Instillations endovésicales adjuvantes des tumeurs urothéliales non infiltrantes de vessie

25 décembre 2013

Auteurs : T. Murez, T. Bessede
Référence : Prog Urol, 2013, 23, 13-19, suppl. HS7



 


Introduction


Second cancer urologique après celui de la prostate, les tumeurs de vessie sont initialement diagnostiquées dans 75 % des cas à un stade n’infiltrant pas le muscle [1]. Si la résection trans-urétrale de vessie est indispensable autant à visée diagnostique, pronostique que curative, les instillations endovésicales (d’amétycine ou de BCG) se sont imposées à tous les stades de la maladie non infiltrante, dans le contrôle des risques de récidive et de progression [1]. Nous proposons une mise au point des actualités des instillations, ciblée sur le recours à l’hyperthermie et les interrogations liées à l’épisode de rupture de stock de BCG.



L’hyperthermie vésicale associée à la mitomycine C


L’effet antitumoral de l’hyperthermie, combinée ou non à des agents cytotoxiques, est exploré de longue date [2]. La chaleur a été associée à un blocage de la respiration cellulaire et de la synthèse de l’ADN, l’ARN et les protéines stoppant ainsi les cellules en phase S [3]. Ces agressions peuvent être létales si les mécanismes de réparation ne sont pas ou plus efficaces. In vitro, la seule hyperthermie en monothérapie (43 °C contre 37 °C) n’entraînait pas de mort cellulaire significative au sein de diverses cultures de cellules tumorales humaines de vessie [4]. Des résultats concordants étaient observés au cours des essais cliniques [2].


L’hyperthermie combinée à une chimiothérapie endovésicale [2] [3] [4] telle que l’amétycine pourrait avoir un effet synergique (cytotoxicité progressant de 8,4 à 98,41 % lorsque la température s’élève de 37 à 44 °C) [5], avec une sensibilité propre de chaque lignée cellulaire étudiée [4]. La modification par la chaleur de l’absorption de la chimiothérapie au niveau du tissu vésical, ce d’autant qu’il est tumoral [6], n’est pas une explication suffisante de cet effet : il n’est pas observé avec la gemcitabine qui est pourtant de poids moléculaire comparable [4]. Dans les travaux de pharmacocinétique, le seuil plasmatique toxique de mitomycine n’était pas atteint pour des doses de 40 mg d’amétycine malgré la présence de tissu tumoral résiduel et le risque potentiel de résorption accentuée lié à l’hyperthermie. L’hyperthermie n’accélérait pas la dégradation endovésicale de la chimiothérapie [6].


L’hyperthermie reposait initialement sur l’instillation du principe actif chauffé ex situ [2], [7], qui n’aurait pas d’effet en profondeur et pourrait être associé à des effets secondaires parfois graves [2]. Les études cliniques se sont développées à partir de la mise au point d’une nouvelle technique plus efficace [2], [5]. Une sonde 3 voies 20 charrières spécifique délivrait une énergie micro-ondes sous seule anesthésie locale urétrale [5], [8]. In vivo, chez la brebis, cette technique n’entraînait pas de lésion macroscopique significative de la vessie ou des organes de voisinage, mais il était noté une composante d’œdème, voire d’hémorragie séreuse limitée ou d’ulcération muqueuse vésicale [9].


La combinaison de cette technologie associée à l’amétycine et appliquée à 44 patients conduisait à 90,8 % de réponse tumorale (70,4 % de réponses complètes contre habituellement 10-15 % avec l’hyperthermie seule) lorsque utilisée comme alternative à la résection trans-urétrale [8]. Dans le même contexte, l’association mitomycine C–hyperthermie conduisait à un taux de réponse complète significativement supérieur à celui de la chimiothérapie seule (66 vs 34 %, p < 0,01), sans différence significative concernant la survie sans récurrence (p = 0,3) [7].


La technologie est industrialisée par le dispositif Synergo SB-TS : 101-1 (Medical Enterprises, Amsterdam, Pays-Bas) composé (Fig. 1) d’une sonde, combinant un générateur micro-ondes 915 MHz et de multiples capteurs de température, associé à un dispositif informatisé de régulation [2], [9], [10]. La solution d’instillation est en circulation permanente au sein d’un dispositif de refroidissement de sorte que seules les micro-ondes sont à l’origine de l’élévation de température pariétale et que la température urétrale est maîtrisée [2].


Le protocole employé dans les essais cliniques était une instillation de 50 ml pour 20 mg d’amétycine renouvelée toutes les demi-heures ; avec un objectif de température intravésicale fixé entre 42 et 45 °C pour une durée totale de 1 h, renouvelé de façon hebdomadaire [3], [6], il a été retenu sans évaluation prospective chez l’homme [10].


Les premiers travaux se sont intéressés à la faisabilité de la procédure, dans une optique adjuvante (40 mg de mitomycine C) ou ablative (80 mg de mitomycine C) sans comparaison à un bras instillation seule [11], [12].


L’équipe de R. Colombo a publié son expérience multicentrique randomisée de traitement adjuvant à la résection par chimio-hyperthermie des tumeurs urothéliales de vessie non infiltrantes de risques intermédiaire et haut (n = 83) [3]. Alors que les 2 groupes ne présentaient pas de différence significative concernant les facteurs habituels de récurrence (stade, grade, CIS, multifocalité, taille, récurrence), il n’était observé que 47 % de récurrence à 10 ans (suivi médian 90 mois) dans le groupe de traitement combiné contre 85 % dans le groupe chimiothérapie seule (p < 0,001, Fig. 2) [13]. L’effectif ne permettait pas l’analyse de la progression [3]. L’étude des sous-groupes relevait que les facteurs usuels de récurrence et progression n’avaient pas d’influence sur la survie sans maladie dans le bras chimiothérapie, alors que la multifocalité était péjorative dans le bras chimiothérapie seule (Fig. 3). L’analyse en intention de traiter restait en faveur de la chimio-hyperthermie, y compris pour des hypothèses défavorables [13].


La tolérance était comparable entre les bras de traitement, hormis les douleurs pelviennes et une lésion thermique postérieure, plus fréquentes dans le bras combiné, bien que n’ayant conduit aucun patient à la sortie de l’étude [3]. Dans une autre étude, la tolérance était moindre, avec 5 patients (9 %) interrompant le protocole du fait d’effets secondaires non spécifiques de l’hyperthermie et 1 patient ayant recouru à une cystoprostatectomie pour troubles urinaires du bas appareil ne cédant pas à la fin du traitement [14].


Une méta-analyse a estimé le risque de récurrence de 59 % inférieur en cas de traitement combiné par rapport à la chimiothérapie seule malgré les critiques méthodologiques de la littérature existante [10]. Les résultats des études de phase III en cours (situation adjuvante ou de rattrapage de la chimio-hyperthermie par mitomycine contre instillation seule de BCG) seront nécessaires pour définir la pertinence de cette thérapeutique [10]. Ainsi, en l’absence d’étude randomisée, l’EAU, dans ses recommandations 2013, considère toujours la technique comme expérimentale [15]. Les résultats préliminaires suggèrent un effet adjuvant chez les patients récurrents à haut risque ou lorsque le BCG est contre-indiqué, et comme traitement ablatif chez des patients non éligibles ou refusant une cystectomie totale.


Si la procédure se confirmait efficace et bien tolérée, il est important de noter le surcoût induit : achat initial du dispositif, consommables, formation du personnel, temps de traitement [2]. Une étude médico-économique serait requise pour définir la place de cette stratégie [2], [10] et le coût du délai avant récurrence. (Encadré 1)


Tableau 1




BCG : l’approche génétique


La pénurie d’Immucyst (BCG Connaught, Sanofi-Pasteur) survenue en 2012 et sa substitution par l’OncoTice (BCG Tice, Schering-Plough, Canada) ont soulevé la question de l’équivalence thérapeutique des différents produits commercialisés. Cette réflexion avait conduit l’équipe de R. Brosch à analyser le génome de différentes souches de BCG pour étudier son impact sur l’efficacité vaccinale [16]. Dans ce contexte, la variabilité de réponse au vaccin BCG serait expliquée par l’existence de multiples souches filles liée aux conditions d’isolement du bacille. Calmette et Guérin avaient repiqué séquentiellement leurs souches de Mycobacterium bovis sur des tranches de pomme de terre imbibées de glycérol pendant 13 ans avant d’observer une perte de virulence liée au développement du métabolisme du glycérol [16]. Les laboratoires emploient alors des méthodes de culture différentes conduisant à des pressions de sélection alternatives jusque dans les années 1960 où les méthodes de lyophilisation modifient le schéma de production. Les études indiquent que la souche diffusée pour production de masse a dévié, conduisant à une variabilité des 4 374 522 paires bases du génome du bacille initial [16], [17]. La généalogie des souches de BCG révèle que les souches utilisées dans le cadre des instillations n’ont pas le même patrimoine génétique influençant leur patrimoine protéique et donc leur virulence [16] : on distingue les souches « anciennes » (japonaise), « intermédiaires » (danoise du Médac®) et « récentes » (Tice de l’OncoTice®, Connaught de l’Immucyst®) [17]. Ces souches sont par contre stables dans le temps du fait des méthodes de production instaurées dans les années 1960.


La preuve d’une différence d’efficacité oncologique des souches commercialisées pour instillations endovésicales a été apportée in vitro, avec une inhibition de la prolifération cellulaire statistiquement supérieure par la souche Connaught, comparée à la souche Tice sur la lignée J82 et à la souche danoise sur la lignée RT4 [17]. Au terme de l’étude comparant huit souches anciennes et récentes, les souches russe et Connaught étaient les plus efficaces dans l’inhibition de la croissance des lignées de tumeurs urothéliales in vitro et la stimulation de leur production d’interleukine 8 (connue pour orienter la réponse immunitaire en Th1 à l’effet cytotoxique) [17].


L’équipe de C. Rentsch (Basel, Suisse) présentait en 2012 au congrès de l’AACR les résultats d’une étude de phase III en faveur d’un taux de récurrence statistiquement inférieur avec la souche Connaught par rapport à la souche Tice avec une survie sans récurrence à 5 ans respectivement de 75 et 46 % (p < 0,002), mais sans différence sur le risque de progression [18]. Ces données n’ont pas encore fait l’objet d’une publication.


Inversement, l’évaluation des différentes souches pourrait permettre d’identifier celle assurant une efficacité optimale pour des effets secondaires réduits [19].


Si les variantes génétiques induites par les pressions de sélection exercées sur les souches ont su provoquer des réponses variables au traitement par instillation endovésicale de BCG, les techniques modernes de génie génétique devraient permettre d’améliorer l’efficacité des traitements. L’étude des différentes souches de mycobactéries en microscopie électronique suggérait que la virulence était corrélée à la capacité de transloquer depuis le phagolysosome vers le cytoplasme, via la protéine ESX-1 qui est la propriété de Mycobacterium tuberculosis mais pas du BCG Mycobacterium bovis [20]. Cette modification génétique a été évaluée dans une étude de phase I dans le cadre de la vaccination : la tolérance était bonne et l’immunogénicité T et B induite semblait augmentée [21]. De telles hypothèses restent à explorer dans le cadre des instillations endovésicales. (Encadré 2)


Tableau 2




Limites et bénéfices du traitement d’entretien par BCG


Les différentes sociétés savantes préconisent le recours aux instillations de BCG en traitement adjuvant des tumeurs de vessie non infiltrantes de haut risque, selon le protocole de Lamm comprenant un cycle d’induction puis des cycles répétés d’entretien [1], [15], [22]. Selon une étude des pratiques, il apparaît que le traitement réalisé ne respecte les guidelines que dans moins de 50 % des cas [23] [24] [25].


Si la mauvaise tolérance du traitement était la première raison invoquée par les urologues français interrogés [25], la toxicité serait la cause de l’arrêt du traitement dans 9 à 39 % des cas [26] [27] [28], avec 50 % des patients mentionnant des effets indésirables et 5 % d’effets indésirables graves [29]. Dans une étude d’évaluation de la toxicité portant chez 487 patients recevant 8 000 instillations, les effets secondaires à l’origine de l’arrêt étaient précoces, avec 30,3 % pendant le cycle d’induction et 67,7 % dans les 6 premiers mois [28]. L’évolution de la maladie n’était à l’origine que de 16,4 % des arrêts de traitement [28]. Ailleurs, seuls 19 % des patients avaient suivi le protocole d’entretien complet, et l’ensemble des patients ayant suivi le protocole d’entretien avaient eu des effets indésirables, respectivement 46,7, 38 et 7 % de grade I, II et III [26].


Pour autant, dans le cadre de la réduction du risque de récurrence des tumeurs de vessie non infiltrantes de risques intermédiaire et haut, les données de la littérature n’ont confirmé la supériorité du BCG sur la mitomycine C ou la surveillance que lorsque l’entretien était pratiqué [30], [31]. Les différences observées concernant les risque de progression ou de décès spécifique n’étaient pas significatives [30]. Une analyse récente de la littérature soulignait les limites des études disponibles : méthodologie insuffisante, puissance trop faible des essais, hétérogénéité des protocoles d’instillation, hétérogénéité des critères de jugement, manque de données initiales ou de suivi, absence d’analyse en intention de traiter [29].


Malgré ces interrogations, le respect des recommandations nécessite l’amélioration de la tolérance et son corollaire, le choix du bon schéma d’administration. Or, le protocole optimal de maintenance n’est à ce jour pas déterminé [29]. L’EORTC a récemment publié les résultats définitifs d’une étude comparant l’efficacité en intention de traiter de différents protocoles d’entretien de BCG dans les tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle Ta et T1 de risque intermédiaire ou haut [27]. Le recours à une réduction de dose (1/3) lors de l’entretien ou l’application d’un protocole de 1 an plutôt que de 3 ans n’avaient pas d’impact significatif sur le délai avant progression (p = 0,85) ou la survie globale (p = 0,56) au terme d’un suivi médian de 7,1 ans [27]. Concernant le risque de récurrence, l’hypothèse de non-infériorité du 1/3 de dose par rapport à la dose complète ne pouvait être rejetée. Les protocoles recommandés étaient (Fig. 4) : entretien par dose complète pendant 1 an pour les tumeurs de risque intermédiaire (HR 0,88 [0,64–1,21] contre 3 ans dans cette situation) et entretien par dose complète pendant 3 ans pour les tumeurs de haut risque (p = 0,009, HR 1,61 [1,13-2,30] contre 1 an dans cette situation) [27]. Les auteurs signalaient l’intérêt médico-économique discutable de l’entretien de 3 ans dans cette dernière population, en lien avec le coût des procédures et de la gestion des effets secondaires [27]. Ces données sont en contradiction avec les résultats de l’étude espagnole qui étaient en faveur d’une efficacité équivalente (p = 0,082) en dehors des tumeurs multifocales (p = 0,0151) dans la réduction du risque de récurrence des tumeurs de haut risque, sous réserve d’un protocole d’administration plus court (5 mois) [32]. Étant donné les résultats variables de la littérature, l’équipe de l’EORTC soulignait l’impact vraisemblable mais non évalué de la qualité de la résection [27], en fonction des opérateurs mais aussi en fonction de la technologie : qualité des optiques, colonnes numériques, lumière fluorescente ou mode NBI.


Les résultats de la réduction de dose étaient décevants concernant l’amélioration de la tolérance : toxicité équivalente dans l’étude EORTC [27], toxicité supérieure des effets indésirables non graves dans l’étude espagnole [32]. Les seuls éléments permettant d’achever le cycle d’entretien de BCG sont alors le respect des recommandations de bonne pratique [33] et le recours à l’antibioprophylaxie par ofloxacine (200 mg à 6 et 18h de l’élimination de l’instillation) qui permet une réduction de 18,7 points des événements indésirables de classe II et III sans effet sur ceux de classe I [34]. (Encadré 3)


Tableau 3




Conclusion


La prise en charge des tumeurs non infiltrantes de la vessie ne bénéficie que de peu d’innovations médicamenteuses par rapport aux autres tumeurs urologiques. Bien qu’elles constituent une pathologie fréquente, leurs algorithmes de prise en charge peuvent sembler insuffisants ou n’avoir que d’insuffisants niveaux de preuve. La place des différentes modalités d’instillations reste à préciser bien que de nouvelles technologies permettraient d’améliorer les taux de survie et de préservation vésicale. Des protocoles prospectifs randomisés multicentriques restent à mettre en place pour une meilleure sécurité d’application pour les patients.



Conflits d’intérêts


T. Murez : Invitations en qualité d’intervenant (Sanofi), invitations en qualité d’auditeur (Sanofi).


T. Bessede déclare n’avoir aucun conflit d’intérêts pour cet article.


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