Les lésions iatrogènes de l'uretère d'origine gynéco-obstétricale

25 novembre 2012

Auteurs : S. Ghozzi, J. Maarouf, R. Khiari, J. Ghorbel, O. Elmansouri, H. Khouni, M. Dridi, M. Chebil, N. Ben Rais
Référence : Prog Urol, 2012, 13, 22, 765




 

Objectifs.– Les lésions iatrogènes de l’uretère compliquent le plus souvent les interventions gynéco-obstétricales ce qui peut engager le pronostic fonctionnel rénal voire même le pronostic vital de la patiente.


But .– Nous proposons d’étudier les mécanismes des lésions urétérales iatrogènes, leurs caractéristiques anatomocliniques et les modalités thérapeutiques.


Méthodes.– Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive portant sur 58 patientes prises en charge dans pour des lésions urétérales compliquant une intervention gynécologique ou obstétricale.


Résultat.– L’intervention responsable des lésions urétérales a été le plus souvent une hystérectomie. Quatre lésions urétérales ont été découvertes en peropératoire. Le diagnostic a été fait au-delà d’un mois dans 45 % des cas. Les fuites urinaires et les lombalgies ont été les signes cliniques les plus fréquents. L’uroscanner est l’examen de référence qui permet de poser le diagnostic. Le traitement endoscopique a été tenté chez 11 malades avec un bon résultat dans quatre cas. Le traitement chirurgical a été nécessaire chez 47 patientes. La réimplantation urétéro-vésicale type Politano-Leadbetter et Lich Gregoir sont les interventions les plus réalisées avec un taux de succès respectif de 79 et 84 %.


Conclusion.– Les lésions de l’uretère provoquées par la chirurgie gynécologique et obstétricale sont généralement rares et leur découverte précoce au mieux en peropératoire, assurerait un bon pronostic fonctionnel. La diversité des techniques réparatrices et l’apport des techniques endo-urologiques permettent le plus souvent la préservation rénale en sachant que le meilleur traitement reste la prévention.




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