La nécessité d’un retraitement après lithotripsie extracorporelle (LEC) par ondes de choc. Les facteurs prédictifs. Conception des groupes à risque

05 novembre 2020

Auteurs : Y. Boukhlifi, O. Jendouzi, M. Tetou, A. Janane, A. Ameur, M. Alami, Y. Khdach
Référence : Prog Urol, 2020, 13, 30, 708-709
Objectifs

La LEC est une option thérapeutique peu invasive pour le traitement des calculs réno-urétéraux. Le taux de succès pour le rein est de 60 à 80 % et pour l’uretère de 80 %. L’échec thérapeutique est dû à plusieurs facteurs. Étudier les facteurs d’influence indépendants sur la nécessité d’un retraitement chez les patients traités par LEC et concevoir un modèle de risque pour le besoin de retraitement.

Méthodes

Une étude prospective observationnelle et analytique incluant 140 patients traités par LEC entre janvier 2018 et décembre 2019. Tous les patients ont été évalués après traitement par une TDM abdominopelvienne C-. Les variables suivantes sont analysées : l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle, les caractéristiques du calcul (la taille [mm], la localisation, la densité en unité Hounsfield). La présence de dérivation urinaire, les paramètres techniques, les résultats thérapeutiques et les complications. Les facteurs influençant le besoin de retraitement ont été étudiées à l’aide de modèles de régression logistique binaire (étude simple et multivariée). Un modèle de risque est conçu, évaluant toutes les combinaisons possibles avec régression logistique (l’analyse statistique était faite par le logiciel SPSS.20).

Résultats

Dans l’étude multivariée, les trois facteurs suivants sont influents : densité maximale>850 unités Hounsfield (UH) (OR : 2,34, IC95 % : 1,20–4,57 ; p =0,014), diamètre maximal>7,5 millimètres (mm) (OR : 2,16 ; IC95 % : 1,09–4,29 ; p =0,027), localisation calicielle inférieure (OR : 2,22, IC95 % : 1,18–4,19 ; p =0,013). Modèle de risque : en utilisant les facteurs d’influence indépendants, le meilleur modèle comprend trois groupes de risque avec des probabilités significativement différentes d’avoir besoin d’un retraitement :

– groupe 1 - risque faible (0 variable) : formé par 43,5 % des patients. OR : 1 ; p <0,0001 ;

– groupe 2 - risque intermédiaire (1–2 variables) : formé par 28 % des patients. OR : 3,25 ; IC95 % : 1,56–6,75 ; p =0,002 ;

– groupe 3 - risque élevé (3 variables) : formé par 28,5 % des patients. OR : 6,49 ; IC95 % : 3,10–13,60 ; p <0,0001.

Conclusion

Le modèle de risque conçu explique la probabilité de retraitement après LEC. Selon notre étude statistique, 3 facteurs d’influence indépendants ont été trouvés : densité maximale>850 unités Hounsfield (UH), diamètre maximal>7,5 millimètres (mm), localisation calicielle inférieure. Il permet donc une approche plus précise afin de choisir le traitement le plus approprié.




 




Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.






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