau de preuve 2b) ont réservé les techniques ablatives aux traitements des petites tumeurs (=3cm), corticales et découvertes fortuitement, chez :

les patients « âgés » (=75ans) ;
les patients avec de très lourdes comorbidités récusés pour la chirurgie conventionnelle ;
les patients ayant une prédisposition génétique pour développer des tumeurs multiples ;
les patients ayant des tumeurs bilatérales ;
les patients ayant un rein unique, anatomiquement ou fonctionnellement et présentant un risque de perte complète de la fonction rénale après exérèse chirurgicale.


Les contre-indications ont été :

une espérance de vie inférieure à un an ;
les métastases multiples ;
les troubles sévères de la coagulation.


Les patients âgés ont donc été prioritairement intéressés par les traitements ablatifs. Le rationnel de cette recommandation était triple : premièrement, les patients âgés ont présenté plus fréquemment une fragilité qui a justifié l’emploi de traitement moins morbide ; deuxièmement, la réduction progressive de la réserve néphronique au cours du vieillissement a justifié l’emploi de traitement conservateur de la capacité néphronique ; troisièmement, en l’absence de résultats connus sur le long terme et de standardisation des protocoles de traitements et d’évaluation des résultats, les sociétés savantes ont recommandé l’éviction de la méthode chez les patients plus jeunes.


Effectivement, l’analyse des publications rapportant les résultats des techniques ablatives a révélé quatre faits :

les populations étudiées et la durée du suivi post-thérapeutique ont été limitées. Cette absence de donnée sur le long terme a été la principale raison pour laquelle la technique n’a pas été proposée chez des patients ayant une espérance de vie longue ;
il n’y a pas eu de consensus quant au protocole de traitement et de suivi. La validité externe des résultats rapportés était donc réduite ;
La définition du succès du traitement a varié entre les différentes publications. L’absence de prise de contraste de la lésion sur la tomodensitométrie (radiofréquence) ou l’IRM (cryothérapie) post-thérapeutique est actuellement communément admise pour définir le succès du traitement [11, 12] ;
L’absence de diagnostic histologique systématique avant traitement.


Quels ont été les résultats respectifs des deux types de traitements ablatifs ?


Les recommandations des sociétés savantes ont donc donné une place de choix aux traitements ablatifs en cas de tumeur rénale asymptomatique de moins de 3cm chez les patients âgés. Cette place accordée était en partie liée à l’acceptation de la prise de risque d’un contrôle oncologique aléatoire à long terme [13].


Les données disponibles concernant le devenir à moyen terme (>trois ans) des patients traités par radiofréquence pour des tumeurs rénales de moins de 4cm ont été rapportées dans uniquement trois publications à ce jour. La première chronologiquement est celle de McDougal et al. concernant une cohorte de 11 patients. La survie sans récidive à cinq ans a été de 91 % et aucun patient n’a développé de métastase [14]. En 2008, dans une cohorte de 31 patients, Levinson et al. ont rapporté une survie sans récidive, une survie sans métastase et une survie spécifique à cinq ans de 79,9 %, 100 % et 100 % respectivement [15]. Dernièrement, dans une cohorte de 243 patients, Tracy et al. ont rapporté une survie sans récidive, une survie sans métastase et une survie spécifique à cinq ans de 93 %, 95 % et 99 % respectivement [16].


Concernant la cryoablation, Guazzoni et al., dans une cohorte de 123 patients traités par voie cœlioscopique, ont rapporté une survie sans récidive, une survie sans métastase et une survie spécifique à cinq ans de 100 % dans les trois cas [17]. Les mêmes résultats ont été rapportés par Weld et al. dans une cohorte de 36 patients [18]. Aron et al. ont rapporté des résultats inférieurs dans une cohorte de 80 patients. La survie sans récidive et la survie spécifique à cinq ans ont été de 81 % et 92 % respectivement [19]. Le contrôle local après cryoablation par voie percutanée semble mois élevé que par voie laparoscopique de l’ordre de 83 % à 95 %. Néanmoins, il n’a pas été montré de différence significative sur la survie spécifique et globale entre les deux voies d’abord.


Deux méta-analyses ont comparé les résultats de la cryoablation et de la radiofréquence. La première, publiée par Kunkle et al. en 2008 et analysant le traitement de 1375 tumeurs, a montré que la cryoablation était associée à un moindre taux de retraitement (1,3 % vs. 8,5 %, p <0,001), de récidive (5,2 % vs. 12,9 %, p <0,001) et de progression métastatique (1,0 % vs. 2,5 %, p =0,06) [20]. La seconde, publiée par le même auteur en 2008, a comparé les résultats de 5037 néphrectomies partielles, 496 cryoablations et 607 traitements par radiofréquence. Les taux de récidives ont été de 2,6 % après néphrectomie partielle, 4,6 % après cryoablation et 11,7 % après radiofréquence [21].


En termes de morbidité, il n’y a pas eu d’étude randomisée ni de méta-analyse comparant les techniques ablatives à l’exérèse chirurgicale ou comparant les deux techniques ablatives entre elles. Pinkhasov et al. ont publié une revue de la littérature des complications des techniques ablatives qui montre que, comparativement à l’exérèse chirurgicale, les complications sévères des techniques ablatives ont été moins fréquentes, mais que la perte de fonction du rein ou la mise en jeu du pronostic vital ont été observées [22]. Sidana et al. ont rapporté un taux de complications de grade 3 et 4 de Clavien (complications justifiant une intervention chirurgicale complémentaire ou mettant en jeu le pronostic vital du patient) dans 7 % des cas après cryoablation. Les facteurs de risques identifiés étaient la taille tumorale, le nombre de cryosondes et l’anticoagulation pour le risque hémorragique, la localisation tumorale au pôle supérieur et la voie d’abord cœlioscopique pour le risque de complications cardiovasculaires et l’âge et la taille tumorale pour le risque de complications respiratoires [23].


Les complications après cryoablation ont été plus fréquentes mais aussi moins sévères par voie percutanée que par voie cœlioscopique [24]. La voie d’abord cœlioscopique est plus fréquemment employée lors du traitement par cryoablation que par radiofréquence. La voie d’abord cœlioscopique, bien qu’elle est sa propre morbidité et nécessite une anesthésie générale, permet de réduire le risque de complication liée à la diffusion du traitement ablatif aux structures anatomiques adjacentes à la tumeur [25, 26]. Au total, il était difficile de comparer objectivement la morbidité des deux techniques ablatives en raison de la différence de la voie d’abord employée.


Par ailleurs, les techniques ablatives ont permis de préserver le capital néphronique de façon équivalente. En effet, dans la très grande majorité des études, il n’y a pas eu de différence significative entre la clairance de la créatininémie pré- et postopératoire [20, 27].


Les résultats à moyen terme des techniques ablatives et les études de plus hauts niveaux de preuve disponibles pour comparer ces techniques à l’exérèse chirurgicale ont montré que les techniques ablatives permettaient un contrôle carcinologique satisfaisant mais inférieur à celui obtenu par l’exérèse chirurgicale et ont montré que la cryoablation offrait de meilleurs résultats oncologiques que la radiofréquence.


Place des traitements ablatifs par rapport à leurs alternatives


Le bénéfice de survie globale apporté par l’exérèse chirurgicale des tumeurs inférieurs à 4cm chez les patients à la morbidité compétitive importante (score de Charlson incorporant l’âge plus de cinq ans) a été discuté [28]. Les traitements ablatifs (radiofréquence ou cryoablation) ont été proposés aux patients avec une espérance de vie supérieure à trois ans pour lesquels une chirurgie conventionnelle ne semblait pas raisonnable. Historiquement, la cryoablation était le plus souvent réalisée par voie laparoscopique mais avec l’arrivée de nouvelles cryosondes de 17 G l’abord percutané est devenu possible à l’instar de la radiofréquence. C’est avec l’abord percutané que les traitements ablatifs ont pris tout leur intérêt puisqu’ils ont permis de diminuer la morbidité liée à une anesthésie conventionnelle et ainsi de traiter les patients les plus fragiles. C’est pourquoi dans la mesure du possible la voie d’abord percutanée est préférée à la voie cœlioscopique. Whitson et al. ont récemment comparé les résultats à long terme des techniques ablative a ceux de l’exérèse chirurgical et ont montré que les courbe de survie se distingue au-delà de la septième année de suivi [29]. Tracy et al. avait précédemment montré que la survie sans récidive après radiofréquence était de plus de 90 % à 7ans [16]. Ainsi, une espérance de vie supérieure ou égale à sept ans apparaît être une borne raisonnable pour justifier de recommander une exérèse chirurgicale plutôt qu’une ablation in situ des tumeurs rénale.


La place des traitements ablatifs vis-à-vis de la surveillance active devait être ensuite définie. Le rationnel de la surveillance active a reposé sur la vitesse de croissance des tumeurs rénales qui était généralement lente (0,28cm/an [30]) et le fait qu’un tiers des tumeurs rénales inférieurs à 4cm reste stable [31]. La surveillance active a consisté à réaliser une tomodensitométrie rénale (avec injection de produit de contraste iodé) tous les trois mois pendant un an, puis tous les six mois pendant deuxans, puis annuellement. Le traitement (chirurgical ou ablatif) était réalisé en cas d’évolution : volume tumoral calculé doublant sur une période de un an, diamètre tumoral dépassant le seuil des 4cm ou apparition de symptômes liés au cancer. Les critères d’inclusion dans un protocole de surveillance active étaient un diagnostic fortuit par imagerie, un diamètre tumoral inférieur à 4cm, un carcinome à cellules rénales confirmé histologiquement par une biopsie percutanée (tous les types histologiques étaient éligibles), chez un patient âgé (>75ans) ayant des comorbidités notables ou refusant le traitement et acceptant la biopsie et le suivi rapproché [10]. Abouassaly et al. ont décrit le devenir de 110 patients âgés de 76 à 95ans (médiane 81ans) surveillés selon ce protocole pendant une durée médiane de 24 mois (un à 90 mois). Environ un tiers (31 %) des patients est décédé et aucun décès n’a été rapporté au cancer du rein. Dans 43 % des cas, la taille tumorale n’a pas augmenté au cours du suivi [32]. Ni l’âge, ni la taille tumorale au début de la surveillance n’ont été prédictifs de l’évolution de la taille tumorale [33]. Crispen et al. ont rapporté les résultats oncologiques de l’exérèse chirurgicale différée de 82 tumeurs rénales égaux à 4cm après surveillance de six mois minimum. La survie sans récidive à un et trois ans était de 100 % et 99 % respectivement [34]. Récemment, Patel et al. ont confirmé que sur une durée de suivi de trois ans la surveillance active et la chirurgie étaient équivalentes en termes de survie globale et de survie spécifique [35]. Par conséquent, une espérance de vie inférieure ou égale à trois ans apparaît être une borne raisonnable pour pouvoir surveiller les patients sans que le pronostic du cancer n’interfère avec celui plus global du patient.


Kunkle et al. ont réalisé une méta-analyse comparant les résultats des traitements ablatifs (n =1103 cas) à la surveillance active (n =331 cas) et à l’exérèse chirurgicale (n =5037 cas) [21]. La progression métastatique a été rapportée dans 5,6 % des cas après chirurgie, 1,2 % après cryoablation, 2,3 % après radiofréquence et 0,9 % lors de la surveillance active. L’analyse multivariée de ces résultats a déterminé que le risque n’était pas différent selon la modalité thérapeutique mais uniquement corrélé à la taille tumorale.


En résumé, la place des traitements ablatifs chez les patients âgés peut être résumée par l’organigramme (Figure 1).


Figure 1
Figure 1. 

Synthèse des indications respectives de l’exérèse chirurgicale, des traitements ablatifs et de la surveillance active chez les patients âgés.





Conclusion


Eu égard à la vitesse de croissance et aux risques de complications des tumeurs du rein de moins de 4cm rapportés dans la littérature, les indications des traitements par cryoablation et radiofréquence chez les patients âgés sont préférentiellement les tumeurs de moins de 3cm et de moins de 4cm respectivement, lorsque l’espérance de vie est comprise entre trois et sept ans.


Déclaration d’intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d’intérêts en relation avec cet article.



 Niveau de preuve : 5.




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1 
Ont contribué à part égale à ce travail.




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