Les urologues en formation ont-ils un syndrome d'épuisement professionnel ? Évaluation par le Maslach Burn-out Inventory (MBI)

25 octobre 2011

Auteurs : M. Roumiguié, X. Gamé, J.-C. Bernhard, P. Bigot, N. Koutlidis, E. Xylinas, P.-O. Faïs, L. Rouache, S. Genevois, C. Mazzola, T. Bessede, O. Celhay, B.F. D'Arcier, A. Benchikh, G. Pignot, J. Guillotreau
Référence : Prog Urol, 2011, 9, 21, 636-641
Objectif

Évaluer le syndrome d’épuisement professionnel chez les urologues en formation.

Matériels et méthodes

Une étude transversale a été réalisée auprès de l’ensemble des membres de l’association française des urologues en formation. Un questionnaire comprenant le Maslach Burn-out Inventory (MBI) et des informations sur l’âge, le genre, la situation familiale, le statut professionnel actuel, le nombre d’heures travaillées et la pratique d’un loisir a été envoyé par courriel.

Résultats

Le taux de réponse était de 65,5 %. Les scores moyens d’épuisement professionnel, de dépersonnalisation et d’accomplissement personnel étaient respectivement de 15,57±8,55 (syndrome d’épuisement bas), 8,56±5,52 (syndrome d’épuisement modéré) et 37,19±6,21 (syndrome d’épuisement modéré). Quarante-cinq sujets (24 %) avaient un syndrome d’épuisement professionnel sévère, 11 et 41 avaient respectivement un épuisement émotionnel et une dépersonnalisation. Les urologues vivant en couple avaient des scores d’épuisement émotionnel significativement plus faibles que les urologues célibataires. L’âge et le temps de travail étaient significativement liés aux scores de dépersonnalisation et d’accomplissement personnel. Les urologues ayant un loisir avaient significativement des scores d’épuisement plus faibles et des scores d’accomplissement personnel plus importants que ceux n’ayant pas de loisirs. Le sexe n’avait pas d’influence significative sur le syndrome d’épuisement.

Conclusion

Un quart des urologues français en formation avaient un syndrome d’épuisement professionnel. Les facteurs de protection du burn-out étaient la réduction du temps de travail hebdomadaire et l’existence d’une vie extraprofessionnelle symbolisée par une vie familiale et la pratique d’un loisir. La sévérité du syndrome d’épuisement professionnel diminuait avec l’avancée en âge et la séniorisation.




 




Introduction


Le syndrome d'épuisement professionnel ou burn-out syndrome est caractérisé par un ensemble de symptômes et de modifications du comportement en milieu professionnel. Freudenberger, le premier, en 1974, le décrivait comme une perte de motivation d'une personne pour son travail surtout quand sa forte implication n'avait pas produit les résultats escomptés [1]. En 1980, Freudenberger et Richelson l'ont redéfini comme « un état de fatigue chronique, de dépression et de frustration apporté par la dévotion à une cause, un mode de vie, ou une relation, qui échoue à produire les récompenses attendues et conduit en fin de compte à diminuer l'implication et l'accomplissement au travail » [2]. Plus récemment, Christina Maslach le caractérisait comme un « craquage », une perte brutale d'efficacité : « les professionnels sont épuisés, fréquemment malades, peuvent souffrir d'insomnies, d'ulcères et de maux de tête et pour surmonter ces problèmes ils finissent par se tourner vers la drogue et les tranquillisants » [3]. À partir d'un vaste registre d'émotions et d'attitudes, elle a rapporté qu'il s'agissait d'un syndrome tridimensionnel regroupant l'épuisement professionnel, la dépersonnalisation et l'accomplissement personnel [4].


Le syndrome d'épuisement professionnel peut toucher tous les secteurs d'activités mais il semble selon les observations réalisées que les « professions aidantes » impliquant un engagement relationnel important comme les avocats, les enseignants et les professions médicales soient les plus exposées [5].


L'apprentissage de l'urologie pour les internes et les chefs de clinique est une période stressante pendant laquelle ils doivent acquérir au prix de longues heures de travail les connaissances et les pratiques fondamentales pour faire face à leurs futures responsabilités professionnelles.


L'objectif de ce travail était d'évaluer le syndrome d'épuisement professionnel chez les urologues français en formation et de déterminer, le cas échéant, des facteurs aggravants et protecteurs.


Matériel et méthodes


Entre juin et novembre 2009, un autoquestionnaire a été adressé par courriel à l'ensemble des membres de l'association Française des urologues en formation (AFUF).


Évaluation du syndrome d'épuisement professionnel


Le syndrome d'épuisement professionnel a été évalué à l'aide du questionnaire « Maslach Burn-out Inventory » (MBI). Il s'agit d'un questionnaire validé, crée en 1996 par Susan Jackson, Michael Leiter et Christina Maslach [4]. Il est constitué de 22 questions qui renseignent trois dimensions distinctes : l'épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et la réduction de l'accomplissement personnel [4].


L'épuisement émotionnel se définit comme un manque d'énergie, un sentiment d'épuisement des ressources émotionnelles, un sentiment de frustration et de perte d'entrain. Il est mesuré grâce à neuf questions, un score inférieur à 17 caractérise un burn-out bas, supérieur à 30, un burn-out élevé et entre 18 et 29 un burn-out modéré.


La dépersonnalisation renvoie au développement d'attitudes impersonnelles, détachées, cyniques envers les personnes dont on s'occupe. Cette dimension est renseignée par cinq questions, un total inférieur à cinq signifie un burn-out bas, supérieur à 12 un burn-out élevé et entre six et 11 un burn-out modéré.


La réduction d'accomplissement personnel correspond à une diminution de l'estime de soi, une dévalorisation de son travail et de ses compétences et la conviction de son inaptitude à répondre efficacement aux attentes de son entourage. Huit questions évaluent l'accomplissement personnel, un score total supérieur à 40 évoque un burn-out bas, inférieur à 33 un burn-out élevé et entre 34 et 39 un burn-out modéré (Figure 1).


Figure 1
Figure 1. 

Echelles des trois dimensions du burn-out selon C. Maslach [4].




Autres paramètres renseignés


Les autres paramètres renseignés étaient les caractéristiques sociétales et démographiques (âge, sexe, situation maritale, pratique de loisir, ville d'exercice), le nombre d'heures travaillées et le statut professionnel.


Analyse statistique


Les valeurs quantitatives ont été comparées par le test Anova et les valeurs qualitatives par le test de Chi2. Le seuil de significativité était p <0,05.


Résultats


Population


Sur les 284 sollicités, 186 urologues en formation ont répondu. Le taux de réponse était de 65,5 %. La population des répondeurs était composée de 157 hommes et de 29 femmes, âgés en moyenne de 29,9±2,6ans. Il s'agissait de 122 internes et 64 chefs de clinique, vivant en couple ou étant mariés dans 76,8 % des cas et ayant des enfants dans 31,1 % des cas. Le nombre moyen d'heures hebdomadaires travaillées était de 67,2±12,8heures et 33,8 % d'entre eux ne pratiquaient pas de loisirs (Tableau 1).


Syndrome d'épuisement professionnel


Le score moyen d'épuisement émotionnel était de 15,57±8,55. Cent dix-huit sujets (63,4 %) étaient en burn-out bas (score inférieur à 18), 57 (30,6 %) en burn-out modéré (score compris entre 18 et 30) et 11 (6,0 %) en burn-out sévère ayant un score supérieur à 30.


Le score moyen de dépersonnalisation était de 8,56±5,52. Les répondeurs étaient en burn-out bas, modéré et sévère dans respectivement 60 (32,3 %), 85 (45,7 %) et 41 (22,0 %) cas.


Le score moyen d'accomplissement personnel était de 37,19±6,21. Soixante-deux sujets (33,3 %) étaient en burn-out bas, 77 (41,4 %) en burn-out modéré et 47 (25,3 %) étaient en burn-out sévère (Tableau 2, Figure 2).


Figure 2
Figure 2. 

Résultats du Maslach Burn-out Inventory.




Facteurs influençant la survenue d'un épuisement professionnel


L'analyse de l'impact des paramètres étudiés sur la survenue d'un syndrome d'épuisement professionnel est présentée Tableau 3.


Le score d'épuisement émotionnel était statistiquement plus sévère chez les internes par rapport aux chefs de clinique ou assistants hospitalo-universitaires, chez les célibataires par rapport aux répondeurs vivant en couple et chez ceux ne pratiquant pas de loisir.


Le score de dépersonnalisation était statistiquement plus sévère chez les répondeurs les plus jeunes, ceux dont le temps de travail hebdomadaire était le plus élevé et chez les internes par rapport aux chefs de clinique ou assistants hospitalo-universitaires.


Le score d'accomplissement personnel était plus faible chez les répondeurs ne pratiquant pas de loisir.


Discussion


Cette étude transversale de la population des urologues en formation montre que 24 % avaient un syndrome d'épuisement professionnel sévère et que respectivement 30 % et 45 % avaient un score d'épuisement professionnel modéré dans les dimensions de l'épuisement émotionnel et de la dépersonnalisation. Les facteurs de protection de l'épuisement professionnel étaient la réduction du temps de travail hebdomadaire, l'existence d'une vie extraprofessionnelle symbolisée par une vie familiale et la pratique d'un loisir, le statut de chef de clinique ou d'assistant hospitalo-universitaire et l'avancée en âge.


Bien qu'un quart des urologues en formation présentaient un syndrome d'épuisement professionnel sévère, ce taux est plus faible que ceux rapportés dans d'autres populations du corps médical. En effet, Campbell a montré dans une étude prospective menée aux États-Unis que 78 % des internes en médecine présentaient pendant leur internat au moins un épisode de syndrome d'épuisement professionnel [6]. Parmi ces derniers, 41 % restaient en épuisement professionnel durant la suite de leur carrière. Ripp étudiant la prévalence de ce syndrome chez les internes en médecine au début de leur exercice a rapporté que sur 145 sujets répondeurs, 50 (34 %) en étaient atteints [7]. Récemment, en France, Blanchard a étudié sa prévalence et ses causes chez les internes en oncologie [8]. Parmi 204 internes, 44 % avaient un syndrome d'épuisement professionnel. Il était responsable dans 15 % de la population étudiée d'un désir de quitter la médecine et dans 11 % d'une envie de changer de spécialité médicale.


La fréquence élevée de ce syndrome chez les urologues en formation indique qu'un dépistage devrait être instauré ce d'autant plus que s'y associe le plus souvent des troubles organiques et psychiques sévères. Ainsi, Campbell rapportait qu'il était un signe précoce de dépression [6] et Blanchard indiquait qu'il était fréquemment associé à une sensation de mauvais état de santé et à un risque plus élevé de suicide [8]. Dyrbye évaluant la fréquence de ce syndrome chez les internes en médecine et le risque suicidaire associé a récemment rapporté qu'environ 50 % d'entre eux étaient en épuisement professionnel et que parmi ces derniers, 10 % avaient des idées suicidaires [9]. Au-delà des risques pour le soignant, plusieurs études ont également mis en évidence une relation étroite entre l'existence d'un syndrome d'épuisement professionnel et la survenue d'erreurs médicales [10, 11, 12] confirmant là encore l'intérêt à y apporter.


Nous montrons que plusieurs facteurs influençaient la survenue de cette pathologie. La pratique d'un loisir et l'existence d'une vie familiale permettait de prévenir le syndrome d'épuisement professionnel en agissant surtout sur l'épuisement émotionnel et l'accomplissement personnel. Ces résultats concordent avec ceux de Sargent qui a mis en évidence lors de l'évaluation de son incidence chez les chirurgiens et les internes d'orthopédie les effets bénéfiques de la pratique d'un loisir et de l'abstinence envers l'alcool [13].


Le jeune âge du praticien apparaissait dans notre étude comme un facteur de risque de dépersonnalisation. Dans le même sens, Campbell a rapporté dans une étude portant sur 582 chirurgiens américains que les jeunes praticiens étaient plus sévèrement touchés par l'épuisement professionnel [14]. Dans la même étude, il était noté que les chirurgiens oncologiques femmes en étaient plus fréquemment atteintes. Nous ne retrouvons pas ces résultats dans notre étude probablement à cause d'une proportion d'urologues femmes en formation limitée.


Un nombre élevé d'heures travaillées par semaine apparaissait comme un facteur de risque de syndrome d'épuisement professionnel en agissant sur la dépersonnalisation. Dans notre étude les urologues en formation travaillaient en moyenne 67±12,8heures par semaine. Bigot [15] rapportaient dans un travail sur la formation et l'avenir de 154 urologues en formation français un rythme de travail hebdomadaire similaire de 68,1±10,9heures. Dans le même sens, Hutter [16] évaluant l'impact de la réduction du temps de travail hebdomadaire chez les chirurgiens et les internes en chirurgie, a montré une baisse significative du syndrome d'épuisement, une amélioration de la qualité de vie à l'intérieur et en dehors de l'hôpital ainsi qu'un regain de motivation au travail. En revanche, aucun effet bénéfique sur la qualité des soins n'avait été objectivé par les patients. Inversement, Businger a rapporté des effets néfastes de la semaine de 50heures sur la qualité des soins et sur la formation des internes de chirurgie en Suisse [17]. Il apparaît donc que le temps de travail hebdomadaire idéal pour un bon équilibre entre formation et prévention du syndrome d'épuisement professionnel est situé entre 50 et 67heures.


Ce premier travail transversal national réalisé sur une large population d'urologue en formation devra être poursuivi par une étude longitudinale s'intéressant à l'impact de la modification dans le temps des facteurs influençant le syndrome d'épuisement dans le but de développer une attitude préventive voire thérapeutique.


Conclusion


L'apprentissage de l'urologie ne peut se concevoir qu'au prix d'un investissement personnel important. Pour 24 % des urologues en formation cette charge de travail aboutit à un syndrome d'épuisement professionnel sévère. Nous montrons que le développement d'une vie extraprofessionnelle symbolisée par une vie familiale, la pratique d'un loisir, l'avancée en âge et la séniorisation étaient des facteurs protecteurs du burn-out . Inversement, un temps de travail élevé le favorisait.


La fréquence élevée de ce syndrome chez les urologues en formation plaide pour l'instauration d'un dépistage.


Déclaration d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d'intérêts en relation avec cet article.



 Niveau de preuve : 3.





Tableau 1 - Caractéristiques de la population d'urologues en formation répondeurs.
  Nombre de sujets n =186 
Genre    
Hommes  157 
Femmes  29 
 
Statut marital    
Marié ou en couple  143 
Célibataire  43 
 
Parentalité    
Oui  58 
Non  128 
 
   
Statut professionel    
Interne  122 
CCA/AHU  64 
 
Nombres heures hebdomadaires travaillées (heures)  67,2±12,8 
 
Âge moyen (ans)  29,9±2,6 
 
Pratique d'un loisir    
Oui  121 
Non  65 



Légende :
CCA/ AHU : Chef de clinique assistant des hôpitaux / assistant hospitalo-universitaire.



Tableau 2 - Résultats du Maslach Burn-out Inventory.
  Épuisement professionnel n (%)  Dépersonnalisation n (%)  Accomplissement Personnel n (%) 
Burn-out bas  118 (63,4)  60 (32,3)  62 (33,3) 
Burn-out modéré  57 (30,6)  85 (45,7)  77 (41,4) 
Burn-out sévère  11 (6)  41 (22)  47 (25,3) 





Tableau 3 - Facteurs influençant le syndrome d'épuisement professionnel.
    Épuisement emotionnel 
Depersonnalisation 
Accomplissement personnel 
    Burn-out basn=118  Burn-out modérén =57  Burn-out sévère n =11  Burn-out bas n =60  Burn-out modérén =85  Burn-out sévère n =41  Burn-out bas n =62  Burn-out modérén =77  Burn-out sévère n =47 
Sexe  104  44  ns  52  69  36  ns  51  65  41  ns 
  14  13    16    11  12   
 
Âge moyen (ans)    29,8±2,7  29,7±2,1  31,1±3,8  ns  30,6±2,82  29,4±2,20  29,6±2,88  0,018  29,6±2,39  29,7±2,62  30,2±2,90  ns 
Statut marital  En couple ou Marié  98  39  0,019  48  63  32  ns  47  62  34  ns 
Célibataire  20  18    12  22    15  15  13   
 
Parentalité  Oui  37  19  ns  21  23  14  ns  17  22  19  ns 
  Non  81  38    39  62  27    45  55  28   
 
Statut hospitalier  Interne  69  44  0,025  32  59  31  0,041  41  52  29  ns 
CCA/AHU  49  13    28  26  10    21  25  18   
 
Nombre moyen d'heures travaillées/ semaine    67,0±12,09  69,14±13,01  65,8±14,5  ns  64,6±9,8  67,6±12,5  70,9±12,3  0,042  68,7±12,73  69,2±12,49  65,2±11,6  ns 
 
Pratique d'au moins un loisir  Oui  83  33  0,036  37  60  23  ns  48  45  27  0,033 
Non  35  24    23  25  18    14  32  20   




Références



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